Une anthropologie entre rigueur et engagement. Essai autour de l'oeuvre de Jean-Pierre Olivier de Sa
Blundo Giorgio ; Tidjani Alou Mahaman ; Bierschenk
KARTHALA
35,00 €
Epuisé
EAN :9782845869561
L'importance internationale de l'œuvre de Jean-Pierre Olivier de Sardan, tant dans les milieux de la recherche que dans ceux du développement, imposait que lui soit consacré un ouvrage. Dans ce livre, un ensemble de collègues et d'amis souligne ses apports décisifs dans les champs de l'anthropologie historique, de l'anthropologie du développement et de l'anthropologie politique, apports s'étendant au-delà des frontières de la recherche africaniste. Les textes ici réunis dialoguent avec la vaste production scientifique de Jean-Pierre Olivier de Sardan, allant de la description et de l'analyse des sociétés précoloniales à l'étude des cultes de possession, des dynamiques contemporaines de l'Etat et des espaces publics africains à la construction d'une anthropologie fondamentale des processus du développement. Ecrit " à partir " du travail de Jean-Pierre Olivier de Sardan, cet ouvrage se présente ainsi comme une réflexion originale sur les approches anthropologiques du changement social et du politique en Afrique contemporaine. Il partage également la posture originale de recherche de Jean-Pierre Olivier de Sardan, qui a contribué à définir une certaine " politique du terrain " articulant des données empiriques précises avec un ensemble théorique solidement arrimé aux diverses disciplines (sociologie, histoire, linguistique...) constituant l'espace épistémologique commun des sciences sociales. Jean-Pierre Olivier de Sardan s'est toujours préoccupé de former de jeunes chercheurs et s'est attaché à constituer de véritables équipes de recherche. Autour de son œuvre, ses " compagnons de route " soulignent combien ses réflexions ont irrigué leurs propres travaux et comment il a ainsi contribué à entraîner la discipline anthropologique vers un certain type de pratique scientifique combinant une forme particulière d'engagement, un rapport exigeant au terrain et une façon d'écrire accessible à tous. Mêlant avec bonheur hommage à une œuvre, synthèse scientifique et présentation de nouveaux chantiers de recherche, cet ouvrage s'adresse à tous ceux - chercheurs, décideurs et praticiens - qui travaillent, à l'instar de Jean-Pierre Olivier de Sardan, à une analyse rigoureuse et engagée du devenir des sociétés africaines.
Nombre de pages
596
Date de parution
01/12/2007
Poids
960g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845869561
Auteur
Blundo Giorgio ; Tidjani Alou Mahaman ; Bierschenk
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20071201
Nombre de pages
596,00 €
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Epuisé
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Résumé : L'enjeu : ce que l'on peut perdre. Les grands bouleversements de cette fin de siècle n'ont été ni prévus, ni, souvent, compris. L'absence de repères et la perte de références créent des appels d'air dangereux, un climat à risques. ENJEUX : une approche critique des phénomènes de notre temps. L'enjeu : ce que l'on gagne parfois. A l'incertitude et au désarroi les médias, et plus généralement les discours, opposent des réponses opaques ou faussement transparentes. ENJEUX : un regard et une grille d'analyse qui cherchent à démasquer et à démystifier. L'enjeu : ce qu'en jouant, on risque. Les problèmes les plus graves du moment ont perdu leur spécificité géographique. On les trouve au Nord comme au Sud. Mais les solutions, elles, ne sont pas universelles. ENJEUX : une mise au pluriel de la pensée, une mise en relief des enjeux de pouvoir qui, sous le coup des diverses ruses de l'histoire, ont parfois cessé de nous être familiers.
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A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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