Mathilde et son mari ont été laissés par la guerre et l'exode dans un village au coeur de la campagne limousine. Ils y restent, à la fois séduits et enlisés. Un autre "replié", Ludovic, vit non loin d'eux, et comme eux il se perd dans cette solitude terrienne qui ramène sans cesse l'âme à son angoisse. Épris d'une jeune paysanne inaccessible, Ludovic tente inconsciemment de "transporter l'amour vrai dans l'amour faux". Il cède à l'attirance sensuelle de Mathilde. Celle-ci aime son mari. Pourtant, elle s'abandonne, poussée par une inquiétude sensuelle qu'exaspère le sentiment de la mort partout présente ici, dans la luxuriance de l'été comme dans la stérilité de l'hiver. L'impitoyable vérité de la nature contraint les amants à reconnaître leur mensonge. Cela n'est que l'enveloppe du drame. Son contenu - inexprimable, et que Jean Blanzat oblige pourtant d'affleurer en tissant autour des personnages et des paysages une espèce d'incantation - c'est l'horreur dont souffre la créature passagère confrontée à la vie de la nature et consciente d'en être exclue. Cette durée, cette autre vie qui emporte la nôtre en lui restant indifférente, une rivière - réelle - la personnifie : La Gartempe, où tout se reflète et se mesure à l'éternité.
Nombre de pages
270
Date de parution
17/01/1957
Poids
210g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070207411
Titre
La gartempe
Auteur
Blanzat Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
210
Date de parution
19570117
Nombre de pages
270,00 €
Disponibilité
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Je hais, lit-on dans ce texte, l'imaginaire qui n'a pas son équivalence dans la vie réelle." Aussi, ce livre est-il avant tout une méditation construite sur l'expérience de toute une vie. Les fables qui le composent ont pour thème la Mort, la Peur, la Justice, l'Amour, la Souffrance et le Mal. Le "fantastique" - mot ici approximatif -, quand il se rencontre, n'est que le moyen d'aborder d'une façon aussi neuve et directe que possible les problèmes de chacun de nous. Le style de L'Iguane est simple et solide comme un minéral. On pense à un Livre luciférien qui répondrait aux Livres des Sages, des Rois ou des Prophètes.
Une nuit d'hiver, le Démon rappelle à la vie quelques morts d'un cimetière de campagne. Chacun retrouve son existence, et tâche de renouer avec son passé. Mais le Démon, le Faussaire les a trompés. Chacun reste marqué. En eux, dans un innommable compromis, la Vie et la Mort c?xistent.
Je hais, lit-on dans ce texte, l'imaginaire qui n'a pas son équivalence dans la vie réelle. " Aussi, ce livre est-il avant tout une méditation construite sur l'expérience de toute une vie. Les fables qui le composent ont pour thème : la Mort, la Peur, la Justice, l'Amour, la Souffrance et le Mal. Le " fantastique " - mot ici approximatif -, quand il se rencontre, n'est que le moyen d'aborder d'une façon aussi neuve et directe que possible les problèmes de chacun de nous. Le style de l'Iguane est simple et solide comme un minéral. On pense à un Livre luciférien qui répondrait aux Livres des Sages, des Rois ou des Prophètes.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.