Ce livre propose une analyse inédite des années 1968 vues du continent africain, en examinant les pratiques militantes, les circulations ainsi que les transferts politiques et culturels qui ont nourri les révoltes africaines post-coloniales des décennies 1960 et 1970. Revisitant la chronologie mondiale des années 1968, les études ici réunies travaillent les décalages chronologiques qu'illustre chaque situation nationale. Tant pour l'Afrique du Nord que pour l'Afrique sub-saharienne, ces décennies ont été celles de la construction de nouvelles nations en un laboratoire expérimental complexe, celles aussi de multiples mouvements sociaux et politiques, longtemps réduits par une imagerie d'Épinal à des successions de coups d'État militaires. Centré sur les mouvements étudiants, sans perdre de vue leurs connexions avec d'autres groupes sociaux, cet ouvrage offre plusieurs lectures d'un phénomène générationnel caractérisé par le désenchantement politique, plus ou moins aigu selon les régimes en place. Ce faisant, les contributions utilisent un levier qui n'exclut pas l'analyse de la complexité sociale sur le terrain. En plaçant au cur de leur analyse les étudiants, ces textes donnent accès à des révoltes souvent plurielles, et contribuent à inscrire l'histoire sociale de l'Afrique contemporaine dans la perspective globale des années 1968.
Date de parution
03/01/2017
Poids
642g
Largeur
160mm
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EAN
9782859449780
Titre
ETUDIANTS AFRICAINS EN MOUVEMENT
ISBN
2859449787
Auteur
BLUM/GUIDI/RILLON
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
642
Date de parution
20170103
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Progressisme social et progressisme technique vont-ils de pair ? Quels sont les rapports entre technique et politique ? Comment de nouveaux outils s'insèrent-ils dans la panoplie militante? Comment les militants inventent-ils de nouveaux usages d'outils existants ? L'outil peut-il devenir l'objet même de la pratique militante ? Après la radio et la télévision, Internet n'est-il pas aujourd'hui l'outil par excellence de production de la rupture et d'invention d'un nouveau langage ? Telles sont quelques unes des questions posées par cet ouvrage. A travers l'analyse des pratiques militantes de mouvements sociaux ou de réseaux militants, d'associations et partis, il s'agit de mieux comprendre la dialectique à l'oeuvre entre innovation technique et formes de l'engagement, entre appropriation des technologies et modalités de l'action collective, des radios de lutte à Internet. Les analyses ici proposées s'intéressent à l'adoption, à l'adaptation - voir au détournement - par le monde militant, de dispositifs techniques variés : radio, télévision, ordinateur, minitel, internet, mailing-lists.
Un peu de pureté de temps en temps dans ce monde de faux-jetons, ça ne fait pas de mal, non ? Moi, je n'ai qu'un trait à te proposer. Pur et simple. Du noir, du blanc et un scanner bio dans la cafetière, paf, je te déflore la feuille blanche c'est mon truc. Léonard de Vinci annonçait la couleur : "La simplicité est la sophistication suprême." De l'amour, de l'eau fraîche, un homme, un vrai, une plume et un bout de papier face à l'Eternité du Cosmos, on regarde le Grand Trou Noir dans les yeux et on te le torche en noir sur blanc sans rajouts, nature, vlan, qui dit mieux ?"
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.