Paysages sublimes. Les hommes face à la nature sauvage
Bodei Remo ; Savereux Jérôme
BELLES LETTRES
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EAN :9782251452951
Il existe des lieux devant lesquels les hommes ont éprouvé depuis des millénaires peur et effroi : montagnes, océans, forêts, volcans, déserts. Inhospitaliers, hostiles, désolés, ils font songer à la mort, ils nous humilient de leur grandeur et nous menacent de leur puissance. Cependant, dès le début du XVIIIe siècle, ils commencent à être perçus comme "sublimes" , dotés d'une intense et bouleversante beauté. Cette inversion radicale du goût n'a pas seulement une importance esthétique : elle implique une nouvelle façon de forger l'individu grâce au défi lancé à la grandeur et à la domination de la nature. De cette confrontation naît un plaisir inattendu mêlé de terreur, qui, d'un côté renforce l'idée de la domination de l'homme, de l'autre, contribue à lui faire découvrir la volupté de se perdre dans le grand tout. Après avoir atteint leur zénith, les théories et le sentiment du sublime connaissent une éclipse au moment où le rapport de force paraît s'inverser : quand l'humanité occidentale croit avoir commencé à défaire la nature, à dévoiler ses secrets et à asservir ses énergies. Le sublime se déplace alors toujours plus de la nature à l'Histoire et de l'Histoire à la politique. Même si le développement des technologies a rendu désormais scélérate la lutte contre une nature offensée et blessée, les immenses espaces intersidéraux semblent ouvrir de nouvelles perspectives au sublime. Quel rapport entretenons-nous avec une nature dont des pans entiers sont aujourd'hui domestiqués ? Comment le sublime peut-il continuer à développer ce rôle qui consiste à nous sauver de la platitude intellectuelle et de la torpeur émotive nous tirant de la banalité du quotidien ? Quel est le destin de l'humanisme ? Cet essai répond à ces questions - fascinant par ses qualités de lucidité, de rigueur et de lisibilité - à travers une cartographie documentée des territoires du sublime et une interprétation aiguë de ses métamorphoses historiques et théoriques.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
150
Date de parution
15/04/2022
Poids
262g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782251452951
Titre
Paysages sublimes. Les hommes face à la nature sauvage
Auteur
Bodei Remo ; Savereux Jérôme
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
160
Poids
262
Date de parution
20220415
Nombre de pages
150,00 €
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Ce livre offre des instruments pour penser un siècle fertile en transformations imprévues, reconstruit les coordonnées de nos paysages mentaux et retrace les parcours au long desquels la philosophie rencontre les savoirs majeurs de notre temps. A saisir les idées en mouvement, on perçoit mieux les grandes articulations du discours philosophique, traité ici à partir des sources premières. Aux deux modèles les plus courants que sont l'exposition linéaire - qui présente des chapelets d'opinions reliées entre elles par le mince fil de la progression chronologique - et la description, en dehors de tout contexte, de systèmes miniaturisés et isolés (supposés posséder une existence autonome et atemporelle), nous avons donc préféré un mode narratif: la représentation de scènes théoriques compactes, divisées en tableaux conceptuels, où se croisent et s'entrecroisent les arguments d'acteurs résolus à éclaircir des problèmes qui sont aussi les nôtres."
Le délire n'est pas étranger à la raison. Il ressortit plutôt à un monde intermédiaire et paradoxal dans lequel se mêlent les dimensions publique et privée, la logique de l'esprit et celle des passions, la perception correcte et l'hallucination, la prohibition et la réalisation du désir, l'adaptation au monde et la fuite. Symptôme de maladie, le délire est aussi une tentative de reconstruction de l'intégrité psychique. C'est dans cette perspective que Remo Bodei décrit le fonctionnement des logiques à l'?uvre dans les délires, notamment dans la schizophrénie. Dès lors, Lacan et Freud, mais aussi le rationalisme cartésien sont réinterrogés à la lumière d'une question fondamentale de la philosophie contemporaine : quel est le poids des passions dans la rationalité ?
Résumé : Une chaussure, une lampe, un coupe-papier, un poêle, un pneu. Des choses simples - vendues, achetées, utilisées, puis jetées dans un tiroir, dans un garage, dans une décharge. Des objets nus, encore neufs ou bien utilisés, intacts ou usés, toujours destinés à l'insignifiance et à la destruction. Est-ce le destin des choses ? Ou existe-t-il un autre regard sur elles, capable d'une certaine façon de les racheter de leur rôle anonyme et inerte ?
Partant de la conception aristotélicienne de l'esclave et de son utilisation hispanique ultérieure pour cautionner la guerre juste menée contre les Indiens, Remo Bodei reprend, ensuite, à travers l'étude de l'oeuvre de Hegel, le parcours des formes de justification de la hiérarchie sociale. Un parcours qui, en se fondant sur le développement du rapport maître-esclave, dévoile la formation de l'individu à l'aube d'une modernité qui bouleverse les formes de pouvoir et de l'autorité. Désormais, le pouvoir n'est plus force brute personnifiée mais ruse : son ubiquité fait pendant à son impersonnalité et à son invisibilité.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.
Résumé : Dans cet ouvrage, Erich Fromm analyse la condition de l'homme moderne dans une société dont le principal souci est la production économique, au lieu d'être le développement de la créativité humaine. L'homme moderne, déclare le docteur Fromm, est étranger au monde qu'il a créé, à son semblable, aux choses qu'il utilise et qu'il consomme, à son gouvernement, enfin à lui-même. Sa personnalité est "conditionnée". Permettre aux tendances actuelles de se développer sans frein aurait pour résultat d'engendrer une société malsaine d'individus totalement aliénés. Que pouvons-nous faire ? Entre le dirigisme capitaliste et la dictature totalitaire, il existe une troisième voie - créer une société saine dans laquelle personne n'est un moyen pour les fins d'autrui, dans laquelle l'homme est le "centre", et où toutes les activités économiques et politiques sont subordonnées au but de sa croissance. Non seulement Fromm présente ici une nouvelle psychanalyse humaniste, mais il nous montre les diverses possibilités de changement social qui peuvent nous écarter du chemin du robotisme et nous conduire à la santé mentale en tant qu'individus responsables et créatifs dans une société saine.