La langue du roi est le français. Essai sur la construction juridique d'un principe d'unicité de lan
Blanc Agnès ; Lourde Albert
L'HARMATTAN
54,00 €
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EAN :9782296126824
La langue de la République est le français." L'insertion de la norme en 1992 dans la Constitution de 1958 montre que le droit public, illustré ici dans la relation entre l'unicité linguistique et l'unité étatique, ne peut être étudié en faisant abstraction de la perspective historique de son développement. L'existence dans le droit positif d'une relation entre la recherche de son unité politique par l'Etat et l'instrumentalisation à cette fin d'une langue unique, la langue française, apparaît, en effet, dans l'histoire des institutions françaises aux temps de la souveraineté royale. Le roman, ancêtre du français, sera d'abord la langue de la Francia Occidentalis à la suite des Serments de Strasbourg de 842 et du Traité de Verdun de 843. L'institution d'une unité linguistique est dès lors théoriquement devenue le critère de l'unité de l'Etat en France. Avec l'émergence de la féodalité et l'émiettement linguistique qu'elle suscita, ce critère d'identité linguistique va évoluer et s'affermir lentement au gré de la reconstitution de la souveraineté royale: au fur et à mesure que l'Etat se reconstruit et se resserre autour d'un pouvoir unique, l'unité de langue se précise dans le choix de la langue française. La langue française devient alors la langue unique d'expression de la souveraineté royale. L'émergence de l'absolutisme au XVIe siècle va consacrer cette évolution irréversible, marquée par différents jalons: l'ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 imposera le vernaculaire royal dans la communication judiciaire, mettant ainsi un terme à la diglossie qui spécifiait jusqu'alors l'expression souveraine, légiférant en français mais jugeant en latin. C'est ce nouveau principe qui sera mis en oeuvre dans les différentes conquêtes: la langue du roi, marque de sa souveraineté, va devenir un des principaux instruments de gestion et d'assimilation des nouveaux territoires.
Nombre de pages
638
Date de parution
18/11/2010
Poids
980g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296126824
Titre
La langue du roi est le français. Essai sur la construction juridique d'un principe d'unicité de lan
Auteur
Blanc Agnès ; Lourde Albert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
980
Date de parution
20101118
Nombre de pages
638,00 €
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Notre guerre d'Agnès Humbert est l'histoire au jour le jour du Réseau du Musée de l'homme. Après la débâcle de juin 40, les communications sont interrompues, la presse muselée, partis et syndicats interdits. Pourtant, dès l'automne 40, les premières formes de résistance voient le jour. A Paris c'est d'abord une poignée d'intellectuels, conservateurs de musée, enseignants, écrivains qui décident d'agir. Au coeur du groupe, Paul Rivet, directeur du Musée de l'homme, et deux conservateurs, Jean Cassou et Agnès Humbert. Intellectuelle engagée, Agnès Humbert est née en 1893. Parallèlement à son travail au musée des Arts et tradition populaire, elle est rédactrice à la Vie ouvrière, secrétaire générale des Amitiés franco-soviétiques. Son journal, Notre guerre est le récit très quotidien des premiers pas de la Résistance : réunions, rédactions de tracts, création d'un journal au titre emblématique, Résistance, collecte d'informations, hébergement de parachutistes anglais et puis rapidement, recrutement, constitution d'un réseau dans tout le pays. Parmi ces premiers contacts, Agnès Humbert entre ainsi en relation avec Pierre Brossolette, qui tient une librairie papeterie en face du lycée Jeanson de Sailly...Quelques mois après sa création, le réseau du Musée de l'homme est démantelé. Au printemps 1941, une première vague d'arrestation s'abat sur le groupe. Agnès Humbert est arrêtée le 15 avril 1941. Emprisonnée à Fresnes, puis à la Santé elle est jugée avec ses camarades. Les hommes sont condamnés à mort, elle à cinq ans de bagne. Son journal devient alors journal de captivité, dernières heures d'Honoré d'Estienne d'Orves, bagne hitlérien en Allemagne. Avant même l'arrivée des Américains, Agnès Humbert organise un groupe de résistance qui libèrera son camp de prisonniers en avril 45. Elle reste encore six mois en Allemagne pour y faire la chasse aux nazis. En 1946 elle reprend sa carrière au musée d'Art moderne tout en poursuivant son engagement militant en participant jusqu'à sa mort en 1963 à de nombreuses missions culturelles en Yougoslavie. Publié en 1946 par la maison d'éditions Emile Paul, Notre guerre est un témoignage exceptionnel sur la naissance de la Résistance, l'engagement des intellectuels, la place des femmes dans le combat contre l'occupant.
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