Estuaire est une aventure artistique en trois épisodes dont l'épilogue est prévu à la fin de l'été 2012. À chaque édition (2007-2009 et 2012), une trentaine d'œuvres sont réalisées in situ, à Nantes, Saint-Nazaire et sur les 60 km de l'estuaire de la Loire qui les relient. Si certaines créations sont présentées le temps de l'événement, d'autres sont installées définitivement sur le territoire pour composer un parcours ouvert à la visite toute l'année. Ce parcours pérenne, riche de 29 œuvres, constitue l'objet de ce guide, qui poursuit l'ambition double d'être un beau-livre et le support pratique à une promenade au fil d'une collection d'art contemporain exceptionnelle. Chaque œuvre prend sens selon son écrin géographique, qu'il soit urbain ou portuaire (le canal Saint-Félix près de l'ancienne usine LU, le quai et les entrepôts de l'île de Nantes, la base sous-marine de Saint-Nazaire), en partie aménagé comme certaines zones de l'estuaire (l'embarcadère d'Indre, le canal de la Martinière au Pellerin...), ou même sauvage, car Estuaire prend place dans un site naturel unique : des berges aux marais intérieurs se succèdent vasières, roselières, prés de Loire, prairies humides, marais. Autant de milieux très divers qui sont des habitats privilégiés pour de nombreuses espèces de faune et flore. Ces zones humides forment un territoire de 20 000 hectares, et sont parcourues par 1 700 km de réseaux hydrauliques (étiers, canaux, douves, rigoles). Plus d'une centaine d'ouvrages (écluses et vannes) contrôlent les entrées et sorties d'eau selon les besoins agricoles. Depuis 2007, 29 œuvres réparties sur une vingtaine de sites sont désormais les éléments d'une collection permanente à ciel ouvert, guide vers un lieu atypique ou un site remarquable de l'estuaire. Dédales de petits chemins, enchevêtrements d'étiers, portes d'entrées multiples à sa découverte : les œuvres d'Estuaire sont le fil d'Ariane d'un espace en mutation incessante. Après l'ultime édition de la biennale, à l'été 2012, l'aventure d'Estuaire se poursuivra, d'une autre manière, pour entretenir, faire vivre et rendre accessible au tourisme ce parcours artistique. C'est pour faciliter et encourager cette découverte qu'est conçu ce guide, qui accompagnera le public de surprise en émerveillement, entre Nantes et Saint-Nazaire et d'une rive à l'autre : ondulant sur l'eau sombre, le visage et les cheveux de Laetitia Casta filmée par Ange Leccia... le " bateau mou " installé par Erwin Wurm à califourchon sur une écluse... ou encore, au milieu des roseaux, le joli pavillon et son jardinet posés par Tatzu Nishi à 15 mètres du sol sur une cheminée industrielle...
Date de parution
25/05/2016
Poids
300g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9791090490123
Titre
ESTUAIRE - GUIDE DU PARCOURS PERMANENT
Auteur
BLAISE JEAN
Editeur
DILECTA
Largeur
125
Poids
300
Date de parution
20160525
Disponibilité
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Après avoir exposé et produit les artistes ou les projets artistiques les plus fous, la Monnaie de Paris, fidèle à son ADN de faiseuse d'expositions précieuses, réunit deux grandes figures de l'art contemporain et donne carte blanche à Bertrand Lavier pour un hommage à Raymond Hains. Raymond Hains (1926-2005), esprit génial, libre et facétieux qui déclarait être « le ministre de sa propre culture » sera ici célébré et chahuté par Bertrand Lavier qui proposera, dans chacune des douze salles de l'exposition, d'en revisiter les chefs d??uvre. Douze clins d??il où Bertrand Lavier confronte, provoque et joue avec les ?uvres de Raymond Hains, mais également avec les siennes. Dans cette exposition où la poésie le dispute à l'absurde, on vous parlera notamment de bière, de ski, de Matisse et de Picasso.
En 2009, à Nantes, Ange Leccia réalisait Nymphéa, ?uvre permanente d'Estuaire, qui consiste en une projection vidéo à la surface de l'eau : il venait installer, dans la ville de naissance de Jacques Demy, l'image surnaturelle d'une icône de la mode et du cinéma, Laetitia Casta. En jouant des effets éclatants de l'image sur l'élément aquatique, Ange Leccia revenait à l'essence même de la vidéo : la projection de lumière. Le temps de la prise de vue y rejoint le temps de l'eau qui passe. Nymphéa est sous l'eau comme toutes les images que va chercher Ange Leccia sont en lui. Cette quête, ce voyage à l'intérieur de soi, est le programme de « La mer allée avec le soleil ». Une exposition introspective, telle une plongée dans trente-cinq années de pratique dans laquelle on rencontre toutes les figures qui font la singularité et la beauté du travail d'Ange Leccia : l'omniprésence de l'eau, des images comme des souvenirs de sa jeunesse corse ; les explosions, tempêtes, orages et déferlantes qui illustrent sa sensibilité à fleur de peau ; des images télévisuelles retravaillées dans lesquelles la gravité intérieure rejoint la gravité du monde (en contraste, sans cesse, la beauté du monde naturel) ; les jeunes filles ou l'adolescence comme l'état de création artistique de tous les possibles, mais où l'on se sent perdu face à l'inconnu ; la pop music et les tubes qui souvent collent au souvenir d'un sentiment fort. Pensé au départ comme un événement biennal (2007-2009-2012), Estuaire Nantes Saint-Nazaire est aujourd'hui une collection à ciel ouvert de trente oeuvres permanentes réalisées in situ, à Nantes, Saint-Nazaire et dans les communes riveraines de l'estuaire de la Loire qui les relie. Le projet artistique accompagne un projet politique : la construction de la métropole Nantes Saint-Nazaire. Ainsi, chacune des oeuvres de ce «monument dispersé » guide vers un lieu atypique ou un site remarquable de l'estuaire. Entre réserves naturelles fragiles et bâtiments industriels gigantesques, l'estuaire de la Loire est un territoire complexe. Dédales de petits chemins, enchevêtrements d'étiers, portes d'entrées multiples à sa découverte : les ?uvres d'Estuaire sont le fil d'Ariane d'un espace en mutation constante.
Yves Klein n'a eu que peu de temps pour se faire un nom dans le milieu de l'art. Pourtant, lorsqu'il meurt d'une crise cardiaque en 1962, l'artiste est déjà une légende. En quelques années, il est devenu l'une des figues majeures de l'art contemporain à l'international. Représenté par les plus grandes galeries de son temps, Yves Klein a également exposé dans les plus prestigieuses institutions. Comprenant très tôt l'importance croissante des médias - qu'il utilise à son avantage -, il ne considère pas la photographie comme un simple moyen de documentation, mais plutôt et surtout comme une façon de présenter ses modèles. En décidant lui-même par qui et comment il est photographié, Yves Klein a fait de sa vie artistique un mythe, rendant floues les limites entre ses oeuvres et sa vie privée. Yves Klein in/out Studio propose la reproduction d'oeuvres de Klein (Le Saut dans le vide, les murs de l'Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen, des vues de son exposition programmatique "Monochrome und Feuer" au Museum Haus Lange de Krefeld, en 1961) ainsi qu'un regard sur l'envers de son travail, notamment de ses performances. Au fil des pages, on découvrira ainsi la genèse de ses fameuses "Anthropométries" et des peintures de feu, des portraits de l'artiste dans son studio ou en voyage, ainsi que de nombreuses planches contact reproduisant des photos "non autorisées" et encore inédites.
Ce livre est publié à l'occasion de la première exposition de Jiang Dahaï à Paris, à l'invitation du musée national des Arts asiatiques Guimet. Né à Nankin en 1946, Jiang Dahaï (naturalisé Français depuis 1991) partage son temps entre Paris et Pékin. Formé successivement à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine (Pékin) et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, son ?uvre picturale s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus achevées d'une génération durement éprouvée par la Révolution culturelle. Renouvelant le dialogue fécond suscité par la rencontre, au siècle dernier, entre les traditions picturales française et chinoise entreprise par des artistes formés à Paris, comme Zao Wou Ki, Chu Teh Chun, ou avant eux Xu Beihong, les peintures de Jiang Dahaï, détachées du lyrisme gestuel de la calligraphie, livrent, dans une langue abstraite et minimale, une subtile et fascinante vision de paysages à la fois cosmiques et célestes. Faites d'une chorégraphie manuelle de légères gouttes de couleurs transparentes lancées par le pinceau sur la toile, sans contact avec elle, les peintures révèlent des modulations harmoniques infinies, à la fois immobiles et fluides, qui se déploient comme dans un ciel sans cesse renouvelé par la capture de la lumière.