Laura, une amichienne au pedigree incertain, a disparu: elle n'a pas pointé de la semaine et ne s'est pas présentée à la séance de relaxothérapie caudale à laquelle le syndichien l'avait inscrite. Il faut alors se rendre à l'évidence: un crimechien a été commis, assorti de sévices prolongés, incluant le non-lancer de balle et le refus de promenade. Une enquête de routine commence mais rien ne se déroule comme l'avait prévu notre héros... Le détective est embarqué dans un traquenard foireux et se retrouve projeté du côté obscur. Au beau milieu d'un complot politique qui mettra le pays à feu et à sang, il se lance dans une course contre la montre pour sauver sa propre peau plutôt qu'un monde au bord du gouffre. Préambule dépouillé au foisonnant Hors-Zone (également aux éditions Cornélius), Crimechien partage avec son successeur un goût pour la chute stationnaire et cultive la fin du monde comme possible esthétique. Le lecteur est entraîné de l'autre côté du miroir, dans un univers futuriste qui fait s'entrechoquer Philip K Dick, Tintin et le Bauhaus. Oeuvres siamoises, les deux livres se complètent autant qu'ils se combattent, illustrant par leur dualité l'inspiration complexe et schizophrène d'un auteur qui, livre après livre, force notre admiration. S'appuyant sur une maîtrise virtuose de la couleur directe et de l'impression, Blexbolex franchit avec Crimechien et Hors-Zone un nouveau palier dans une oeuvre déjà riche, tirant son style faussement minimaliste vers un expressionnisme coloré plus éblouissant que jamais.
Nombre de pages
90
Date de parution
20/11/2012
Poids
440g
Largeur
177mm
Plus d'informations
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EAN
9782360810253
Titre
Crimechien
Auteur
BLEXBOLEX
Editeur
CORNELIUS
Largeur
177
Poids
440
Date de parution
20121120
Nombre de pages
90,00 €
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Après Destination Abécédéria, Blexbolex revient avec un polar futuriste qui entraîne le lecteur à travers une réflexion psychologique ante-mortem. Complété par CrimeChien, prequel relatant comment notre protagoniste s?est retrouvé du côté obscur, Hors Zone nous plonge dans les tréfonds de la conscience d?un individu sans nom (sans identité?) parcourant son possible destin s?il avait réussi à échapper à une exécution sommaire.Hors Zone est un environnement hostile, un no man?s land imaginaire dans lequel la réalité et les êtres sont mis à mal, un univers chaotique qui se reflète dans un rapport au langage déstructuré. Blexbolex impose l?utilisation de l?argot au-delà de la simple recherche du bon mot et l?utilisation de tournures ordurières sont autant de symptômes de la violence de ce monde malade, où l?homme se trouve en constante opposition avec l?ordre établi. Les mots se bousculent dans un flot continu, sans répit, dans une course poursuite où il est impossible de reprendre son souffle si l?on ne veut succomber à une mort certaine. Ces mots mis bout à bout renvoient rageusement aux superpositions de motifs et de couleurs dans le dessin, à la manière des collages de William Burroughs.Blexbolex manie avec virtuosité superpositions fourmillantes et visions dérangeantes et nous livre deux récits explosifs qui réclament la plus grande attention.
Ces livres bain en accordéon ont les formes pour héros. Le rond en plastique transparent est incrusté sur la première page. À l'intérieur, la forme se décline en différents objets, différentes couleurs et raconte une histoire tendre. On peut jouer, avec la transparence de la forme en couverture, à observer les formes soeurs pour les faire changer de couleur.Le principe de l'accordéon permet également de recomposer un récit en associant les images au gré des pliages. Le graphisme de Blexbolex apporte un ton neuf, une simplicité visuelle d'une grande efficacité ajustée à des histoires sensibles que l'on partage avec les plus petits. A partir de 2 ans
Ces livres bain en accordéon ont les formes pour héros. Le rond en plastique transparent est incrusté sur la première page. A l'intérieur, la forme se décline en différents objets, différentes couleurs et raconte une histoire tendre. On peut jouer, avec la transparence de la forme en couverture, à observer les formes soeurs pour les faire changer de couleur. Le principe de l'accordéon permet également de recomposer un récit en associant les images au gré des pliages. Le graphisme de Blexbolex apporte un ton neuf, une simplicité visuelle d'une grande efficacité ajustée à des histoires sensibles que l'on partage avec les plus petits. A partir de 2 ans
Créé en 1911 par Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas est le premier héros délibérément négatif de l'ére moderne, séduisant le public par son abscence de scrupules et son talent a faire du crime une figure de style. Mais si ce dandy du mal a marqué si durablement l'inconscient collectif de son empreinte, devenant au fil du temps la matrice d'une longue série de monstres romantiques, c'est moins pour ses crimes que pour la quête d'absolu et la dimension esthétique qu'il y insuffle. En donnant sa version intime et décalée de Fantômas, Benoît Preteseille retourne aux sources du personnage et escamote sa philosophie pour la pervertir, transformant « le crime est un Art » en « l'Art est un crime ». Enrôlant dans cette aventure son panthéon artistique personnel, il met en place un jeu de références et de fausses pistes propre a tourner en dérision l'Art, ses conventions bourgeoises et leurs disciples médiatiques. Sarcastique ou idéaliste, le Fantômas de Benoît Preteseille est le héros postmoderne par excellence, rassemblant tous ceux qui l'ont précédé, monstres ou monstres sacrés, et les détruisant d'un même geste négligent. En compagnie du lecteur, il contemple son oeuvre, anéantissement nihiliste dont les décombres disent mieux que les pamphlets l'état d'un monde peuplé de bien-pensants pas moins monstrueux que Lucifer.?
Revue de presse "A bona-fide cult hero" (New Yorker)"Clowes has explored the tedium and mystery of contemporary life with more wit and insight than most novelists or filmmakers" (The New York Times) --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
Artiste atypique de la scène graphique contemporaine, Jean Lecointre est un véritable chirurgien du collage numérique.Puisant son inspiration dans les vieux magazines de mode, les romans-photos et la presse d'actualité, il dissèque cette matière première pour livrer des images inquiétantes, évoquant tout à la fois l'univers du David Lynch d?Eraserhead, les collages de Clovis Trouille ou les romans d'anticipation du Fleuve Noir.Déjà auteur de nombreux livres pour enfants et, avec Pierre La Police, du cultissime feuilleton « La balançoire de plasma », Jean Lecointre a regroupé et organisé dans « Greenwich » le meilleur de ses collages surréalistes pour créer un territoire inédit dans lequel les hommes-tartelettes font la cour aux femmes liquides. Satires, poésies, cauchemars, les visions de Greenwich ouvrent des abîmes d'incertitudes qui n'ont pas fini de fasciner.
Biographie de l'auteur Dans la petite ville côtière Sakai-minato du sud-ouest du Japon., il connaît dans cette province tranquille une enfance libre et heureuse, période faste dont il s’inspirera à de nombreuses reprises dans ses mangas.Très tôt, il montre des aptitudes étonnantes pour le dessin, talent encouragé sans réserve par ses parents.Il a à peine vingt ans lorsque la guerre vient interrompre ses espoirs de carrière. Il est enrôlé dans l’armée impériale japonaise et est envoyé dans la jungle de Nouvelle-Guinée, où il va vivre un véritable cauchemar : il contracte rapidement la malaria, assiste à la mort de la plupart de ses camarades et perd le bras gauche dans un bombardement... Il puisera dans cette tragédie pour dessiner Opération Mort, son chef d’œuvre (Cornélius). Détenu sur place à la fin de la guerre, il se lie avec les membres d’une tribu locale, amitié qui le sauvera de la famine, de la maladie et de la folie.Ce n’est finalement qu’en 1957, après une vie déjà trop riche de souvenirs et de blessures, que Mizuki entame la carrière de manga- ka qui a fait de lui l’un des plus grands raconteurs d’histoires de son pays.Auteur singulier et généreux, fin connaisseur des cultures populaires, des yôkaï et du surnaturel, il ne cesse d’explorer tout au long de son œuvre les univers qui se cachent derrière notre monde pour mieux dire sa profonde compréhension de l’âme humaine, et communiquer à ses lecteurs l’empathie qu’il éprouve pour toutes les formes de vie.