
Le cirque
Bofa Gus
9EME MONDE
8,20 €
Épuisé
EAN :
9782844560926
| Nombre de pages | 64 |
|---|---|
| Date de parution | 18/06/2010 |
| Poids | 64g |
| Largeur | 120mm |
Plus d'informations
| EAN | 9782844560926 |
|---|---|
| Titre | Le cirque |
| Auteur | Bofa Gus |
| Editeur | 9EME MONDE |
| Largeur | 120 |
| Poids | 64 |
| Date de parution | 20100618 |
| Nombre de pages | 64,00 € |
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Chez les toubibs
Bofa GusPrésentation de l'éditeur Grièvement touché aux jambes le 7 décembre 1940, lors d'une patrouille dans le secteur du Bois-le-Prêtre, le soldat Gus Bofa refuse de se laisser amputer. Trimballé d'une ville à l'autre, d'un traitement à l'autre, il endure la promiscuité et la rigueur de l'hôpital jusqu'à sa démobilisation en novembre 1915. Deux ans plus tard, alors qu'il commence à peine à remarcher, soutenu par des béquilles, il s'offre le luxe de dénoncer, en plein conflit et malgré la censure, le sort que le service de santé réserve aux blessés confiés à ses soins. A la fois témoignage et pamphlet, Chez les Toubibs paraît en décembre 1917. Qualifié par Roland Dorgelès de "béquille lancée dans les jambes des majors", cet album raconte le quotidien des hôpitaux militaires, univers absurde où l'on rafistole le bétail humain pour le renvoyer à l'abattoir. Dépassé par l'ampleur de la catastrophe, le personnel de santé vaque benoîtement à sa besogne. Cynisme ou indifférence, les toubibs refusent d'avouer leur faillite. Loin du cliché des infirmières sémillantes et des chirurgiens dévoués, Bofa décrit un système qui transforme les blessés en cobayes livrés à l'arbitraire des majors.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER32,50 € -

Malaises
Bofa GusPrésentation de l'éditeur Quand donc finira l'incompréhensible purgatoire dont est victime depuis bientôt 50 ans l'un des plus prodigieux dessinateurs du 20ème siècle? Quand donc cet inventeur de génie cessera-t'il d'être le trésor jalousement gardé de quelques initiés? On reste abasourdi devant un tel mystère! Comment ce rénovateur des formes peut-il rester à ce point méconnu de nos jours alors même que la liste de ses descendants ressemble au plus extraordinaire panthéon de l'illustration et de la bande dessinée? Saint-Ogan, Jean Bruller (alias Vercors), Hergé, Tardi, Moebius, de Crécy, Avril, Dupuy & Berberian, tous ont puisé avec bonheur dans les voies ouvertes dès le début du siècle dernier par cet homme farouchement libre. Artiste aux multiples facettes, Gus Bofa publia de son vivant un nombre incalculable d'affiches, de dessins satiriques et d'illustrations, variant les registres et les techniques sans jamais cesser d'être le meilleur. Il écrivit un roman, il illustra ceux des autres, il collabora à toutes les revues d'importance... Mais il réalisa surtout des livres hors-norme dans lesquels la virtuosité de son trait se refusait à la décoration et à la rigolade pour mieux éblouir l'oeil et faire se crisper les maxilaires. Il prouva avant tout le monde que le minimalisme, avant de devenir une affaire de style, était aussi une façon précise et extraordinairement construite de dire magnifiquement et simplement les choses les plus complexes du coeur humain. Il est décisif de redécouvrir au plus vite ce chaînon manquant du dessin moderne et de lire enfin ses livres, dont l'acidité et la puissance continuent d'avoir aujourd'hui comme hier des résonnances troublantes sur nos petites cervelles de primates évolués. Nous reprenons ici un ouvrage publié il y a quelques années par La Machine et qui, faute d'une diffusion correcte et malgrè une irréprochable qualité technique, ne connut pas de réelle existence en librairie. Cette édition comprend 5 dessins inédits de plus que l'original et est accompagnée d'une préface de Nicolas de Crécy. "Malaises" sera suivi rapidement par la réédition de "Slogans", un pamphlet intemporel sur la bêtise des chefs de meutes. Qui devrait lui-même être suivi, nous l'espérons, de bien d'autres redécouvertes...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER31,50 € -

La croisière incertaine
Bofa GusGUS BOFA range la bibliophilie, avec le sadomasochisme, au nombre "des déformations mentales, des voluptés parfaitement localisées et réglées, où l'orgasme se produit selon des rites précis." C'est pourtant la vogue, au lendemain de la Grande Guerre, du livre de luxe illustré qui lui ouvre un champ où exercer son talent, plus vaste et libre que celui des journaux. Pour lui, un livre ne demande pas plus à être illustré "qu'une statue à être coloriée et vêtue d'étoffe": il reproche aux illustrateurs de s'interposer entre l'auteur et le lecteur et d'imposer, au risque de trahir la pensée du premier, une réalité plastique que le second aurait le droit d'imaginer tout autre. S'il publie des livres aux titres familiers, Gulliver, L'assassinat considéré comme un des beaux-arts ou Don Quichotte, Bofa y dissimule une ?uvre parallèle et toute personnelle. Les textes de Swift, Quincey ou Cervantès, ses frères en inquiétude, lui sont prétexte à une rêverie d'où émergent, comme de la brume, de nouveaux personnages et des décors inconnus. "Joyau de bibliothèque, réservé à quelques amateurs, illettrés de préférence, pour n'avoir pas à souffrir d'être trop souvent lu ou feuilleté", le livre de luxe permet à Bofa de se "débarrasser" des dessins qui le hantent et d'organiser "dans la clairière autour de sa cabane, une grande exposition de ses tableaux, pour les animaux de la forêt." Voyant en toute création "un ectoplasme du subconscient", qui exige pour être perçu l'état de rêve, Bofa travaille la nuit, lorsque, le frein social et physique desserré, "les idées s'enchaînent librement, avec une logique absurde et parfaite, qu'on n'accepterait pas volontiers en plein jour." Il en vient à illustrer ses propres livres car ainsi "les gravures et le texte sont deux ectoplasmes sortis de la même rêverie et se complétant l'un l'autre." De cette rêverie fructueuse naissent Malaises, Zoo ou La Symphonie de la peur. Mais la crise économique, puis la Seconde Guerre mondiale ont raison de la mode du livre illustré et quand la Librairie des Champs-Élysées, fondée en 1926 par Albert Pigasse, publie La Croisière incertaine en 1950, le secret des collections privées en engloutit sans bruit les 360 exemplaires. À peine si un écho anonyme du Figaro signale cet ouvrage "d'une qualité, d'une poésie, d'une satire mordante très remarquables." La Croisière incertaine constitue un essai de fantastique synthétique, une tentative de court-circuiter le cerveau conscient pour recréer, à l'état de veille, la logique du rêve qui transforme, par exemple, une femme désirée en poste de T.S.F. ou en voiture à bras: "Ce n'est qu'au réveil que le cerveau, redevenu conscient, constate que vous avez forniqué avec une voiture à bras ou une boîte de radio, mais de façon parfaitement acceptable par votre cerveau de rêveur." Le texte, "dépouillé à l'absurde, se repose sur le dessin de toutes les précisions pittoresques, qui porteront cette absurdité jusqu'au point où doit se produire le choc en retour et une destruction de l'absurde." L'écriture lapidaire de Bofa réduit ses contes à une action imaginaire, ni datée ni située, et privée de tout élément plastique. Le dessin transpose l'élément littéraire "dans un autre plan, choisi arbitrairement, comme le décor, l'époque, les détails mêmes, sans souci de ce texte." Donnant l'évidence de la vie à l'absurde, l'image oblige le lecteur à tenir, ne serait-ce qu'un instant, l'absurde pour la norme. Toute vie et toute mort sont pour Gus Bofa dépourvues de sens. Pareil au patron de la boutique sur la dune attendant des clients qui ne viendront jamais, l'homme perd son temps à chercher la réponse à une question qui n'en a pas. 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La symphonie de la peur
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