Visages de l'exploration au XIXe siècle. Du mythe à l'histoire
Blais Hélène ; Loiseaux Olivier
BNF
29,00 €
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EAN :9782717728866
Au XIXe siècle, les explorations se multiplient, guidées par la soif de connaissance autant que par les ambitions coloniales des nations européennes : de la préparation du voyage à sa médiatisation au retour, en passant par la réalité du terrain, c'est cette histoire aux multiples visages que ce livre richement illustré retrace Au XIXe siècle, voyages et explorations connaissent un essor sans précédent : depuis l'Europe, de nombreuses expéditions se montent, qui visent à faire avancer les sciences, mais aussi à évaluer les richesses exploitables à l'heure où les nations du Vieux Continent étendent leurs empires coloniaux. Sous la houlette des Etats et des sociétés savantes, comme la Société de géographie fondée à Paris en 1821, les derniers " blancs " qui subsistaient sur la carte du monde sont bientôt comblés . Au retour, l'explorateur, porté aux nues par la presse populaire et les récits d'aventures, fait figure de héros : Humboldt, Caillié, Livingstone, Charnay... La liste est longue de ces noms, synonymes de bravoure et de gloire, qui font rêver. Pourtant, la réalité de l'exploration est plus complexe que ne le laisse à penser le mythe qui s'écrit alors. Seul, le voyageur ? Plutôt accompagné par une cohorte de guides, d'interprètes et d'auxiliaires, indispensables au bon déroulement des missions et à l'élaboration des savoirs. Généralement armé, aussi : l'exploration est une incursion en terre étrangère rarement aussi vierge qu'on le dit. Enfin, le voyage ne fut pas seulement l'apanage des hommes ni des Occidentaux : des femmes ont pu entreprendre des missions d'envergure, et des souverains extra-Européens commanditer des expéditions à leur profit. Au-delà du mythe et au plus près des archives, croisant récits d'expéditions, parcours d'explorateurs et analyses de fonds, c'est cette histoire aux multiples visages que cet ouvrage retrace.
Nombre de pages
239
Date de parution
05/05/2022
Poids
728g
Largeur
182mm
Plus d'informations
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EAN
9782717728866
Titre
Visages de l'exploration au XIXe siècle. Du mythe à l'histoire
Auteur
Blais Hélène ; Loiseaux Olivier
Editeur
BNF
Largeur
182
Poids
728
Date de parution
20220505
Nombre de pages
239,00 €
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Lorsque les troupes françaises débarquèrent à Alger en 1830, le territoire qui s'étendait devant eux leur était à peu près inconnu. Quelques récits de voyageurs, les traités des géographes antiques : le bagage était mince. La conquête allait commencer, mais aucun Français ne savait ce qu'était l'Algérie. Quelles étaient ses limites, à l'est et à l'ouest, en direction de la Tunisie et du Maroc ? Fallait-il se contenter d'occuper une bande de terre côtière ou pénétrer en direction du mystérieux Sahara ? Comment établir des frontières dans les confins traversés par des populations nomades ? Et, dans l'immédiat, sur quelles cartes s'appuyer pour assurer le contrôle du territoire, identifier les populations locales et nommer les régions occupées ? Mirages de la carte renouvelle en profondeur l'histoire de la conquête de l'Algérie, en suivant au plus près les travaux des géographes et des cartographes chargés d'arpenter ce territoire et d'en tracer les contours dans le sillage de l'armée. Hélène Biais montre que la géographie coloniale sert à prendre possession d'un territoire, aussi bien militairement que symboliquement, mais qu'elle ne se réduit pas à imposer une domination. En nous conviant à l'invention de l'Algérie coloniale, à la croisée des pratiques savantes et des ambitions impériales, ce livre original et novateur démontre brillamment comment l'histoire des savoirs peut renouveler celle des empires coloniaux.
Pour avoir été dédiées à la découverte et à la science, les grands voyages de découverte autour du monde du XVIIIe siècle ont acquis un immense prestige. Au lendemain des guerres napoléoniennes, la Marine française tente de renouer avec cette tradition. De grands marins comme Freycinet, Dumont d'Urville ou Dupetit-Thouars partent alors sur les traces de Bougainville et de Lapérouse. Le monde a cependant changé. De 1815 à 1845, les ambitions coloniales renaissent. L'océan Pacifique, qui reste un réservoir de mythes et de rêves pour les Européens, devient simultanément un terrain de convoitise. Il faut répondre à la fois aux normes modernes de précision et aux impératifs géostratégiques qui se modèlent dans cette partie du monde. En 1842, la mainmise française sur les archipels des Marquises et de Tahiti donne aux reconnaissances géographiques une orientation coloniale soudain explicite. C'est l'histoire encore méconnue de ces voyages océaniens, où les visées impérialistes se mêlent aux objectifs scientifiques, qui est ici racontée. Quels étaient les objectifs politiques et les visées scientifiques de ces explorations ? Que faisaient au juste les voyageurs sur le terrain ? Quels nouveaux savoirs géographiques ont-ils élaboré ? Quel usage a-t-on fait des informations rapportées ? Hélène Blais montre comment la curiosité géographique et les ambitions coloniales s'articulent de façon inattendue et parfois ambiguë. Les marins comblent les blancs de la carte, donnant ainsi naissance à des géographies du Pacifique qui se distinguent par leurs usages et leur réception. Mais au-delà, ces voyages au Grand Océan font apparaître, à travers le choix des échelles et les découpages internes, les différents facteurs qui président à l'invention d'un territoire dans un contexte d'expansion coloniale.
Quels sont les contenus des savoirs géographiques au moment de l'émergence des sciences humaines ? L'histoire de la géographie commence traditionnellement avec son entrée à l'Université et la mise en place de la géographie vidalienne. Cet ouvrage s'intéresse à l'éclatement apparent des pratiques géographiques, aux discours et aux échanges avec d'autres disciplines, à l'oscillation de la géographie entre science physique et science humaine.
A quoi ressemblait Paris au Moyen Age? Pour satisfaire notre curiosité, nous pourrions relire l'abondante littérature historique consacrée à l'une des plus belles villes du monde, ou survoler "Paris à vol d'oiseau" grâce aux pages mémorables de Victor Hugo dans son Notre-Dame de Paris. La Bibliothèque nationale de France a choisi de donner à voir un florilège exceptionnel de vues de Paris telles qu'elles ont été peintes dans les plus prestigieux manuscrits enluminés qu'elle conserve et qui ont été réalisées par de grands artistes tels Jean Colombe, Jean Bourdichon ou Jean Fouquet, pour les cours princières du XIIe au XVIe siècle. Laissons-nous guider par la plume de l'historien Jean Favier et les minutieuses descriptions de Nicole Fleurier: voici les grands moments de l'histoire de la capitale depuis Dagobert jusqu'à l'arrivée de Jeanne d'Arc devant Paris en 1429; voici des monuments grandioses dont la plupart sont encore debout aujourd'hui comme les hautes tours de Notre-Dame, l'Hôtel-Dieu, ou la flèche de la Sainte-Chapelle; voici enfin, parmi les représentations pittoresques du monde des marchands de l'eau, des orfèvres et des changeurs qui vivent sur les ponts de Paris, le détail croqué sur le vif d'un plongeur nu sautant d'une barque pour se baigner dans l'eau claire de la Seine...
22 planches détachables du maître de l'estampe japonaise.Hiroshige (1797-1858) joua un rôle prépondérant dans le développement de l'estampe de paysage. Issues de ses séries les plus prestigieuses, ces planches sont empreintes de délicatesse et de mystère. Une vision éminemment poétique du Japon.Les " livres-posters " ont pour vocation de reproduire, dans une reliure et un format qui permettent de les détacher et de les afficher, une sélection d'images choisies au sein des ouvrages et fonds les plus spectaculaires et remarquables de la Bibliothèque nationale de France. Chaque image est légendée au dos, détachable du " bloc d'origine " ; les 22 planches sont accompagnées d'un texte d'introduction qui les situe dans les collections et dans l'?uvre de leur(s) auteur(s).Enn 1832, Andô Hiroshige (1797-1858) compose sa fameuse série des Cinquante-trois relais du Tôkaidô, qui remporte un succès considérable et fait sa renommée.Dans les dernières années de son existence, il créera plusieurs séries admirables, de grandes suites topographiques, d'une ampleur inégalée, dont les 70 planches des Vues des sites célèbres des soixante et quelques provinces du Japon (de 1853 à 1856) et les cent dix-neuf planches d'un ambitieux recueil, les Cent vues célèbres d'Edo (de 1856 à 18589), qui rendent hommage à sa ville natale et couronnent sa carrière...Hiroshige, à la suite d'Hokusai, réalisera à la fin de sa vie deux séries sur la montagne sacrée : les Trente-six vues du mont Fuji, les Cent vues du mont Fuji. Parvenant à représenter un site réel de façon identifiable, tout en le baignant d'une aura poétique et mystérieuse, Hiroshige tire parti de toutes les ressources techniques de la gravure sur bois polychrome.
Cet ouvrage richement illustré présente plus de cinquante manuscrits enluminés conservés dans les collections de la Bibliothèque nationale de France et de la British Library. Exécutés entre 700 et 1200, ces manuscrits témoignent des liens artistiques et intellectuels étroits qui se sont noués pendant cinq siècles entre l'Angleterre et la France. Au fil des pages, bibles, Evangiles, psautiers, vies de saints ou encore herbiers et recueils épistolaires donnent à voir la richesse et la diversité de la production artistique médiévale, dans un chatoiement d'or et de couleurs.