François Boespflug, né en 1945, a opté pour la vie religieuse en 1965, par passion pour l'Evangile, pour la vie communautaire des Dominicains, qui s'en réclame, et pour l'acte même de la prédication. Il a quitté l'Ordre des Prêcheurs cinquante ans plus tard, en 2015, et s'en explique dans Pourquoi j'ai quitté l'Ordre et comment il m'a quitté (Editions Jean-Claude Béhar, 2016). Sa voix s'est tue ? Pas tout à fait… Il se pourrait qu'on l'entende encore, et durablement, lorsqu'on lit ses "sermons". L'éditeur a aimé leur ton singulier. Tout sauf bigot, apologétique ou soporifique. Direct, engagé, autocritique, au contenu, toujours soigneusement préparé et médité, solidement construit. Il a donc demandé à l'ex-dominicain de fouiller ses archives, et, de concert, ils ont composé un bouquet d'une quinzaine d'homélies prononcées, au fil du temps, sur près de quarante ans. "Il faut se bagarrer avec le texte de l'Ecriture sainte pour réussir à extraire de soi un parler vrai, une réponse d'adulte à ce qu'annonce la Parole de Dieu, si possible documentée et pertinente, tout en restant personnelle et engagée, et audible, surtout", écrit-il dans son introduction. Le recueil qu'on va lire ici, est donc une autre façon de conclure une vie dédiée à la prêtrise par un florilège de textes courts, souvent surprenants, toujours profonds et rafraichissants.
Nombre de pages
122
Date de parution
19/09/2016
Poids
134g
Largeur
106mm
Plus d'informations
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EAN
9782915543520
Titre
Des homélies... au fil du temps
Auteur
Boespflug François
Editeur
EDITIONS DU 81
Largeur
106
Poids
134
Date de parution
20160919
Nombre de pages
122,00 €
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Biographie de l'auteur François Boespflug est historien des religions. Il a mené depuis plus de trente ans une recherche iconographique sans précédent. Il est l'auteur notamment de Dieu et ses images, une histoire de l'Eternel dans l'art (Bayard).
Un travail de très longue haleine : trente ans et plus, en plusieurs étapes. L'acharnement d'un homme seul, artiste-orchestre, qui offre la garantie d'une continuité d'inspiration et d'exécution, sans exclure bien sûr une évolution interne.
Né en 1945, François Boespflug a opté subitement, au cours de sa scolarité l'Ecole Nationale des Mines de Saint-Etienne, pour la vie religieuse au sein de l'Ordre des dominicains, en 1965. Pourquoi ? Il l'a quittée cinquante ans plus tard, en 2015. Pourquoi ? Il s'en explique ici. Il ne vise pas d'abord à accuser ni à dénoncer, mais raconte ce qui lui est arrivé, et réfléchit à partir de son expérience. Car il se pourrait que ce parcours soit un condensé de problèmes des communautés chrétiennes d'aujourd'hui : individualisme chronique et homosexualité militante de certains clercs, en particulier parmi ceux qui ont quelque pouvoir, laisser-aller dans la préparation des homélies, manque d'estime des milieux catholiques pour la réflexion théologique, absence de débat sur des questions comme le célibat obligé des prêtres et le rôle des femmes dans l'Eglise, etc. Autant de problèmes qui mettent trop souvent les jeunes qui s'engagent dans les Ordres en situation de double vie, double langage, et finalement de mensonge. Mais l'auteur s'interroge aussi, sans tricher ni se donner le beau rôle, sur son itinéraire intérieur, son rapport à la prière, à Dieu, à l'amour, à la sexualité? Son livre n'est pas un brûlot, mais plutôt une bouteille à la mer, publié dans l'espoir d'alimenter ou de réveiller le débat sur des questions qui intéressent, au-delà du catholicisme en France, la vie de la société et la laïcité elle-même.
L'odyssée de l'espace n'est rien moins que celle de l'humanité, celle d'êtres qui, une fois dressés sur leurs deux jambes, n'ont eu de cesse de lever leurs yeux vers le ciel. Pour lire le vol des hirondelles, ou pour imaginer des mondes et des royaumes. Mais aussi pour tracer des plans et des cartes, pour construire des machines de plus en plus perfectionnées, pour explorer des mondes inconnus. A l'heure où nous célébrons le cinquantenaire du premier pas sur la lune, alors que de nouveaux pionniers, Elon Musk, feff Bezos, se lancent dans l'aventure, tels d'intrépides cow-boys du NewSpace, il était important de revenir sur cette épopée. Un nouvel enthousiasme émerge, une nouvelle frontière, mais aussi de nouvelles questions qu'il nous faut explorer...
Résumé : Et si la pratique d'un métier était aussi un parcours initiatique, un chemin vers la connaissance de soi et du monde ? La douleur que je nomme "troisième souffrance" est associée à nos mutations identitaires. Il faut l'accueillir avec joie car elle est la manifestation d'une transformation véritable. C'est la douleur ressentie lorsque le sang se remet à circuler dans une jambe ankylosée : c'est la douleur du retour à la vie. Bien sûr, notre client vient chercher de la sécurité. Pourtant, le travail va réactiver en lui des fêlures ou des fragilités. Il lui faudra apprendre à dire ses peurs et ses besoins, à reconnaître sa vulnérabilité, sa finitude et dégonfler la bulle narcissique pour s'accepter comme un être blessé et donc profondément humain. Remettre en cause son ego n'est jamais confortable. C'est pourtant la condition d'une authenticité susceptible de libérer une énergie insoupçonnée pour de nouveaux projets. Tout le métier du coach consiste à jalonner des étapes et à proposer des protections et permissions à même de faciliter ce cheminement vers plus de vie, de liberté et de responsabilité.
Et si la pratique d'un métier était aussi un parcours initiatique, un chemin vers la connaissance de soi et du monde ? La sagesse du chirurgien est faite de modération, de prudence, mais aussi parfois de rapidité. Elle ne s'acquiert qu'avec le temps et l'expérience. Elle est plus singulière et peut être moins naturelle quand il s'agit de la conduite managériale d'un groupe de chirurgiens et de para médicaux. La juste répartition des tâches, les précautions prises pour ne favoriser aucun, la reconnaissance des mérites des uns et les mesures correctrices à apporter à d'autres, font du statut de manager dans un service de chirurgie un métier à part entière. Il demande une écoute et des qualités particulières pour mettre là où il "fera" le mieux, celui qui y sera le plus heureux. On peut imaginer que la réflexion qui y préside soit très proche de celle de l'artiste pour la construction d'une oeuvre d'art, surtout si l'on se réfère à la phrase du peintre nabi Maurice Denis : "Se rappeler qu'un tableau, avant d'être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées".
Il y a 30 000 ans, en Moldavie, le chaman qui prédisait l'avenir en jetant des figurines d'argile dans le feu fut le premier céramiste de l'humanité. Tout au long de son aventure multimillénaire, la céramique sera ainsi marquée par les gestes du sacré, mais aussi par ceux du quotidien, de l'alchimie, de l'art, de la science, en conservant, à travers ses métamorphoses et voyages, la mémoire de ses expériences. Sous la plume du potier Jean Girel, nous découvrons que son histoire est aussi celle d'une célébration.