En 1971 la Bibliothèque Nationale présenta, sous le titre " Photographie nouvelle des États-Unis ", une exposition consacrée à de jeunes Américains alors peu connus. Leurs photographies rompaient avec la conception du médium qui prévalait en Europe, où régnait la photographie " humaniste ". On découvrit alors Diane Arbus, Lee Friedlander, Garry Winogrand et bien d'autres. Chacun à sa manière engageait une singulière évolution, interrogeait sans a priori les multiples possibilités de cet art. Loin du pictorialisme, à distance du pur document, ils ne rompaient pourtant pas avec la riche tradition qu'incarnaient Walker Evans, Harry Callahan ou Aaron Siskind. La collection de la BNF conserve, grâce à ce lien consolidé au fil des ans, plus de deux mille tirages d'époque. L'exposition n'entend pas pour autant tracer une histoire de la photographie américaine des années 70. Les quelque trois cents photographies, rassemblées autour d'un nombre restreint de thèmes, esquissent un parcours dans le territoire iconographique qu'elles constituent. Le portrait (Diane Arbus), le paysage (Paul Caponigro, Lewis Baltz ou Joe Deal), les expérimentations photographiques (Duane Michals ou Les Krims) font écho dans l'exposition aux scènes de rue de Garry Winogrand, William Klein, Bruce Gilden, aux héros marginaux de Larry Clark, à l'humour décalé de Bill Owens et Ken Graves, aux recherches raffinées de Ralph Gibson. L'ensemble offre la part belle à l'onirisme et au fantasme, tradition très anglo-saxonne interprétée par Ralph Eugene Meatyard, Arthur Tress ou Joel Peter Witkin. L'exposition et son catalogue entendent mettre en évidence l'audace et la vigueur des formes, montrer la confondante liberté qui, à cette époque, balaya les stéréotypes et exerce encore son emprise sur la conception post-moderne de la photographie. Exposition du 29 octobre 2008 au 25 janvier 2009 à la BNF, site Richelieu.
Nombre de pages
328
Date de parution
16/10/2008
Poids
1 652g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782717724110
Titre
70's Le choc de la photographie américaine
Auteur
Biroleau Anne
Editeur
BNF
Largeur
225
Poids
1652
Date de parution
20081016
Nombre de pages
328,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Anne Biroleau est conservateur général au département des Estampes et de la Photographie de la BNF, où elle est chargée de la photographie du XXIe siècle. Elle a été commissaire associé et a participé aux catalogues des expositions Le corps du visible (Rencontres internationales de la photographie, Arles, 1999) et "Eloge de l'ombre" (musée de Kawasaki, 2000; musée de Yamaguchi, janvier-février 2001, avec catalogue). Elle a assuré le commissariat des expositions "Minot - Gormezano. Le chaos et la lumière. 1983-2001" (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard), "Portraits / Visages. 1853-2003" (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard), "Stéphane Couturier. Mutations" (BNF, 2004, avec catalogue), "Mario Giacomelli. Métamorphoses" (BNF, 2005), "Jean-Louis Garnell" (BNF, 2005), "Sebastiao Salgado. Territoires et vies" (en collaboration avec Dominique Versavel, BNF, 2005, avec catalogue), "Roger Ballen, dans la chambre d'ombres" (BNF, 2006), "Cari de Keyzer, Trinity" (BNF, 2008), "70's. Le choc de la photographie américaine" (BNF, 2008, avec catalogue).
Biroleau Anne ; Béchet Jean-Christophe ; Chancel P
14 photographes ont reçu, il y a quatre ans, carte blanche pour photographier la France. Une commande de Raymond Depardon, une consigne: « Vous pouvez nous dire bonjour et bravo mais vous devez aussi nous adresser un bras d honneur et ne pas être trop révérencieux ». Anne Biroleau analyse chacun des travaux et dresse une forme de panorama de la photographie actuelle en France.
Biroleau Anne ; Stahel Urs ; Persson Hasse ; Racin
Né à Solna (Suède) en 1944, Anders Petersen est un photographe mondialement connu. C'est à Hambourg, ville portuaire riche en cafés où se mêlent les êtres les plus disparates, qu'à 18 ans il s'immerge dans la vie nocturne et la contre-culture. Devenu l'hôte assidu du café Lehmitz, il y puisera le thème, les décors, les modèles de sa première série de photographies (1978), qui lui valut une reconnaissance immédiate et est devenue depuis lors l'emblème de tous les développements futurs de son oeuvre. Élève à ses débuts de Christer Strömholm, le plus grand photographe suédois de l'époque, Anders Petersen partage avec lui une même approche du monde et une même forme d'esthétique, essentiellement celle d'une photographie en noir et blanc ayant l'acuité et le dynamisme du snapshot, mais également un respect et un souci de l'autre, fondamentaux dès lors qu'il s'agit du portrait, autre grand thème commun aux deux photographes. Quelque 40 ans après l'acquisition de vingt-cinq épreuves de sa toute première série, la Bibliothèque nationale de France lui consacre aujourd'hui une grande exposition monographique, une première à Paris. L'ensemble constitué met en évidence le fil conducteur qui lie les différentes périodes du travail de Petersen et permet de mesurer la permanence et l'approfondissement d'un style qui dès le commencement répondait à une recherche personnelle fondée sur le contact humain et la liberté du regard. Prolongeant et reflétant l'événement, cet ouvrage présente plus de 300 photographies de l'artiste, allant de Café Lehmitz aux récentes séries Roma (2012) et Reggio Emilia (2012). Sont ainsi rendus manifestes l'effet d'univers qu'engendre l'ensemble de l'oeuvre, ainsi que l'invention et l'évolution d'une écriture profondément intuitive et sensuelle.
Plutôt qu'une histoire du portrait en photographie, ce livre-catalogue présente, à travers un choix de plus de deux cents oeuvres, un panorama de la collection de photographies conservée à la Bibliothèque nationale de France. Au-delà de la métaphore, portrait de la collection à travers les visages qui la composent, ce thème permet d'explorer de grands courants de l'histoire de la photographie et de tracer la genèse de la collection publique la plus ancienne et la plus riche du monde dans le domaine de la photographie. Le propos est aussi de préfigurer ainsi la nouvelle collaboration de la Bibliothèque nationale de France et des éditions Gallimard. Sous le titre général Galerie de photographie seront explorés chaque année les multiples facettes de la photographie et des collections incunables du médium, icônes anciennes et modernes, ?uvres contemporaines, mais aussi photographies de mode, de presse, albums d'amateurs, ensembles historiques donnés à la Bibliothèque. Dans le présent ouvrage, les ?uvres du XIXe et du XXe siècle se succèdent chronologiquement, mais elles ont été choisies pour se répondre et correspondre entre elles enjeu de miroirs. Le choix fait dans le fonds du XIXe siècle met bien sûr en avant les grands auteurs, de Félix Nadar à Eugène Atget en passant par Adalbert Cuvelier et Julia Margaret Cameron. Une place importante est aussi réservée aux anonymes, aux amateurs célèbres comme Robert de Montesquiou, aux scientifiques comme Potteau. Des exemples de la diversité de la pratique photographique dans le monde sont représentés par l'atelier de Bonnevide au Sénégal, les travaux de Raoult à Odessa ou de Miot à Terre-Neuve. La sélection des oeuvres met en lumière le fait que le portrait photographique du XIXe siècle est, lucidement ou non, souterrainement ou non, une courbe parsemée de singularités qui aujourd'hui attirent notre attention comme autant de zones de fracture. Les reflets, ombres portées ou fragmentations qui apparurent d'abord comme des jeux ou des accidents sont réinvestis par les photographes modernes et contemporains, Paul Strand, André Kertesz ou Dieter Appelt. L'exigence documentaire ou scientifique, d'abord développée par Bertillon et Atget, conduit au XXe siècle à l'élaboration de protocoles de plus en plus précis. Le visage est peu à peu lessivé de tout contexte historique et social. Ce puissant courant esthétique, l'exploration de plus en plus aiguë de la représentation du visage sont vus à travers des ?uvres françaises et étrangères : Paul Strand, André Kertesz, Raoul Ubac, Diane Arbus, Rossella Bellusci, Ralph Gibson, Florence Chevallier, Clarence John Laughlin, Vilem Kriz, Xavier Zimmerman. La lumière est faite aussi bien sur des pièces isolées, comme la photographie par Rudomine de La Vierge inconnue du canal de l'Ourcq, cette noyée rendue célèbre par Louis Aragon, ou des affiches déchirées vues à Tokyo par William Klein, que sur les séries de Vilem Kriz ou Connie Imboden.
A quoi ressemblait Paris au Moyen Age? Pour satisfaire notre curiosité, nous pourrions relire l'abondante littérature historique consacrée à l'une des plus belles villes du monde, ou survoler "Paris à vol d'oiseau" grâce aux pages mémorables de Victor Hugo dans son Notre-Dame de Paris. La Bibliothèque nationale de France a choisi de donner à voir un florilège exceptionnel de vues de Paris telles qu'elles ont été peintes dans les plus prestigieux manuscrits enluminés qu'elle conserve et qui ont été réalisées par de grands artistes tels Jean Colombe, Jean Bourdichon ou Jean Fouquet, pour les cours princières du XIIe au XVIe siècle. Laissons-nous guider par la plume de l'historien Jean Favier et les minutieuses descriptions de Nicole Fleurier: voici les grands moments de l'histoire de la capitale depuis Dagobert jusqu'à l'arrivée de Jeanne d'Arc devant Paris en 1429; voici des monuments grandioses dont la plupart sont encore debout aujourd'hui comme les hautes tours de Notre-Dame, l'Hôtel-Dieu, ou la flèche de la Sainte-Chapelle; voici enfin, parmi les représentations pittoresques du monde des marchands de l'eau, des orfèvres et des changeurs qui vivent sur les ponts de Paris, le détail croqué sur le vif d'un plongeur nu sautant d'une barque pour se baigner dans l'eau claire de la Seine...
22 planches détachables du maître de l'estampe japonaise.Hiroshige (1797-1858) joua un rôle prépondérant dans le développement de l'estampe de paysage. Issues de ses séries les plus prestigieuses, ces planches sont empreintes de délicatesse et de mystère. Une vision éminemment poétique du Japon.Les " livres-posters " ont pour vocation de reproduire, dans une reliure et un format qui permettent de les détacher et de les afficher, une sélection d'images choisies au sein des ouvrages et fonds les plus spectaculaires et remarquables de la Bibliothèque nationale de France. Chaque image est légendée au dos, détachable du " bloc d'origine " ; les 22 planches sont accompagnées d'un texte d'introduction qui les situe dans les collections et dans l'?uvre de leur(s) auteur(s).Enn 1832, Andô Hiroshige (1797-1858) compose sa fameuse série des Cinquante-trois relais du Tôkaidô, qui remporte un succès considérable et fait sa renommée.Dans les dernières années de son existence, il créera plusieurs séries admirables, de grandes suites topographiques, d'une ampleur inégalée, dont les 70 planches des Vues des sites célèbres des soixante et quelques provinces du Japon (de 1853 à 1856) et les cent dix-neuf planches d'un ambitieux recueil, les Cent vues célèbres d'Edo (de 1856 à 18589), qui rendent hommage à sa ville natale et couronnent sa carrière...Hiroshige, à la suite d'Hokusai, réalisera à la fin de sa vie deux séries sur la montagne sacrée : les Trente-six vues du mont Fuji, les Cent vues du mont Fuji. Parvenant à représenter un site réel de façon identifiable, tout en le baignant d'une aura poétique et mystérieuse, Hiroshige tire parti de toutes les ressources techniques de la gravure sur bois polychrome.
Cet ouvrage richement illustré présente plus de cinquante manuscrits enluminés conservés dans les collections de la Bibliothèque nationale de France et de la British Library. Exécutés entre 700 et 1200, ces manuscrits témoignent des liens artistiques et intellectuels étroits qui se sont noués pendant cinq siècles entre l'Angleterre et la France. Au fil des pages, bibles, Evangiles, psautiers, vies de saints ou encore herbiers et recueils épistolaires donnent à voir la richesse et la diversité de la production artistique médiévale, dans un chatoiement d'or et de couleurs.