Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 37/2011 : Décor d'opéra
Blasselle Bruno
BNF
19,00 €
Epuisé
EAN :9782717724813
A travers un certain nombre d'articles tantôt analytiques, tantôt synthétiques, ce dossier propose un panorama des collections de décors de la bibliothèque-musée de l'Opéra. Mathias Auclair s'intéresse à cet ensemble à travers trois époques significatives: le début du XIXe siècle, expliqué à la lumière de documents d'archives; la direction de Jacques Rouché au travers de l'exemple d'Ernest Klausz; et "l'ère Liebermann", toute proche de nous (qui donne lieu du 14 décembre 2010 au 13 mars 2011 à une exposition au Palais Garnier). Les collections de la bibliothèque ne se limitent pas au seul Opéra de Paris. Il y a quelques années, Pier Luigi Pizzi et Ezio Frigerio ont offert leurs esquisses de décors qui s'inscrivent dans un cadre bien plus large que celui de l'Opéra de Paris ou même celui des théâtres français. Auparavant, l'institution s'était efforcée de réunir des décors réalisés pour les scènes étrangères, pour les Ballets russes et les Ballets suédois. Parmi ces décors "étrangers", c'est à ceux du "fonds allemand" que ce dossier s'intéresse en donnant ainsi un contrepoint aux exemples parisiens. Une fois acquise, cette collection a été étrangement "oubliée" et ce n'est qu'il y a une quarantaine d'années que ce fonds a été sommairement classé par Nicole Wild avant d'être tout récemment décrit, inventorié, étudié et bientôt catalogué par deux chercheurs, Clémentine Lemire et Stefan Kröger, qui en étudient quelques aspects pour ce numéro. Outre ce tour d'horizon de nos collections, ce dossier permet de se faire une idée de l'évolution et de la diversité de la conception du décor à l'Opéra: illustratif et confié à des artisans, oeuvre d'art à part entière confiée à des artistes de chevalet. Notons pour terminer que la BNF, à laquelle la bibliothèque$musée de l'Opéra est rattachée depuis 1935, mène une politique de numérisation de ces pièces, permettant à la fois de limiter la communication des documents originaux et d'en élargir la consultation par un public "virtuel": les esquisses de décors français du XIXe siècle ainsi que les dessins du fonds Pizzi sont tous consultables dans Gallica. La numérisation des maquettes en trois dimensions du XIXe siècle vient de débuter. Un projet de numérisation sur les estampes de théâtre doit bientôt être entrepris et apporter d'utiles compléments aux fonds déjà numérisés sur la réception et la médiatisation du décor au XIXe siècle.
Nombre de pages
95
Date de parution
24/03/2011
Poids
342g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782717724813
Titre
Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 37/2011 : Décor d'opéra
Auteur
Blasselle Bruno
Editeur
BNF
Largeur
200
Poids
342
Date de parution
20110324
Nombre de pages
95,00 €
Disponibilité
Epuisé
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C'est avec l'invention du codex, cet ensemble de cahiers de parchemin pliés et cousus succédant au rouleau de papyrus que commence l'histoire du livre, aux premiers siècles de notre ère. Dans la longue tradition médiévale de copie manuscrite, l'irruption de l'imprimerie, grâce à Gutenberg, ne constituera qu'une rupture technique, tant les premiers livres imprimés s'efforceront d'imiter la magnificence des manuscrits. Mais la diffusion du livre ne pourra plus être arrêtée. Stimulé par le développement des universités, il part à la conquête de nouvelles classes sociales, participe au rayonnement de l'humanisme et de la Renaissance, aux batailles de la Réforme et des Lumières. En France, à la veille de la Révolution, 2000 titres sont enregistrés au dépôt légal; il y en aura 15 000 en 1889. La scolarisation et l'essor des bibliothèques, qui, au XIXe siècle, ont mis le livre à la portée de tous, ne suffisent pas à expliquer une telle croissance. Si l'usage du livre se généralise, c'est aussi parce que les conditions de sa fabrication connaissent les mêmes progrès que le monde industriel. Surtout, un nouveau métier est apparu: l'éditeur, qui chasse, dépiste, découvre le manuscrit, en contrôle la publication et la distribution, relayé par des commis voyageurs et des libraires, présents dans les plus petites villes. Avec plus de 60000 titres publiés en 2007 et 470 millions d'exemplaires vendus la même année, le livre poursuit son essor, bientôt accompagné par celui de nouveaux supports, tel le livre électronique, qui étendront la diffusion de l'écrit.
Laissant pour d'autres usages la pierre, l'argile ou le papyrus, l'écrit se choisit un jour d'autres supports - parchemin, papier - et, inscrit sur des feuilles pliées, devint livre. De la plume au plomb, du besogneux travail du copiste à l'exploitation du procédé de Gutenberg, la rupture ne fut que technique : tant par le dessin de leurs caractères que par l'usage conservé de l'enluminure, les premiers livres s'efforçaient d'imiter la magnificence des manuscrits. D'abord réservé à la reproduction des textes sacrés, le livre sera ensuite stimulé par le développement des universités et partira à la conquête de classes sociales en plein essor, s'emparant peu à peu de nouveaux genres littéraires. L'humanisme de la Renaissance et la Réforme y mêleront intimement leur destin. Au fil des siècles, le livre se fera arme politique, ouvrage scientifique ou philosophique, almanach, dictionnaire, roman, chef-d'?uvre illustré en taille douce. Sans cesser jamais d'être cette expression la plus durable de l'aventure humaine, dont Bruno Blasselle nous invite ici à suivre, "à pleines pages", le premier épisode. Pages manuscrites, lettrines, enluminures, ?uvres de Gutenberg et portraits de ses successeurs, imprimeurs, libraires et éditeurs; ateliers de relieurs, fondeurs de caractères; frontispices et colophons; lecteurs de toutes époques; littérature à six sous et ouvrages de bibliophilie : 190 documents sont bien peu pour l'histoire du livre, des origines au XVIIIe siècle.
A la veille de la révolution 2000 titres étaient enregistrés au dépôt légal, pour 15000 en 1889. La scolarisation et l'essor des bibliothèques, qui, au XIXe siècle, ont mis le livre à la portée de tous, ne suffisent pas à expliquer une telle croissance. Si l'usage du livre se généralise, c'est aussi parce que les conditions de sa fabrication connaissent les mêmes progrès que le monde industriel. Surtout, un nouveau métier est apparu : l'éditeur, qui chasse, dépiste, découvre le manuscrit, en contrôle la publication et la distribution, relayé par des commis voyageurs et par des libraires, présents dans les plus petites villes. Aujourd'hui, le dépôt légal reçoit plus de 40000 titres par an, correspondant à près de 400 millions de volumes imprimés. Une preuve de vitalité, mais pour combien de temps encore ? Bruno Blasselle consacre ce second épisode de l'aventure du livre à son évolution en France au cours des deux derniers siècles. Au terme de ce parcours, il ne pouvait manquer de poser la question des nouveaux modes de lecture et d'écriture apparus cette dernière décennie. Le livre, répond-il, a encore de beaux jours devant lui.
A quoi ressemblait Paris au Moyen Age? Pour satisfaire notre curiosité, nous pourrions relire l'abondante littérature historique consacrée à l'une des plus belles villes du monde, ou survoler "Paris à vol d'oiseau" grâce aux pages mémorables de Victor Hugo dans son Notre-Dame de Paris. La Bibliothèque nationale de France a choisi de donner à voir un florilège exceptionnel de vues de Paris telles qu'elles ont été peintes dans les plus prestigieux manuscrits enluminés qu'elle conserve et qui ont été réalisées par de grands artistes tels Jean Colombe, Jean Bourdichon ou Jean Fouquet, pour les cours princières du XIIe au XVIe siècle. Laissons-nous guider par la plume de l'historien Jean Favier et les minutieuses descriptions de Nicole Fleurier: voici les grands moments de l'histoire de la capitale depuis Dagobert jusqu'à l'arrivée de Jeanne d'Arc devant Paris en 1429; voici des monuments grandioses dont la plupart sont encore debout aujourd'hui comme les hautes tours de Notre-Dame, l'Hôtel-Dieu, ou la flèche de la Sainte-Chapelle; voici enfin, parmi les représentations pittoresques du monde des marchands de l'eau, des orfèvres et des changeurs qui vivent sur les ponts de Paris, le détail croqué sur le vif d'un plongeur nu sautant d'une barque pour se baigner dans l'eau claire de la Seine...
22 planches détachables du maître de l'estampe japonaise.Hiroshige (1797-1858) joua un rôle prépondérant dans le développement de l'estampe de paysage. Issues de ses séries les plus prestigieuses, ces planches sont empreintes de délicatesse et de mystère. Une vision éminemment poétique du Japon.Les " livres-posters " ont pour vocation de reproduire, dans une reliure et un format qui permettent de les détacher et de les afficher, une sélection d'images choisies au sein des ouvrages et fonds les plus spectaculaires et remarquables de la Bibliothèque nationale de France. Chaque image est légendée au dos, détachable du " bloc d'origine " ; les 22 planches sont accompagnées d'un texte d'introduction qui les situe dans les collections et dans l'?uvre de leur(s) auteur(s).Enn 1832, Andô Hiroshige (1797-1858) compose sa fameuse série des Cinquante-trois relais du Tôkaidô, qui remporte un succès considérable et fait sa renommée.Dans les dernières années de son existence, il créera plusieurs séries admirables, de grandes suites topographiques, d'une ampleur inégalée, dont les 70 planches des Vues des sites célèbres des soixante et quelques provinces du Japon (de 1853 à 1856) et les cent dix-neuf planches d'un ambitieux recueil, les Cent vues célèbres d'Edo (de 1856 à 18589), qui rendent hommage à sa ville natale et couronnent sa carrière...Hiroshige, à la suite d'Hokusai, réalisera à la fin de sa vie deux séries sur la montagne sacrée : les Trente-six vues du mont Fuji, les Cent vues du mont Fuji. Parvenant à représenter un site réel de façon identifiable, tout en le baignant d'une aura poétique et mystérieuse, Hiroshige tire parti de toutes les ressources techniques de la gravure sur bois polychrome.
Cet ouvrage richement illustré présente plus de cinquante manuscrits enluminés conservés dans les collections de la Bibliothèque nationale de France et de la British Library. Exécutés entre 700 et 1200, ces manuscrits témoignent des liens artistiques et intellectuels étroits qui se sont noués pendant cinq siècles entre l'Angleterre et la France. Au fil des pages, bibles, Evangiles, psautiers, vies de saints ou encore herbiers et recueils épistolaires donnent à voir la richesse et la diversité de la production artistique médiévale, dans un chatoiement d'or et de couleurs.