Etudes Théâtrales N° 19 : Bernard-Marie Koltès au carrefour des écritures contemporaines
Bogumil Sieghild
ET THEATRALES
16,00 €
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EAN :9782930416106
Il faut des formes nouvelles, s'écriait le Treplev de La mouette, fermant le siècle précédent. Qui dirait le contraire, mais lesquelles ? Suffit-il de prolonger les lignes de force que nous croyons distinguer dans les pièces de ces dernières années, pour nous faire une idée de l'écriture à venir ? Or, l'écriture théâtrale d'aujourd'hui impressionne d'abord par sa diversité. Se côtoient les textes les plus cohérents et les plus fragmentés, les plus accessibles et les plus obscurs, les plus univoques et les plus polysémiques, ou encore les plus poétiques et les plus improvisés. Chaque auteur parle à sa manière, de son point de vue, à partir de son propre lieu, de ce qui le touche en propre. Tout est dit, tout fait problème, cela va même jusqu'au rire sarcastique jeté à la face de la mort causée par le sida. Il n'y a pas de dogmatisme, ni de regroupement ou de mouvement qui réunisse les auteurs, leurs voix, leurs écritures. Les essais rassemblés ici, qui portent sur une quinzaine d'auteurs, permettent néanmoins de déceler dans ces voix singulières quelques notes communes. Nombre d'entre elles résonnent dans le théâtre de Koltès. Avec lui et autour de lui (sept contributions sont consacrées à des aspects particuliers de son oeuvre), l'écriture théâtrale française nous interpelle, sans illusion mais sans dérobade. Difficile de résister à la tentation d'un inventaire de fin de siècle.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
172
Date de parution
19/06/2015
Poids
290g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782930416106
Titre
Etudes Théâtrales N° 19 : Bernard-Marie Koltès au carrefour des écritures contemporaines
Auteur
Bogumil Sieghild
Editeur
ET THEATRALES
Largeur
150
Poids
290
Date de parution
20150619
Nombre de pages
172,00 €
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Expériences et mémoire : rencontre entre ce qui advient et dont nous sommes les acteurs ou les témoins plus ou moins directs, et ce qu'il subsistera en nous comme " souvenir " desdites expériences ou ce que la " postérité " en dira. Le " travail de mémoire " tend à rendre contemporain ce qui est passé, parfois depuis longtemps, d'où le doute sur son objectivité. La vague déferlante du " présentisme ", le trop-plein de mémoire, affectent souvent la réalité des faits, l'histoire factuelle des peuples. La France, sa Révolution et son aventure coloniale ; les séquelles des peuples qu'elle soumit au nord et au sud du Sahara, au Moyen-Orient, aux Amériques ; ses voisins des Pays de l'Est brusquement délivrés du parrain soviétique et qui ont pu rejoindre ou vont rejoindre la " Maison Europe " : autant d'événements mémorables illustrant la diversité du monde et son osmose, rapportés et commentés par la trentaine de communications enrichissant cet ouvrage. Le français a servi de langue commune pour le partage de toutes ces " expériences " lors du colloque réuni sous les auspices de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), qui s'est tenu en septembre 2006 à Bucarest (Roumanie) à la veille du Xlème Sommet de la Francophonie.
Cet ouvrage paraît à l'occasion du centenaire de Lubumbashi, capitale administrative du Katanga la " Province du cuivre " jadis poumon économique du Congo ex Zaïre redevenu RD Congo. En partie bilingue français/swahili, il propose aux habitants et visiteurs de 'L'shi' une double évocation - orale et visuelle - du passé glorieux mais tourmenté d'un site industriel aujourd'hui en déréliction. L'histoire orale d'Elisabethville/E'vi/le - son nom colonial - a été transcrite en 1965 par un certain André Yav, tandis que l'objectif de l'artiste-photographe Sammy Baloji capte en 2006 l'état actuel du site lui-même sur lequel il superpose, par photomontage, le passé fait de sueur et de sang des populations et des ouvriers. Une douzaine d'articles, écrits par des universitaires congolais et étrangers, éclairent et comparent ces deux visions télescopiques. La peinture " populaire " de Lubumbashi est également mise à contribution avec une quinzaine de tableaux retraçant l'épopée de cette métropole.
A travers des récits de soldats, recueillis en 1997, cet ouvrage retrace en deux parties le périple des vainqueurs de l'AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Liberté du Congo) et celui des vaincus des FAR-Interahamwe (Forces Armées Rwandaises).
A l'époque du naturalisme et du symbolisme, la forme dramatique connaît une crise sans précédent. C'est cette crise des structures de l'écriture dramatique que la présente publication entend explorer. Et cela de façon aussi bien interne -à travers l'étude des dramaturgies de l'époque, de Zola à Ibsen et de Strindberg à Maeterlinck qu'externe, par une prise en compte de la question du décor et de la mise en scène ainsi que de celle du cinéma. Les principaux enjeux esthétiques d'aujourd'hui, montée du monologue, déconstruction du dialogue, de la fable et du personnage, ont leurs racines dans ces riches années 1880-1910.
Le théâtre d'intervention témoigne d'une volonté de sortir du champ clos du théâtre : sortir des théâtres institués pour partir à la recherche de nouveaux espaces collectifs ; sortir du répertoire dramatique pour produire une autre culture ; sortir du clivage acteurs-spectateurs pour créer une parole collective. Il nous paraît opportun de faire le point sur les expériences et les projets qui se réfèrent aujourd'hui au théâtre d'intervention. Il s'agit d'interroger quelques-uns de ceux qui le pratiquent, en Belgique, en France, ailleurs en Europe, et sur d'autres continents. Leurs témoignages et réflexions se font écho de manière particulièrement stimulante, y compris à travers leurs contradictions, assumées de manière productive.
Dans ce titre -Jouer le monde -se nouent les thèmes qui marquent le travail de Robert Abirached, explorateur de l'imaginaire, historien et professeur, auteur dramatique, chroniqueur de l'actualité, grand commis de l'Etat. Un oeil sur l'héritage de Vilar et de Blin, l'autre sur le théâtre à venir, sans concession aux effets de mode, RobertAbirached occupe sur l'échiquier théâtral et culturel une place primordiale et féconde. Les textes ici rassemblés, offerts par quelques-uns de ses amis -écrivains, hommes de théâtre, universitaires -, croisent très librement les champs dans lesquels il a oeuvré. Etudes sur l'acteur et le personnage, essais sur les poétiques du contemporain (Koltès, Beckett, Schéhadé, Matéi Visniec…), réflexions sur la politique théâtrale et la pédagogie, mais aussi hommages d'un poème, d'une nouvelle, d'une pièce brève inédits.
Grâce à son répertoire, le théâtre dispose d'une mémoire, mais elle n'est pas statique et, comme les vagues de l'océan, pour des motivations secrètes, certaines formes anciennes remontent tandis que d'autres déclinent. La tragédie, plus particulièrement dans les trente dernières années, concentre l'attention de la scène qui se confronte à ses récits fondateurs aussi bien qu'aux difficultés de traduction et de représentation qu'elle implique. Pourquoi ce retour à la tragédie ? Quelles attentes comble-t-elle ? Le questionnement ne peut que déboucher sur une exploration des motifs qui impliquent le théâtre tout en le débordant. Pour la mise en scène de la tragédie, il n'y a pas de questions plus urgentes que celles de la distance ou du rapprochement, du regard porté sur l'étrangeté fondatrice ou de l'effort qui vise à procurer un effet de proximité. La trame ancienne et la chaîne moderne ont souvent partie liée au point de fournir une somme temporelle où l'archaïque et l'actuel cohabitent dans un accouplement violent et délibéré des contraires. Le théâtre tout en le débordant. Pour la mise en scène de la tragédie, il n'y a pas de questions plus urgentes que celles de la distance ou du rapprochement, du regard porté sur l'étrangeté fondatrice ou de l'effort qui vise à procurer un effet de proximité. La trame ancienne et la chaîne moderne ont souvent partie liée au point de fournir une somme temporelle où l'archaïque et l'actuel cohabitent dans un accouplement violent et délibéré des contraires.