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Archives de sciences sociales des religions N° 181, janvier-mars 2018 : Le religieux et le politique
Boëx Cécile
EHESS
23,00 €
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EAN :9782713227370
Ce numéro s'interroge sur l'onde de choc des révolutions dans le monde arabe à partir des relations complexes et multiples, situées entre le religieux et le politique. Si le bilan de ces mouvements est particulièrement sombre, avec d'un côté des zones de béance politique et de guerre civile et de l'autre le redéploiement des régimes autoritaires, il convient de revenir sur les bouleversements provoqués par ces révoltes en dehors d'une vision binaire : le "Printemps arabe" et l'"Hiver islamiste". Le dossier explorera plus particulièrement les hybridations des répertoires politiques et religieux lors de la phase de mobilisation, les recompositions identitaires et sociales, notamment en Tunisie, en Egypte et au Bahreïn ainsi que les mutations du salafisme.
Nombre de pages
331
Date de parution
31/05/2018
Poids
534g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713227370
Titre
Archives de sciences sociales des religions N° 181, janvier-mars 2018 : Le religieux et le politique
Auteur
Boëx Cécile
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
534
Date de parution
20180531
Nombre de pages
331,00 €
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Depuis 1963, les régimes baathistes ont tenté de façonner un cinéma à leur image. Ce projet a néanmoins été contesté par des cinéastes qui ont investi cet art en contournant les contraintes imposées par un système de production supervisé par l'Etat. Dans ce contexte de contrôle politique exacerbé, le point de vue relève alors du défi, se construisant aux marges d'un dispositif de censure toujours mouvant. Dès les années 1970, le cinéma financé par le secteur public devient ainsi l'un des rares espaces d'expression critique. Tout en apportant des éléments de réponse à ce paradoxe, cet ouvrage propose une incursion au coeur des films pour saisir ce qu'ils nous disent de l'ordre politique en Syrie, sur une période allant jusqu'à la fin des années 2000. Croisant un questionnement sur les modes d'énonciation de la critique propres au langage cinématographique en contexte autoritaire, la réflexion présentée ici invite à une nouvelle forme de dialogue entre le cinéma et les sciences sociales.
Depuis 2011, la révolte et le conflit en Syrie ont généré une masse considérable d'images produites par des manifestants, des activistes et des combattants. Disséminées sur Internet ou dans des cartes mémoires de téléphones portables, elles rendent compte de manières de documenter, de raconter et de vivre la protestation, l'engagement, la guerre et la violence extrême. Cet ouvrage explore ce vaste territoire d'images et de sons pour éclairer d'un nouveau jour ce conflit, ses acteurs, ses temporalités et les imaginaires qui s'y déploient. A partir d'enquêtes numériques mais aussi d'entretiens auprès de ceux qui ont filmé, il s'agit de saisir les multiples formes d'expression de la révolte et son basculement dans une guerre dont les enjeux dépassent les frontières syriennes. Au plus près de la fabrique, des usages et des grammaires de productions audiovisuelles issues de différents espaces du conflit, l'objectif est également de comprendre comment elles coexistent et s'affrontent.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Au Ve siècle av. J.-C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès. Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité. Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte. S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne. Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du "dégagisme".
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.