Redonner à la ville des Césars sa dignité de caput mundi, telle est l'ambition de Biondo. Le retour aux sources n'est pas cependant synonyme de retour en arrière: Rome restaurée, dans un bel élan humaniste, envisage de réconcilier Antiquité et temps modernes en proposant la cohabitation, voire la fusion, des cités antique et moderne. Le livre II s'ouvre sur une étude de tous les ensembles thermaux encore visibles ou signalés par les sources qui ne dissimulent rien de leur origine, de leur histoire et de leur fonction. Ce faisant, Biondo renouvelle la méthode d'enquête éprouvée au livre I puisqu'il avait rigoureusement suivi l'ordre de progression dans la ville établi depuis les Mirabilia (les murailles, les portes, etc?) et que reprendront ses successeurs jusqu'au XVIe siècle. Le livre II combine les deux méthodes, progression topographique et regroupement typologique des monuments, puisque Biondo progresse par avancées successives vers le c'ur de la Ville et notamment le Forum républicain. Cette redéfinition de la méthode à mi-parcours ne résulte pas d'un constat d'échec, elle a au contraire pour fonction de permettre un approfondissement des exposés. Tout se passe comme si, progressant vers le c'ur de Rome, l'humaniste progressait aussi vers le c'ur du sujet: la dénomination, l'analyse et non plus seulement la localisation des édifices.
Nombre de pages
314
Date de parution
12/04/2012
Poids
462g
Largeur
147mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782251800257
Titre
Rome restaurée. Tome 2, Livres 2 et 3
Auteur
Biondo Flavio ; Raffarin Anne ; Coarelli Filippo
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
147
Poids
462
Date de parution
20120412
Nombre de pages
314,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
« Mainte raison nous incite à rétablir, Très Saint Père Eugène, dans la mesure de nos capacités, la connaissance des édifices ou plutôt des ruines aujourd'hui visibles de la ville de Rome, maîtresse du monde. Mais la principale, c'est que les hommes des siècles précédents ont vécu dans une telle ignorance des études d'humanité, que non seulement la foule inculte mais même les savants n'ont qu'une connaissance infime des parties des édifices qui se dressaient jadis au c'ur de la ville, et que beaucoup d'entre eux, pour ne pas dire tous, sont, nous le constatons, souillés ou plutôt déshonorés par des appellations erronées et barbares. »
Biondo Flavio ; Raffarin Anne ; Scheid John ; Marc
Après avoir écrit Rome restaurée qui traitait de la topographie de l?Vrbs, Flavio Biondo (1392-1463), premier « encyclopédiste » parmi les modernes, réactualise le projet de Varron : ainsi, l'ambition de l'auteur de la Rome triomphante (1459) est rien moins que la constitution d'un savoir complet sur l'Antiquité. Dix livres illustrent ce projet : les livres I et II sont consacrés à la religion romaine, les livres III, IV et V à l'administration des affaires publiques ; un troisième ensemble (livres VI et VII) concerne le fonctionnement de l'armée romaine et les grandes victoires de l'histoire de Rome ; on s'accorde généralement à regrouper dans une quatrième partie les livres VIII et IX consacrés aux structures de la vie privée même si l'on peut considérer que les modes vestimentaires et les choix esthétiques en matière de coiffure, de bijoux et d'ornementation des bâtiments ne concernent pas que la famille au sens restreint. Il est d'ailleurs frappant que ce livre prépare la description de la pompa qui accompagne le triomphe des empereurs et les processions pontificales. Le livre X consacré aux triomphes de Rome constitue à lui seul la cinquième et dernière partie. Le travail d'équipe, qui mobilise les efforts de dix spécialistes responsables des différents domaines, donnera lieu à la publication de cinq volumes, une petite bibliothèque dont celui-ci n'est que le premier élément. On se fera une idée de la richesse des deux premiers livres consacrés aux religions anciennes en parcourant quelques-uns des intertitres de l'édition de Bâle 1559 que, pour la commodité du lecteur, nous avons placés dans le fil de notre traduction : les dieux chez les Égyptiens; la théologie phénicienne ; la théologie grecque ; la théologie phrygienne ; pratiques d'inhumation des corps ; Numa Pompilius, fondateur de la religion romaine ; les noms des édifices sacrés ; la prière ; l'observance ; les présages ; les prodiges? Aucun traité préalable sur aucun des sujets abordés n'ayant été composé avant que l'humaniste ne s'attèle à son projet, la documentation réunie par Biondo repose sur les textes des auteurs antiques, au premier rang desquels Varron. Même si les fragments de ses Antiquités humaines et divines sont restitués à travers le prisme d'Augustin, il ne perd jamais de vue le postulat selon lequel la Rome chrétienne ne triomphera que si elle assume l'héritage de la Rome païenne.
Contient (texte latin et traduction) : Flavio Biondo, Les mots de la langue romaine (avril 1435) Leonardo Bruni, Il se demande si le peuple et les lettrés parlaient la même langue (mai 1435) Le Pogge, Propos de table III (1450) Lorenzo Valla, Apologue II (1452)
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine