Publié en 1976, réédité aux éditions Grasset en 2003, Les Déclassés relate les débuts dans la vie d'un jeune garçon, Hugues. Ce héros de seize ans est confronté à la lutte des classes, à l'affrontement féroce et camouflé d'une grande bourgeoisie descendante et d'une moyenne bourgeoisie montante. Son ami, Jean-Paul, appartient à la première. Son ami Patrick, qui mène une vie de boums et de flirts, à la seconde. Hugues se cherche. Son seul allié : Karl Marx, qu'il lit avec passion et dont il décide de suivre les préceptes. Il milite dans des partis révolutionnaires, fréquente des bandes de jeunes révoltés, participe, plein d'espoir, à mai 1968. Mais il découvre bientôt que la vie d'étudiant est vide de sens. Dans un bric-à-brac érotico-politique, il rencontre la politique, les flics, la drogue, le MLF, le gauchisme, des antipsychiatres, et les militantes de l'underground. L'époque change, ses amis aussi... Las des vains débats et des assemblées générales, il part pour les Etats-Unis, où il essaye la drogue, découvre la musique rock, fréquente les mouvements hippies, et se passionne pour une Beat Generation en pleine expansion. Entre Paris et la province, le lancer de pavés et l'apprentissage de la sexualité, Jean-François Bizot offre un saisissant road movie des années 1970.
Nombre de pages
480
Date de parution
02/05/2018
Poids
419g
Largeur
120mm
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EAN
9782246817512
Titre
Les déclassés
Auteur
Bizot Jean-François
Editeur
GRASSET
Largeur
120
Poids
419
Date de parution
20180502
Nombre de pages
480,00 €
Disponibilité
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Patrick a vingt-six ans, il ne sait plus où il en est. Nous sommes en novembre 1976 et les croyances se ramollissent. Pour échapper à cette morosité, sa petite amie Pascale se maquille, se contemple, rôde avec les décadents qui s'épuisent à singer. New York : plus moyen de passer une soirée avec elle. Patrick se tourne vers ses vieux camarades, les anciens militants. Là aussi, une débâcle. Alors il veut oublier Pascale et les utopies ridiculisées par la crise du pétrole : il part tout seul en Asie. Les lieux communs de l'Europe ne tiennent pas le choc.Puis il rentre à Paris et retrouve Pascale, la politique, le chômage, la publicité et les interrogations de sa génération. Là n'était pas l'aventure... Déçu par ce milieu dérisoire, il finira par repartir.
Biographie de l'auteur Jean-François Bizot est né en 1944. Co-fondateur d'Actuel avec Michel-Antoine Burnier, Bernard Kouchner et Patrick Rambaud, Radio Nova et TSF, la radio jazz, il a aussi tourné un film, La Route (1973). Publié une enquête, Au Parti des Socialistes (Grasset, 1975) en collaboration avec Léon Mercadet et Patrice Van Eersel. Un livre d'art et d'histoire, Underground (Denoël, 2001) avec Mariel Primois et Jean Rouzaud, entre autres. Et un récit, Un moment de faiblesse (Grasset, 2003).
Du jour au lendemain, on me dit que le cancer me squatte. J'ai de la chance : j'appartiens à un pays dont la recherche médicale n'est pas encore complètement saccagée. On m'apprend que mon cas est "avancé" et qu'il s'agit de mener une guerre lourde. Jamais fait un pareil reportage, aussi long, dans un univers parallèle : l'humanité. Face à la douleur, la mienne. Face au stress des hôpitaux, heures sup et responsabilités croissantes. J'apprends pas à pas cette guerre, les offensives chirurgicales, les bombardements intensifs, la poursuite des cellules terroristes. Les experts et les anciens me recommandent d'inventer mes traitements personnels. Ça, c'est ma propagande : il s'agit de gonfler le moral de mes troupes... Face au regard des autres, à leur tour transformés : les effarouchés, les compatissants, les fuyards, les infidèles. On ne sort pas pareil de cette chronique d'un cancer moderne. Comme, paraît-il, de toutes les guerres : amnésique de préférence, avec une autre histoire devant soi. " J.F.B. Trois cents pages suffisent à métamorphoser la pudeur en livre, la douleur en poésie entêtante, à faire reculer la fatalité.
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.