Du peintre Jacques-Emile Blanche on connaît surtout son fameux portrait de Proust. Né en 1861, influencé par Monet, Manet et Corot, il deviendra le portraitiste de la société littéraire, artistique, mondaine de la Belle Epoque et de l'entre-deux-guerres. Mais il fut aussi écrivain et auteur d'une trentaine de livres (critiques d'art, romans, souvenirs...). Dans son atelier se croisent Fantin-Latour, Valéry, Mallarmé, Morand, Claudel, Anna de Noailles, la princesse Bibesco, Ravel... Ami de Cocteau, Blanche deviendra son correspondant privilégié. Leur correspondance couvre la période 1912-1939 et comprend soixante-quinze lettres de Cocteau et trente et une de Blanche, toutes inédites. La première partie relate leurs voyages, leur vie mondaine et leurs projets. Cocteau sollicite alors les conseils du "maître" . Survient la Première Guerre mondiale, Cocteau s'engage comme ambulancier et parle de son expérience du front. A la fin de la guerre, les deux amis peuvent se consacrer plus amplement à leur travail, mais n'oublient pas d'évoquer dans leurs lettres les scandales politiques et la vie artistique de Montparnasse. Enfin, les dernières lettres reflètent une douloureuse expérience : Cocteau vient de perdre son ami Raymond Radiguet. Blanche est le seul à qui il ose encore se confier. Cette correspondance croisée offre de multiples considérations sur le travail et la vie de ces deux peintres-écrivains d'exception.
Nombre de pages
204
Date de parution
04/03/1993
Poids
245g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782710305477
Titre
Correspondance
Auteur
Blanché Robert ; Cocteau Jean
Editeur
TABLE RONDE
Largeur
140
Poids
245
Date de parution
19930304
Nombre de pages
204,00 €
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« On voit quelles attitudes philosophiques l'axiomatique contrarie, quelles elle favorise. Elle répugne à un dogmatisme de la synthèse, au rêve d'un point de départ absolu qui assurerait à la déduction une sécurité définitive. C'est à la totalité de la science qu'elle étend maintenant la forme hypothético-déductive. Comme la méthode expérimentale avait discrédité l'espoir cartésien d'une physique démonstrative, aujourd'hui le logicisme, l'idée d'une science rationnelle qui ne présupposerait plus rien, se voit démenti par la régression axiomatique qui, si loin qu'elle pousse, trouve toujours devant soi un antérieur non assimilé. Mais pas plus qu'ils ne s'imposent par une évidence intrinsèque, pas davantage les axiomes ne résultent de décrets arbitraires. » (Robert Blanché)
Résumé : On voit quelles attitudes philosophiques l'axiomatique contrarie, quelles elle favorise. Elle répugne à un dogmatisme de la synthèse, au rêve d'un point de départ absolu qui assurerait à la déduction une sécurité définitive. C'est à la totalité de la science qu'elle étend maintenant la forme hypothético-déductive. Comme la méthode expérimentale avait discrédité l'espoir cartésien d'une physique démonstrative, aujourd'hui le logicisme, l'idée d'une science rationnelle qui ne présupposerait plus rien, se voit démenti par la régression axiomatique qui, si loin qu'elle pousse, trouve devant si un " antérieur " non assimilé. Mais pas plus qu'ils ne s'imposent par une évidence intrinsèque, pas davantage les axiomes ne résultent de décrets arbitraires. ROBERT BLANCHÉ.
Biographie de l'auteur Historien des idées, philosophe et politologue, Pierre-André Taguieff, né en 1946, est directeur de re cherche au CNRS. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont La République enlisée (2005), L'Imaginaire du complot mondial (2006) et les Contre-Réactionnaires (2007).
Dans Autobiographie, le lecteur est entraîné par le rythme, ses sursauts et ses plages de calme apparent, se trouve pris dans un flux où la détresse, l'homosexualité, la hargne, le dégoût de vivre et les images d'un bonheur fuyant composent une fresque narrative d'une rare puissance d'évocation. Il en est de même avec le Conrad Detrez, thrène ou tombeau - à la manière de la Délie de Maurice Scève - où Cliff évoque une amitié sans nuages avec l'auteur de L'Herbe à brûler, prix Renaudot 1978, mort du sida en 1985. Là aussi, le rythme et la forme sont essentiels. Le tragique de l'existence du "héros" constitue le miroir idéal où l'auteur se découvre et se constitue. Biographie de l'auteur Depuis 1973, William Cliff a publié une douzaine de recueils et de récits, ainsi que des traductions. L'Académie française lui a décerné son Grand Prix de Poésie en 2007. Son dernier recueil, Epopées, est paru à La Table Ronde en 2008.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.