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Thomas le Solitaire
Blanchot Maurice ; Hill Leslie ; Lynes Philippe
KIME
26,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782380720716
Dans la note qui précède la "nouvelle version" de Thomas l'Obscur (récit) de 1950, Maurice Blanchot explique avoir travaillé à ce projet d'écriture "à partir de 1932" . Ce n'est pourtant qu'en mai 1940 qu'il s'est décidé à remettre à Jean Paulhan le manuscrit de Thomas l'Obscur (roman), ouvrage qui paraîtra chez Gallimard en septembre 1941. Entre 1932 et 1940 ce texte de Blanchot a traversé, on le sait, plusieurs états différents. C'est l'une de ces versions, intitulée Thomas le Solitaire, inédite à ce jour, retrouvée dans les archives personnelles de Blanchot après la mort de celui-ci en 2003, qu'avec l'aimable autorisation de l'ayant droit, Mme Cidalia Fernandez Blanchot, et le précieux concours de Eric Hoppenot nous livrons aujourd'hui pour la première fois au public.
Nombre de pages
282
Date de parution
13/05/2022
Poids
372g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782380720716
Titre
Thomas le Solitaire
Auteur
Blanchot Maurice ; Hill Leslie ; Lynes Philippe
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
372
Date de parution
20220513
Nombre de pages
282,00 €
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- Depuis quand avait-il commencé d'attendre ? Depuis qu'il s'était rendu libre pour l'attente en perdant le désir des choses particulières et jusqu'au désir de la fin des choses. L'attente commence quand il n'y a plus rien à attendre, ni même la fin de l'attente. L'attente ignore et détruit ce qu'elle attend. L'attente n'attend rien."
Résumé : Ce recueil de Maurice Blanchot contient un choix d'essais critiques très variés. La naissance de l'art, son rôle historique, son universalité et l'illusoire pérennité que les musées assureraient aux "chefs-d'oeuvre" ont inspiré à Maurice Blanchot des essais sur les grottes de Lascaux, la psychologie de l'art de Malraux, les écrits de Georges Bataille et de Georges Duthuit. Claude Lévi-Strauss, Henri Lefebvre, Dionys Masolo, Karl Marx, Trotski entraînent l'auteur vers les problèmes de l'ethnographie, du marxisme, de la littérature et de la politique. De nombreux essais sont consacrés à des oeuvres de "fiction" (Louis-René des Forêts, Pierre Klossowski, Roger Laporte, Marguerite Duras), à des autobiographies ou à des témoignages (Michel Leiris, Robert Antelme, André Gorz), à des auteurs plus que jamais contemporains (Jean Paulhan, Albert Camus). On retrouve également une des préoccupations dominantes de Blanchot, le judaïsme, par une réflexion sur des oeuvres d'Edmond Jabès, d'Emmanuel Levinas, de Martin Buber et de Franz Kafka. L'Amitié s'achève sur le souvenir, l'oubli, de la mort de Georges Bataille. L'un des centres de ce livre qui n'a pas de centre : la mise en cause de la culture et la "transgression" que ne précède, au moins dans l'espace de l'écriture, nul interdit. Ici, il faudrait prononcer encore le nom de René Char.
Résumé : "L'écrivain se trouve dans cette condition de plus en plus comique de n'avoir rien à écrire, de n'avoir aucun moyen de l'écrire et d'être contraint par une nécessité extrême de toujours l'écrire. N'avoir rien à exprimer doit être pris dans le sens le plus simple. Quoi qu'il veuille dire, ce n'est rien. Le monde, les choses, le savoir ne lui sont que des points de repère à travers le vide. Et lui-même est déjà réduit à rien. Le rien est sa matière. Il rejette les formes par lesquelles elle s'offre à lui comme étant quelque chose. Il veut la saisir non dans une allusion mais dans sa vérité propre. Il la recherche comme le non qui n'est pas non à ceci, à cela, à tout, mais le non pur et simple. Du reste, il ne la recherche pas ; elle est à l'écart de toute investigation ; elle ne peut être prise pour une fin ; on ne peut proposer comme but à la volonté ce qui prend possession de la volonté en l'anéantissant : elle n'est pas, voilà tout ; le "Je n'ai rien à dire" de l'écrivain, comme celui de l'accusé, enferme tout le secret de sa condition solitaire".