NATURE ET HUMANITE LE PROBLEME ANTHROPOLOGIQUE DANS L'OEUVRE DE MERLEAU-PONTY
BIMBENET
VRIN
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EAN :9782711616619
Peut-on aujourd'hui, en dépit d'une mort indéfiniment annoncée, construire un discours rationnel sur l'homme? Peut-on faire de notre humanité, de notre rapport à la vie, de nos origines, le thème d'un authentique étonnement philosophique? A cette question, l'oeuvre de Merleau-Ponty répond par un déplacement décisif du regard. C'est moins de l'homme dont il s'agit, que de la nature qui fait l'homme: la question anthropologique le cède à une philosophie de la nature, seule capable de restituer à notre humanité ce qui lui revient en propre. D'où le paradoxe d'une humanité sans l'homme, rendue à l'efficace de ses pouvoirs naturels; d'où l'étrange figure d'un être par principe imminent, ramené aux conditions naturelles de son surgissement. Mais le phénomène humain est une seconde fois suspendu, en direction d'une problématisation de type ontologique vouée à redéfinir l'ensemble des catégories du discours philosophique. Cette réforme de notre entendement ne laisse indemne aucune des sciences humaines que Merleau-Ponty aborde - psychologie de la forme, psychologie de l'enfant, psychanalyse, sociologie, linguistique. Chacune de ces sciences, aiguisée par un travail épistémologique austère et enrôlée dans un véritable questionnement ontologique, éclaire bien des phénomènes qu'une anthropologie dogmatique aurait laissés dans l'ombre. C'est comme s'il fallait cesser de parler de l'homme pour en bien parler: deux fois décentré, le voici rendu à lui-même sous une forme désormais concrète. La mort de l'homme, débarrassée de ses ressentiments distributionnaliste et réductionniste, apparaît comme le revers négatif d'une réflexion anthropologique rigoureuse, consciente des bouleversements théoriques qu'elle engage. Biographie de l'auteur Étienne Bimbenet, ancien élève de l'École Normale Supérieure, est Maître de conférences en philosophie à l'Université Jean Moulin-Lyon III.
Date de parution
01/09/2004
Poids
400g
Largeur
215mm
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EAN
9782711616619
Titre
NATURE ET HUMANITE LE PROBLEME ANTHROPOLOGIQUE DANS L'OEUVRE DE MERLEAU-PONTY
ISBN
2711616614
Auteur
BIMBENET
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
400
Date de parution
20040901
Nombre de pages
0,00 €
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Y a-t-il une vie après Merleau-Ponty ? Peut-on considérer l'oeuvre du phénoménologue français, non pas comme un objet d'exégèse, mais plutôt comme une matrice philosophique encore féconde aujourd'hui ? Faut-il prendre au sérieux la synthèse attendue de l'empirique et du transcendantal, la réconciliation programmée de la philosophie et de la science, bref le géométral de l'ambiguité ? C'est le pari que lance cet ouvrage : confrontant Merleau-Ponty à d'autres qui vinrent après lui, et chez qui sa pensée mène une vie seconde, il tente de montrer que le paysage conceptuel merleaupontien est encore le nôtre, et qu'il n'a rien perdu de son relief. Merleau-Ponty et Foucault, Merleau-Ponty et Bourdieu, Merleau-Ponty et les neurones miroirs... : autant de dialogues fictifs, engageant l'essentiel d'une pensée dans des prolongements inattendus, lui posant des questions qu'elle ne se posait pas forcément, la poussant sur des chemins nouveaux pour elle. Où l'on verra que l'étonnante torsion que Merleau-Ponty avait imprimée à la phénoménologie husserlienne, la subjectivité transcendantale réformée depuis les pouvoirs du corps propre, et par là délestée de ses tentations absolutisantes, représentent une véritable proposition philosophique: une proposition riche de virtualités inexplorées, et qui a tout son avenir devant elle.
Résumé : Danseuse, actrice, cinéaste révolutionnaire, photographe remarquable, plongeuse hors pair, Leni Riefenstahl (1902-2003) est, aux yeux du monde, la cinéaste qui s'est fourvoyée en se mettant au service du nazisme. En 1932, sa rencontre avec Adolf Hitler change son destin. Dès son accession au pouvoir, elle accepte la direction artistique du film du Congrès du Parti nazi à Nuremberg, Le Triomphe de la volonté, archétype du film de propagande. Puis elle réalise en 1936 le film officiel des Jeux olympiques, Les Dieux du stade, qui devient un succès mondial. Après la guerre, Leni Riefenstahl est souvent détestée. Mais son héritage est immense et les plus grands cinéastes reconnaissent son influence. Seul l'art a compté pour elle, et c'est bien ce reproche qui obscurcit sa postérité. Jérôme Bimbenet perce le mystère de la "douce amie du Führer" qui n'a jamais connu la moindre once de remords et qui ne cessera de répéter : "Où est ma faute ? "
Plus personne ou presque ne doute aujourd hui de notre origine animale. Elle est ce qu on appelle un acquis scientifique. C est une chose pourtant de savoir que nous provenons de l animal; c en est une autre de se réapproprier ce savoir pour en faire l objet d une véritable expérience de pensée. Il se trouve en effet que nous ne savons dire cette origine qu en des mots ou trop humains l'homme comme être humain ou trop naturels l homme comme animal humain. D un côté l humanisme donne tout à l homme: la Pensée ou la Raison, la Socialité ou la Technique, autrement dit des qualités absolues, qui font d emblée de l homme un être hors nature ou métaphysique. D un autre côté nous savons, par toute la science qui est aujourd hui la nôtre, que nous sommes une espèce advenue et même tard venue dans l histoire de la nature. Entre l humanisme qui est spontanément le nôtre en tout langage, et le naturalisme avéré par la science, nous visons mal notre humanité parce qu elle s annonce à mi-chemin de deux perspectives adverses, et dont chacune, en réalité, paraît vraie jusqu au bout. Le rapport de l homme à l animal a rarement fait l objet d un examen philosophique rigoureux. La philosophie peut-elle se prévaloir, en cette affaire, d une méthode axiologiquement neutre? Aura-t-elle quelque chose à nous dire d aussi convaincant qu une conviction morale, et qui sache ne pas se laisser intimider par elle?
Depuis 1895, le cinéma reflète l'évolution de la société et témoigne de son temps. Outil privilégié du divertissement de masse, il est devenu une arme privilégiée de la propagande, consciente ou inconsciente, qui manipule l'opinion. Jérôme Bimbenet nous propose ici une synthèse chronologique et cognitive sur la naissance, le développement et l'enracinement de la propagande auxquels le cinéma a largement contribué au XXe siècle. Il y traite de la représentation du pouvoir et de l'interaction entre film et histoire. En effet, la technique et le vocabulaire iconique mis en ?uvre aujourd'hui sur le grand écran ou à la télévision s'inspirent bien souvent du langage propagandiste des totalitarismes de l'entre-deux-guerres, qui ont formalisé et structuré le cinéma de propagande. Ce qui nécessitait, comme c'est le cas d'une façon éclairante dans ce manuel, que soit précisément décrite la première période de l'histoire du cinéma (de Griffith à Eisenstein) sans laquelle on ne saurait comprendre les enjeux actuels d'une réflexion sur le rôle de l'image.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Rêve et existence occupe une place tout à fait singulière à l'intérieur du corpus binswangerien, de ce vaste ensemble d'articles, conférences et ouvrages par lesquels la Daseinsanalyse avait déjà atteint son plein développement en 1954, au moment où parut la première traduction en français de ce texte accompagnée d'une longue introduction signée Michel Foucault. Si dans les années vingt le psychiatre suisse avait consacre ses efforts à la question du statut épistémologique de la psychologie et de la psychiatrie, avec cet essai de 1930 il exprimait pour la première fois l'ambition philosophique de conjuguer l'analytique phénoménologique de Heidegger avec la psychopathologie. On trouvera ici une nouvelle traduction de cet essai qui représentait en quelque sorte, aux yeux de Binswanger lui-même, le manifeste programmatique de la Daseinsanalyse.
Résumé : Des calculs de probabilité aux troubles de la personnalité, des électrons à la maltraitance des enfants, de la logique de l'induction aux fous voyageurs, l'éventail des objets abordés par Ian Hacking peut sembler déroutant. Cependant, dans toutes ses recherches, à l'intersection de la philosophie et de l'histoire des sciences, il s'attache à examiner, en toutes leurs nuances et variétés, le rôle joué par l'expérimentation dans les sciences de la nature et la spécificité des " espèces humaines " comme objets des sciences humaines et sociales. Les textes réunis dans ce volume - dont certains publiés pour la première fois ici en français - montrent que les différents aspects de la production philosophique de Ian Hacking s'entre-répondent et dessinent ensemble un portrait complexe et articulé de la raison scientifique. Son approche originale, au croisement (entre autres) de l'analyse conceptuelle, de la philosophie du langage ordinaire, de l'archéologie foucaldienne et de l'histoire des sciences, a contribué à ouvrir de nouveaux chantiers de réflexion, faisant de Ian Hacking l'une des figures les plus dynamiques et influentes non seulement dans le domaine de l'épistémologie philosophique, mais aussi en sociologie, en anthropologie et en histoire.