Les Cahiers de l'Indépendance N° 6, Octobre 2008 : Mondialisation, suite et fin
Bled Jean-Paul ; Coutau-Bégarie Hervé ; Coûteaux P
F X DE GUIBERT
17,15 €
Epuisé
EAN :9782755402315
« Lorsqu'un jour l'historien, loin des tumultes où nous sommes plongés, considérera les tragiques événements qui faillirent faire rouler la France dans l'abîme d'où l'on ne revient pas, il constatera que la résistance, c'est-à-dire l'espérance nationale, s'est accrochée, sur la pente, à deux môles qui ne cédèrent point. Lun était un tronçon d'épée, l'autre la pensée française. Je dis bien la pensée française. »Charles de Gaulle (Alger, 30 octobre 1943) « Contre la vision dominante qui sépare le " bon " Soljenitsyne, dénonciateur du goulag, du Soljénitsyne discutable sinon mauvais, incapable de dépasser son nationalisme russe pour " s'ouvrir à l'universel ", il faut proclamer l'égale grandeur du " Soljenitsyne premier " et du Soljénitsyne tardif et l'égale valeur de sa double dénonciation. C'est le même réalisme, le même refus du mensonge qui a guidé ses chefs d'oeuvre sur le goulag, son discours de Harvard et ses plaidoyers pour la nouvelle Russie »Hervé Coutau-Bégarie « Toute politique s'ordonne autour d'un principe qui l'inspire et la nourrit. La diplomatie du général de Gaulle était commandée par la volonté que la France aux mains libres gardât la maîtrise de ses choix. Ce principe avait conduit à l'acte central de la décennie gaullienne qu'avait été la décision de sortir de l'OTAN. »Jean-Paul Bled « Je voudrais rappeler les quatre grands principes sur lesquels s'appuyaient déjà les premiers Capétiens : patience, sobriété, prudence et rigueur. La patience, c'est " donner du temps au temps ", ou plutôt donner sa chance au temps. La sobriété, c'est laisser l'arbre pousser tout droit pour lui permettre ensuite de mieux s'épanouir. La prudence, c'est, comme pour les offensives militaires, ne s'engager qu'à coup sur, toutes hypothèses pesées. Enfin, et c'est le point le plus important, la rigueur doit être le souci constant de ceux qui conçoivent la politique à mener comme de ceux qui l'exécutent. »Jean de France, duc de Vendôme « Le temps était-il venu de penser l'Afrique autrement ? Encore Ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy se prononce, le 19 mai 2006, au palais des Congrès de Cotonou, pour une relation franco-africaine épurée de toute connivence entre les pouvoirs respectifs... et peut-être aussi de toute chaleur. La " Françafrique " avait un côté fusionnel sous Giscard, Mitterrand et Chirac. En revanche, Balladur, dont Sarkozy reste un fidèle, portait un regard froid sur les relations avec l'Afrique subsaharienne ; il était l'homme de la dévaluation du franc CFA. »Charles Zorgbibe « Bien entendu, une certaine Union de la Méditerranée se fera mais il y a tout lieu de craindre que, une fois encore, un grand dessein devienne, d'une façon ou d'une autre, une coquille à moitié vide. »Edmond Jouve « L'Europe de l'armement, au lieu de réunir les moyens de la reconquête a contribué à l'affaiblissement des pays européens producteurs et fait le lit des matériels conçus et mis au point outre-atlantique, si bien que même le marché européen a échappé aux " européens ". Dans ce domaine il n'y a pas " complémentarité entre l'OTAN et l'Union " ainsi que le souhaite le Président, mais dépendance de la seconde vis-à-vis de la première. »Général Pierre-Marie Gallois « L'occasion se présentait de remettre d'aplomb l'U.E. de Bruxelles pour proposer une europe plus proche des citoyens, reconnaissant notamment la supériorité des constitutions nationales sur le droit européen, la possibilité d'opérer des coopérations à géométrie variable, c'est-à-dire un droit de non-participation à telle ou telle politique et la création d'un statut de partenariat privilégié avec les pays limitrophes tels que la Russie, l'Ukraine et bien sur la Turquie. »Patrick Louis « La France est devenue le deuxième contributeur net en volume et présentera d'ici 2013 un solde " européen " déficitaire de près de 7 milliards d'euros par an. S'y ajoutent d'autres dépenses budgétaires directes, telle que la contribution au fonds européen de développement (738,3 millions), les " refus d'apurement " et amendes communautaires pour défaut de transposition des directives (837 millions en 2008) ou le budget de la présidence française de l'U.E. (190 millions). Ainsi, le cout global comptable de l'intégration européenne pour la France atteint 50 à 65 milliards d'euros par an pour la France. »Christophe Beaudouin « Les critiques adressées par Nicolas Sarkozy au fonctionnement du machin sont certes pertinentes, mais alors pourquoi avoir signé un maudit traité qu'on n'a certainement pas lu, puisqu'il contient toutes les ficelles permettant à la bureaucratie bruxelloise et à l'arrogance allemande de manipuler le système dans le sens que nous dénonçons ? »Philippe de Saint Robert « Ce qui fait défaut, c'est une vision qui s'attaque aux discriminations structurelles. Mais pour se faire, encore faut-il avoir une stratégie de cohésion collective qui concerne la totalité du champ des inégalités, où citoyens de toutes conditions et de toutes origines sans discrimination sont l'objet d'une grande et solide politique d'intégration sociale. Une politique pour le pays, en somme. »Sami Naïr
Nombre de pages
168
Date de parution
04/12/2008
Poids
410g
Largeur
220mm
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EAN
9782755402315
Titre
Les Cahiers de l'Indépendance N° 6, Octobre 2008 : Mondialisation, suite et fin
Auteur
Bled Jean-Paul ; Coutau-Bégarie Hervé ; Coûteaux P
Editeur
F X DE GUIBERT
Largeur
220
Poids
410
Date de parution
20081204
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
Epuisé
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François-Joseph n'est pas un bâtisseur d'empire - le sien s'effondre deux ans après sa mort -, et dans sa vie de souverain, les échecs politiques et les revers militaires l'emportent sur les succès. Pourtant, dès son vivant, François-Joseph entre dans la légende. Les nombreux malheurs qui le frappent dans sa famille (exécution d'un frère, suicide d'un fils, assassinat de son épouse) et la longueur de son règne n'y sont pas étranger. L'image de François-Joseph retenue par la mémoire collective n'est-elle pas celle du vieil empereur au visage orné d'immenses favoris ... Mais surtout, héritier de la plus vieille dynastie d'Europe, " dernier monarque de la vieille école ", comme il se définit lui-même, il incarne avec majesté une certaine idée de la monarchie et du pouvoir. Si certains lui reprochent d'avoir laissé se développer, par son immobilisme, après 1867, les conséquences négatives du dualisme, le respect qui l'entoure tient unis ses 50 millions de sujets, ses onze peuples pourtant travaillés par des forces centrifuges. Car durant les soixante-huit années de son règne, des révolutions de 1848 à l'apocalypse de la Première Guerre mondiale, son empire est au centre de l'affrontement qui oppose deux logiques et deux cultures antagonistes, l'Etat multinational et l'Etat-nation. A travers cette lutte, c'est le destin de l'Europe qui s'accomplit, l'Europe du XXe siècle qui est en gestation.
Le 5 février 1889, Vienne, drapée dans le deuil, déploie le faste des grandes funérailles. La capitale de la monarchie austro-hongroises pleure l'héritier de la Couronne, l'archiduc Rodolphe, qui, brisé par une longue série d'échecs politiques et miné par une maladie qu'il croit mortelle, s'est donné la mort dans son pavillon de chasse de Mayerling. Dans un premier communiqué, la Cour a avancé une attaque d'apoplexie comme cause de la mort. Mais, deux jours plus tard, revenant sur cette version, elle fait savoir que le prince héritier s'est suicidé dans un moment d'égarement mental. La nuit précédente, le cadavre d'une jeune femme, la baronne Mary Vetsera, découvert aux côtés de Rodolphe, a été transporté, dans le plus grand secret, de Mayerling à Heiligenkreuz, à quelques kilomètres de là, où il a été inhumé, à la dérobée, dans le cimetière paroissial. Jusqu'à la fin de la Monarchie, la Cour gardera un silence total sur la présence de Mary Vetsera à Mayerling. L'admettre serait revenu à reconnaître l'adultère et à accréditer la thèse qui faisait de Rodolphe l'assassin de sa maîtresse. Conséquence du souci que la dynastie ne soit pas compromise dans un scandale, ces flottements et ces silences l'atteignent pourtant par un effet de boomerang. Ils nourrissent le soupçon que la Cour cherche à cacher des secrets plus terribles. Avant même la célébration des obsèques, des rumeurs commencent de circuler à Vienne, reprises par les milieux diplomatiques, colportées par la presse étrangère. Ainsi lorsque les lourdes portes de la crypte des Capucins, l'ultime demeure des Habsbourg, s'ouvrent sur la dépouille de Rodolphe, le mythe s'est déjà emparé de l'Histoire.
Lorsque Charles X, chassé par la révolution de 1830, prend le chemin de l'exil, les Bourbons semblent en passe de quitter la scène de l'Histoire. La page ouverte à la chute de Napoléon se referme.Hormis le comte de Chambord, les Bourbons ne reviendront jamais en France. Avant que la dynastie ne s'éteigne, en 1883, leur exil connaît plusieurs étapes: Edimbourg, Prague, Goritz, Frohsdorf, Venise, Brunnsee. Et pourtant, pendant plus de cinquante ans, les Bourbons demeurent l'espérance d'une partie des Français. Le légitimisme est alors l'une des dimensions de l'histoire française. Comme il existe un peuple républicain, il existe un peuple légitimiste. A travers une étude des Bourbons en exil, ce livre se veut donc une contribution à l'histoire du royaume français et, au-delà, à l'histoire politique de la France du XIXe siècle.En 1873, les Bourbons sont avec le comte de Chambord en situation de remonter sur le trône. Une majorité à la Chambre des députés s'apprête à l'y appeler. Mais, oubliant que, pour Henri IV, Paris avait bien valu une messe, le comte de Chambord fait échouer cette tentative de restauration par son refus du drapeau tricolore. Ce refus vient de loin. Plus de quarante ans d'exil ont façonné la personnalité du comte de Chambord en l'enfermant dans un univers de plus en plus coupé des ressorts de la société française.Jean-Paul Bled, directeur du Centre d'études germaniques de l'université Robert Schuman (Strasbourg III) et professeur d'histoire contemporaine, est l'auteur notamment de François-Joseph (Fayard, 1987) et de Rodolphe et Mayerling (Fayard, 1989). Il dirige actuellement la Revue d'Allemagne et des pays de langue allemande et Etudes danubiennes.
Ville princière, puis résidence des Habsbourg, Vienne s'affirme dès la Contre-Réforme comme l'un des grands pôles européens. Le péril turc repoussé, elle devient un foyer de l'art baroque : églises somptueuses, imposants palais de l'aristocratie, Chancellerie de Bohême manifestent avec éclat la puissance de la dynastie. Bientôt, le château de Schönbrunn est aménagé afin de permettre à la monarchie d'y déployer ses fastes. Après les conquêtes napoléoniennes, Vienne retrouve la gloire en accueillant les congrès qui réorganisent l'Europe. Commence alors l'époque Biedermeier, qui accompagne les débuts de l'ère industrielle et l'essor de la grande bourgeoisie. Un nouvel art de vivre apparaît, plus sobre, à l'image de ces intérieurs où les Viennois recherchent le " bien-être " ; c'est le triomphe de la valse, des guinguettes du Prater et du Theater an der Wien. En 1848, la ville s'embrase, contraignant Ferdinand Ier à abdiquer en faveur de François-Joseph. Le jeune empereur, qui prend la tête d'un empire réunissant cinquante millions de sujets de onze nationalités, veut donner à sa capitale un visage conforme à son rang. En quelques années, le prestigieux Ring s'élève à la place des anciens remparts tandis que d'innombrables bâtiments officiels en font la vitrine de la monarchie habsbourgeoise. Musiciens et écrivains en ont fait depuis longtemps la capitale des arts ; à la fin du siècle, Klimt, Otto Wagner et bien d'autres artistes fulminent contre les artifices de la Vienne libérale et lancent le mouvement de la Sécession. La culture viennoise entre dans la modernité. Elle est inséparable des cafés : Schnitzler, Hofmannsthal et Karl Kraus se retrouvent au Griensteidl ; au café de l'hôtel Impérial, on croise Rilke, Freud et Mahler ; Berg, Kokoschka, Schiele comptent parmi les familiers du Museum. Au crépuscule du siècle, les affrontements entre les déçus du libéralisme et la montée de l'antisémitisme annoncent les heures sombres. Le cortège funéraire du vieil empereur qui s'éteint en 1916 préfigure l'enterrement de la monarchie. Au lendemain de la Première Guerre, Vienne n'est plus que la capitale d'un petit Etat en quête de son identité. Première victime des Nazis, il lui faudra bien des années pour se relever de ses ruines, immortalisées par Le Troisième Homme.
Pourquoi cette précipitation pour imposer une " Constitution européenne " qui ne correspond ni aux besoins de l'Europe, ni à ceux des pays européens ? Est-il raisonnable de transformer l'Europe en un nouvel Etat ? Ses frontières ne sont pas définies : après la Turquie, l'Union européenne envisage d'absorber l'Ukraine ! Les institutions européennes fonctionnent très mal. L'euro paralyse l'économie et rend la vie chère. Bruxelles se révèle incapable de maîtriser les flux migratoires. Les délocalisations de plus en plus nombreuses suppriment nos emplois. La liste est longue des méfaits accumulés. La fuite en avant qui se poursuit de traité en traité, Maastricht, Amsterdam, Nice, puis la " Constitution européenne " est, pour l'Europe, la pire des solutions. II faut arrêter une machine qui s'emballe. L'Europe peut attendre. Nous devons prendre le temps de la réflexion. Le projet de Constitution n'apporte aucune solution aux problèmes de l'Europe et des Européens. Bien au contraire, il aggrave les maux dont souffrent la France et les autres pays européens. Au fil des pages, le lecteur découvrira l'argumentaire des dix raisons fondamentales de dire NON à une "constitution" qui n'est qu'une destruction.
Seignalet Dominique ; Seignalet Anne ; Joyeux Henr
Biographie de l'auteur Docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Montpellier, Jean Seignalet a été maître de conférences à la Faculté de médecine de Montpellier et praticien hospitalier. Il a dirigé pendant trente ans le laboratoire d'histo-compatibilité de Montpellier. Il a été un pionnier des greffes d'organes et de tissus, en particulier des transplantations rénales. Il a développé des examens biologiques qui aident au diagnostic et à la prévention de certaines maladies. Il a exercé ses activités aussi bien dans le domaine de la biologie que dans celui de la clinique.
J'ai 23 ans, je suis née avec le "droit à la contraception" . On ne m'a pas demandé si j'étais pour ou contre : là n'est d'ailleurs pas l'enjeu. Mais je suis une de ces jeunes impertinentes qui osent poser des questions : - Quelle est cette fameuse liberté qui se vit dans la dépendance au médecin par l'intermédiaire de la technique ? - A quoi sert-il d'être disponible en permanence quand le désir est sous contrôle d'hormones artificielles ? - Au nom de quoi ou de qui les femmes devraient-elles accepter les risques des effets secondaires de la pilule sur leur santé ? Ma génération est confrontée au nombre désespérant de divorces, aux "pannes" de désir sexuel des couples, aux défis de l'écologie et aux problèmes croissants d'infertilité. Notre génération aspire à une véritable libération, elle veut un moyen de régulation des naissances du XXIe siècle, qui soit au service de l'amour et de la sexualité, respectueux de la vie humaine et de l'environnement. Ce livre est une réédition. Aujourd'hui, Thérèse Hargot est mère de trois enfants. Philosophe (Paris I-Sorbonne) et sexologue (UC Louvain-Belgique), elle intervient dans les écoles, les médias et pour diverses organisations afin de susciter la réflexion sur les enjeux de la vie sexuelle et affective. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) et Aime, et ce que tu veux, fais-le ! aux éditions Albin Michel.
Un témoignage lumineux de santé que nous donne Maryse Pioch. Ayant vécu toute son enfance dans une belle famille de huit enfants, avec des parents apiculteurs, elle est professeur d'éducation physique. Mais voici qu'un jour sa jambe ne lui obéit plus. Alors qu'elle est fatiguée sans comprendre pourquoi depuis plusieurs années, le diagnostic tombe enfin, à la veille de l'an 2000: sclérose en plaques. La médecine est toujours aussi peu efficace en ce domaine. Que faire? Subir l'évolution de cette épouvantable maladie? Maryse a tout essayé dans ce qui est proposé par les médecines alternatives. Elle a cherché les causes de sa sclérose en plaques, virales et psychologiques. Fort heureusement, les abeilles ont véritablement stoppé son mal, et de belle manière. C'est manifestement le venin qui a été le plus efficace, déposé par des points d'acupuncture. Ce livre témoignage ouvre des perspectives de santé publique pour traiter ces maladies auto-immunes qui touchent le système nerveux central et créent de graves handicaps.