« Nous étouffons parmi des gens qui pensent avoir absolument raison », disait Albert Camus, et nous sommes nombreux à ressentir la même chose aujourd?hui, tant l?air devient proprement irrespirable. Les réseaux sociaux sont un théâtre d?ombres où le débat est souvent remplacé par l?invective : chacun, craignant d?y rencontrer un contradicteur, préfère traquer cent ennemis. Au-delà même de Twitter ou de Facebook, le champ intellectuel et politique se confond avec un champ de bataille où tous les coups sont permis. Partout de féroces prêcheurs préfèrent attiser les haines plutôt qu?éclairer les esprits.Avec ce livre, Jean Birnbaum veut apporter du réconfort à toutes les femmes, tous les hommes qui refusent la «brutalisation» de notre débat public et qui veulent préserver l?espace d?une discussion aussi franche qu?argumentée. Pour cela, il relit les textes de quelques intellectuels et écrivains qui ne se sont jamais contentés d?opposer l?idéologie à l?idéologie, les slogans aux slogans. Renouer avec Albert Camus, George Orwell, Hannah Arendt, Raymond Aron, Georges Bernanos, Germaine Tillion ou encore Roland Barthes, ce n?est pas seulement trouver refuge auprès de figures aimées, qui permettent de tenir bon, de se tenir bien. C?est surtout retrouver l?espoir et la capacité de proclamer ceci : dans le brouhaha des évidences, il n?y a pas plus radical que la nuance.Jean Birnbaum dirige Le Monde des livres. Il est l?auteur de plusieurs essais, et notamment d?Un silence religieux. La gauche face au djihadisme (2016, prix Aujourd?hui) et La Religion des faibles. Ce que le djihadisme dit de nous (2018, prix Montaigne).
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Nombre de pages
137
Date de parution
11/03/2021
Poids
184g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782021476736
Titre
Le courage de la nuance
ISBN
2021476731
Auteur
Birnbaum Jean
Editeur
SEUIL
Largeur
143
Poids
184
Date de parution
20210311
Nombre de pages
137,00 €
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Dans le prolongement de son essai Le Courage de la nuance, Jean Birnbaum l'affirme : on peut défendre ses idées politiques, même radicales, sans être un fanatique. Il y a mille raisons de s'insurger contre le monde tel qu'il est, mais agir comme si le sanglant XX ? siècle n'avait pas eu lieu, c'est se condamner à refaire les mêmes erreurs, les mêmes horreurs. Afin de surmonter cette malédiction, Jean Birnbaum bâtit un pont entre les révoltes d'hier et d'aujourd'hui. Evoquant ses souvenirs de jeune militant, il propose un voyage en compagnie de figures comme George Orwell, Simone Weil ou Victor Serge. Parce qu'ils ont eu la force d'être justes, parce qu'ils ont dénoncé les mensonges et les crimes qui déshonoraient leur idéal, ces dissidents ont été traités de traîtres, de fascistes... Ce ne sont ni des héros ni des saints. Reste qu'ils ont indiqué une voie étroite. Lutter sans se mentir, s'engager les yeux ouverts, voilà qui relève de l'exception. Mais puisque tout est à refaire, c'est le seul pari digne de ce nom, plaide cet essai qui touche par son humour et sa sensibilité.
Quand un pilote d'avion peut broyer des milliers de corps sans apercevoir leurs silhouettes, que devient le métier de soldat ? Une besogne dont "un gentleman peut venir à bout sans salir ses manchettes ni son imagination", ironisait l'écrivain Georges Bernanos dès 1947. Trois ans plus tard, le juriste Carl Schmitt soulignait aussi la nouveauté : pour "celui qui a le dessus", la force aérienne fait de "celui qui a le dessous" non un ennemi mais un truand qu'il faut mettre hors d'état de nuire. Sept décennies ont passé, les choses se sont accélérées : les drones et l'intelligence artificielle transforment la guerre en chasse à l'homme et l'ennemi en gibier. D'où la confusion croissante entre combattants et civils. Or ce qui est mis en jeu, dans cette crise de l'ennemi, ce n'est pas seulement notre imaginaire géopolitique ou le droit de la guerre. C'est également la philosophie en tant que capacité à nous remettre en question - violemment. Sans la figure de l'ennemi, peut-on penser la politique ? demandait encore Carl Schmitt. Sans ennemi, peut-on penser tout court ?
La pensée occidentale a longtemps défini l'animal par ce qui lui manque: la raison, la pudeur, le rire... Aujourd'hui, notre imaginaire reste dominé par la conception cartésienne de "l'animal-machine", incapable d'accéder au langage, dépourvu de subjectivité, donc privé de tout droit. Or l'actualité vient régulièrement nous rappeler l'étrange proximité qui nous lie aux animaux: crise de la "vache folle", grippes "aviaire" ou "porcine" Surtout, les avancées de la recherche remettent en question la frontière entre l'Homme et l'Animal. Ainsi, les travaux des paléoanthropologues ou des éthologues soumettent la foi humaniste dans le "propre de l'Homme" à rude épreuve. Mais, alors, comment relativiser l'exception humaine sans sombrer dans la confusion entre tous les vivants? Comment l'Homme peut-il prendre ses responsabilités envers l'Animal, voire reconnaître avec lui une communauté de destin, sans se comporter lui-même comme une bête?
Le temps, avec l?espace, disait Emmanuel Kant, constitue la «forme a priori» de notre sensibilité : horizon à travers lequel nous faisons l?expérience du monde, il structure notre façon d'aller à la rencontre de ce qui est. Or, selon nombre d?observateurs, la modernité semble désormais compromettre les conditions de cette rencontre. Tout va de plus en plus vite : entre fast-food, speed dating et haut débit, notre époque se distingue par la toute-puissance de la vitesse. Ce qui est en jeu, ici, ce n?est plus seulement l?emballement de l?innovation technique, mais l?accélération du réel lui-même. Telle est l?une des désillusions du progrès : plus nous sommes équipés de machines, d?appareils censés nous faire gagner du temps, et plus nous avons le sentiment d?en manquer. On entendra ici des voix dissidentes : non, il n?est pas inéluctable que dans les relations sociales comme dans la vie intime, en politique comme en amour, notre quotidien soit marqué par l?urgence, que la tyrannie du court terme comprime l?espace, que le triomphe de l?immédiat rende impossible toute vie au présent. La meilleure réponse à la question «Où donc est passé le temps ?» est un éloge de notre liberté de dire «non».
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
L'histoire de la réalisation d'un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré. 1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne. Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d'ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu'elle constitue.