Longtemps, Antoine Blondin (1922-1991) a arpenté le Tour de France, qu'il considérait comme "son manteau" : publiées dans L'Equipe chaque mois de juillet entre 1954 et 1982, ses chroniques, fameuses, en constituent les étapes, et autant de chapitres du roman de cape et d'épée d'une France désormais disparue. Prince des jeux de mots, peintre des détails humains doté d'un fulgurant sens descriptif et d'une curiosité sans bornes, Antoine Blondin nous invite, à ses côtés, à déguster près de trente ans d'épopées tour à tour lyriques, émouvantes et ironiques du Tour de France. Ces textes d'anthologie sont ici regroupés sous l'angle du Sud-Ouest, théâtre de course décisif, région pour laquelle Antoine Blondin, Limousin d'adoption, avait un attachement viscéral. Faites de cols pyrénéens, de duels d'étapes, de finishs mythiques, de sueurs anonymes, de contes des bords de route et d'humeurs vagabondes, ces chroniques cyclistes sont d'inestimables joyaux qui ont résisté à l'usure du temps.
Nombre de pages
320
Date de parution
27/06/2023
Poids
368g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782360623242
Titre
Chroniques du Tour de France. Etapes du Sud-Ouest
Auteur
Blondin Antoine ; Bauer Thomas
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
150
Poids
368
Date de parution
20230627
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Epuisé
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J'en voulus à ma femme de ce qu'elle accumulât tant d'innocence au moment où j'allais la tromper. Etait-ce même la tromper que de retrouver Albertina dans une autre dimension de l'existence ? Sophie demeurait liée à un système auquel je voulais échapper, mais je l'aimais. Je n'étais pas certain d'aimer Albertine, mais elle était l'ange du désordre.
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.
Quatrième de couverture Monsieur Jadis, comme Cadet Rousselle, avait trois maisons : l'une où ses enfants dormaient avec leur mère ; une autre où sa compagne dormait avec son mari ; la troisième où sa mère dormait avec son accordéon. Mais il en habitait, le plus souvent, une quatrième où tout le monde dormait avec tout le monde, car celle-ci, la seule où il disposât d'une clef, généralement pendue au tableau, était un hôtel sur le quai Voltaire, où il lui arrivait de s'enfermer à double tour pour mieux poser sur les paysages de son enfance le regard d'un homme libre.
4e de couverture : "Le chauffeur n'avait plus le loisir de ralentir... Immobile, le ventre à toucher le capot, les pieds joints, Fouquet enveloppa d'un mouvement caressant la carrosserie de la voiture qui filait contre lui ; un instant, il donna l'impression qu'il allait abandonner sa veste au flanc hérissé de l'auto, mais déjà celle-ci l'avait dépassé, et, coinçant son vêtement sous son bras, il libéra sa main droite pour saluer à la ronde les spectateurs qui s'exclamaient diversement."Ollé", dit-il..."
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...