Pourquoi l'Arche et pourquoi Noé? Tout s'inaugure dans l'échec de la première Création: Dieu se voit obligé d'anéantir son oeuvre (Déluge), et de la recommencer avec un Juste (accompagné de sa famille). Noé construira l'Arche salvatrice. Le drame de l'aventure nautique de Noé ne s'exprimera pas seulement dans l'espace aquatique, mais aussi et surtout dans le temps de l'attente. Cette étude constate, à travers les revisitations littéraires et artistiques, que l'Arche biblique continue de sillonner l'Histoire collective, ne serait-ce qu'à travers les nefs des Églises, arches renouvelées, lesquelles portent l'espérance humaine toujours recommencée jusqu'à la fin des temps. Un tel temps d'attente est aussi celui d'une expérience personnelle d'approfondissement face au silence divin -, du moins jusqu'à la théophanie finale de l'Arc-en-Ciel de l'Alliance nouvelle.
Date de parution
28/05/2011
Poids
400g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782745321961
Titre
L'ARCHE DE NOE ET LA SECONDE CREATION
Auteur
BOCHET MARC
Editeur
CHAMPION
Largeur
130
Poids
400
Date de parution
20110528
Disponibilité
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L'étude porte sur la réception littéraire et artistique de la parabole. Les ?uvres retenues (théâtre, roman, poésie) mettent en valeur " l'aller " de l'Enfant qui est un aller vers son être, et le retour qui est un retournement sur soi. Retournement qui peut être aussi celui du père et celui du fils aîné. L'impact de l'artefact sur l'imaginaire des écrivains et des artistes s'inaugure avec l'herméneutique et se poursuit jusqu'à nous, via le jeu médiéval Courtois d'Arras, Lope de Vega, Gascoigne, Voltaire, Schiller, Heine, Musset, Péguy, Kafka, Gide, Martin du Gard, Bove, Rilke, Senghor, Amado, pour ne citer que les plus marquants. Si l'errance de l'Enfant a pu être dissipation d'adolescent, elle aura été aussi une quête angoissée d'un ailleurs de liberté et d'épanouissement. Mais c'est dans les bras du Père, tel que l'évoque le chef-d'?uvre de Rembrandt, que l'Enfant mûri trouve la vraie Joie.
L'étude porte sur la réception littéraire et artistique de l'âne, depuis sa présence testamentaire (ânesse de Balaam, âne de la crèche, ânesse christique des Rameaux) jusqu'à nos jours, entre asinité négative et asinité positive : au cours de ce parcours, le bilan sera volontairement orienté vers la revalorisation de la figure de l'âne dans tous ses états: contre une légende noire tenace qui va de la fête des fous médiévale au bonnet d'âne, l'auteur, à travers écrivains et artistes, a le souci de réhabiliter la « grandeur » de cet animal mythique, dont la souffrance jobienne, la patience, l'humilité, l'intelligence, le courage, la douceur et la beauté sont dignes d'être les attributs d'une icône à vénérer.
L'auteur de cet essai s'est proposé de mettre en lumière, à travers les « réceptions » littéraires et artistiques depuis l'artefact jusqu'à nos jours, la figure de la reine Esther, trop souvent occultée par celle de sa «s'ur» biblique Judith, et de lui rendre ainsi toute sa valeur emblématique, célébrée dans la fête juive de Purim, entre douceur et violence et entre crainte et courage, au centre d'un débat toujours actuel sur l'acceptation ou le refus de l'Autre ?, ainsi que sur les responsabilités respectives de Dieu et de l'Homme dans le déroulement de l'Histoire.
L'auteur s'est proposé, dans cette étude, de montrer, à travers la littérature et l'art, l'étroite relation contrastée entre la violence du livre des Juges et la douceur du livre de Ruth, par l'intermédiaire de deux figures croisées, celle de la fille de Jephté le Galaadite et celle de Ruth la Moabite, toutes deux vues comme exemples du don de soi : la fille de Jephté est sacrifiée, mais en même temps elle se sacrifie ; Ruth la Moabite se sacrifie, mais en même temps elle est sacrifiée. Toutes deux, tout en étant des jalons du plan divin, choisissent librement leurs destins, au service des autres et de l'Autre.