Le narrateur et Cécile, au cours d' une brève semaine, vont revivre en accéléré l'échec de leur relation. Elle n'arrive pas à oublier Antoine. Il est obsédé par le souvenir de Halima. Et si tout bascule quand il oublie d'aller au pressing, c'est entièrement la faute de Kierkegaard. Antoine et le narrateur doivent bien se ressembler, puisque Cécile les a aimés tous les deux. D'ailleurs le miroir qui les sépare n'est- il pas perméable ? La semaine qu'Antoine passe à conquérir lIke n'est-elle pas la répétition de la semaine précédente ? Le prénom du narrateur, enfin révélé, n'est-il pas un indice ? Le roman que, le jour, l'amant de Cécile n'arrive pas à écrire, il le rêve, il le vit, la nuit : quête d'un tremblement de terre, descente vers les abysses obscurs en compagnie de Möbius et de sa bande : Gaïa G. aux trois seins plantureux, Søren Eros, Ali ben Nebila, la petite Aimée-Mia et S. Revers, simple d'esprit et roi du palindrome. Ce roman mêle l'humour, la poésie et l'émotion. Les personnages, les situations s'enchevêtrent comme les mots croisés du narrateur, peuvent se lire dans les deux sens comme les palindromes de S. Revers. Les jours et les nuits, les thèmes se répondent comme la face unique et double d'un ruban de Möbius.
Nombre de pages
156
Date de parution
14/03/1989
Poids
216g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070715091
Titre
La bande de Mobius
Auteur
Bloch Marc
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
216
Date de parution
19890314
Nombre de pages
156,00 €
Disponibilité
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Quatre personnages, Sacha, Martin, Bud et Kham, un Russe, un Français, un Américain et une Laotienne, dont on aurait pu croire les destins à jamais séparés, vont se croiser, se côtoyer, sans pourtant se rejoindre. A l'enchaînement des événements privés, enfance, amours, se superpose la trame des événements publics, du stalinisme à la guerre du Vietnam en passant par l'année 1968 à Paris, Prague et Chicago. A toute l'émotion du monde correspond l'émeute des sentiments. Les histoires s'enchevêtrent, chacune sur un registre qui lui est propre : passionné et tragique pour Sacha. Ironique et tendre pour Martin. Naïf et dérisoire pour Bud. Les tons s'entremêlent : le comique n'est jamais éloigné du tragique, l'ironie du désespoir et le dérisoire de la tendresse. Chacun va survivre à sa manière. Mais quelles sont ces voix qui surgissent par moments et qui semblent n'être qu'une ? Et qui est L. le mystérieux narrateur qui prétend écrire l'histoire d'une vache ...
Un recueil de documents divers relatifs à la participation à la Première Guerre mondiale de l'historien Marc Bloch : Carnets de guerre, Souvenirs de guerre (publiés aux Annales), documents manuscrits, iconographie.L'action. Vers l'arrière. Écrire la guerre? Travail de l'historien.
Les Caractères originaux restent la voie d'accès majeure à la compréhension des civilisations agraires dans leur genèse, leurs éléments structuraux et leurs marges vivantes d'interférence. Mais ce livre n'était pour Marc Bloch qu'une synthèse provisoire. Bien des articles, antérieurs ou postérieurs à la publication, sont nécessaires pour connaître les nuances apportées à ses premières thèses et les nouveaux domaines qu'il entendait explorer. Le présent ouvrage rassemble ces travaux, déjà publiés dans différentes revues mais quasi introuvables, ainsi que le cours inédit professé par Marc Bloch à l'Ecole normale supérieure de Fontenay-aux-Roses en 1938, ou " Comment écrire l'histoire d'un village ". Six grandes divisions permettent ainsi de suivre la progression d'une recherche sur les instruments d'investigation, les régimes agraires, les villages, la Révolution agricole, les études régionales, les problèmes d'ensemble. Comme l'écrit Emmanuel Le Roy Ladurie dans sa préface, "on a quelquefois relégué l'intérêt intellectuel porté à la terre et aux paysans dans le placard des vieilles lunes vichystes. L'?uvre de Marc Bloch se présente comme la preuve vivante d'une situation tout à fait contraire : l'histoire paysanne est chez lui l'expression même des pensées d'un homme de progrès, à la fois résistant et patriote, historien de génie, héros charismatique de la France d'hier ou d'aujourd'hui, et de l'Europe de demain."
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.