Les historiens affirment déjà que le plus grand événement du XX? siècle n'est pas le communisme, mais le réveil de la Chine. En dix ans, la Chine a connu deux révolutions. La première, violente, a voulu extirper tout ce qui rappelait le passé. La seconde, récemment proclamée par Mao Tsé-Tung, est définie, par le titre même de ce livre : c'est la Chine de la douceur, qui vise à l'intégration de toutes les forces du pays et qui remplace la contrainte par la persuasion. Nul ne connaît aussi bien la Chine que Lucien Bodard, né en Extrême-Orient, et qui vient d'effectuer un immense voyage à travers cette Chine inconnue, pour nous dire qu'il en est revenu "émerveillé et terrifié". Nous circulons avec lui au milieu de ce peuple dont les hommes de plus de cinquante ans ont disparu, où les capitalistes sont "éduqués" dans des écoles spéciales, où le dernier Fils du Ciel porte un bleu de chauffe et confesse volontiers ses erreurs passées. Nous faisons connaissance avec Mao-Tsé-Tung, entouré d'experts soviétiques, mais qui a su leur imposer son autorité et préserver l'indépendance natioanle. "Mao-Tsé-Tung fait Pékin comme Louis XIV a fait Versailles, comme Pierre le Grand a fait Saint-Pétersbourg, de sa toute-puissante volonté." La Chine et son peuple en marche vers la puissance industrielle (le pétrole qui jaillit et Ies villes qui s'édifient dans le désert) et vers un esprit nouveau qui veut changer le monde : telle est la vision que l'on emporte de la lecture du livre de Lucien Bodard.
Nombre de pages
340
Date de parution
04/12/1957
Poids
490g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070207886
Titre
La Chine de la douceur
Auteur
Bodard Lucien
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
490
Date de parution
19571204
Nombre de pages
340,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans un style très vivant, accessible à tous, Lucien Bodard raconte comment la Chine est sortie du Moyen Âge pour devenir une puissance moderne. De Tseu Hi, l'impératrice qui fut à la fois la Messaline et la Catherine Il de la Chine, à l'intrusion des puissances européennes, à la fondation de Shanghaï, à Sun Yat Tsen, aux débuts de Tchang Kaï Chek, à ses alliances et ses luttes mortelles avec les communistes, à la guerre sino-japonaise, à la Longue Marche, aux Cent Fleurs et à la Révolution culturelle, c'est cent ans d'histoire qu'il n'est plus permis d'ignorer. L'ouvrage est illustré de nombreuses photographies dans le texte qui forment un second livre dans le livre.
Lucien Bodard raconte dans L'Enlisement comment un corps expéditionnaire magnifique a pu se faire écraser au bout de sept ans en Indochine par des guerilleros misérables et dépourvus de tout. Ce que l'on appelait en France la "sale guerre" avait été pour le Corps Expéditionnaire la "guerre heureuse". Le sang, la mort, le supplice, la volupté, la paresse, la "grande vie", le militarisme esthétique, tout cela est indiciblement mêlé. Mais c'était aussi l'Enlisement. L'on pacifiait vite, mais l'on n'arrivait pas à tuer la guerrilla. La mitraillette rapportait, l'Indépendance rapportait, la piastre rapportait, elle finançait la guerre de tout le monde. L'équilibre aurait pu durer longtemps. Mais en un mois, on allait tomber de l'Enlisement dans l'orgueil à l'Humiliation de la défaite. Après cela la guerre d'Indochine traînera, mais elle était déjà condamnée.
Fin 1950, de Lattre débarque en Indochine pour effacer l'humiliation. Il va transformer le moral du Corps expéditionnaire par des victoires, et aussi par son extraordinaire génie de la publicité et de la mise en scène. Pour un temps, il tirera ses troupes de leur misère, leur rendra la dignité et la confiance. Mais il se désabusera lui-même et sera trop lucide pour ne pas s'apercevoir rapidement qu'il n'aura créé qu'une grande illusion. Après la victoire de Vinh Yen et les chants de gloire qui retentissent dans le monde entier, de Lattre s'aperçoit qu'en Indochine, rien ne mène à rien. Il s'acharnera, usera toutes ses forces. On peut dire qu'il en mourra, après avoir vu mourir son fils, Bernard. L'aventure que raconte Lucien Bodard dans ce nouveau volume, c'est la dernière épopée romantique, la plus étonnante des temps modernes. Avec celui qu'on appelait "le roi Jean", avec sa cour et ses "maréchaux" pittoresques, les Français vivent quelques mois dont la splendeur cache les germes de la défaite et de la mort. Pour de Lattre et les siens, la tragédie indochinoise se confond bientôt avec une tragédie personnelle, qui va coûter la vie au fils, et puis au père.
Pour se reposer de sa vie de reporter international, Lucien Bodard est rentré en France. Cet observateur à l'oeil neuf découvre l'Hexagone comme un pays étranger avec l'oeil froid de l'ethnologue, le sourire d'un humoriste et la colère d'un polémiste. Il démasque les Français dans leurs nouveaux rites et leurs nouveaux plaisirs : le sexe à la scène et à la ville, Fernand Raynaud, le Casino de Paris de Zizi Jeanmaire, le Palais-Royal d'Edwige Feuillère, le Tour de France, Madame Soleil, les fondateurs des sectes, et même ce prodigieux spectacle que furent les obsèques du général de Gaulle.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.