Les ouvrages de François Jullien, qui rencontrent aujourd'hui un large écho, véhiculent une image de la Chine à la fois fausse et dangereuse. Selon François Jullien, la Chine est un monde complètement différent du nôtre. De même, il existerait une "pensée chinoise", éternelle et immuable, qui serait l'exact opposé de la "pensée occidentale". Après avoir montré comment cette conception est née en Europe au 18ème siècle, notamment sous l'influence des Jésuites, Jean-François Billeter explique comment ce mythe de la "pensée des lettrés est une conception idéologique délibérément forgée par le pouvoir politique chinois deux siècles avant notre ère afin de préserver la stabilité de l'empire. Aujourd'hui encore, les autorités chinoises entretiennent l'idée de cette "culture chinoise" afin de se dérober à tout examen critique. Pour Jean-François Billeter, il faut partir de la démarche radicalement inverse. C'est en posant l'unité de l'expérience occidentale et orientale que l'on pourra vraiment saisir véritablement ce qui unit et ce qui distingue ces deux cultures. En supposant leur altérité absolue, on s'interdit de comprendre l'une et l'autre. La position de Jean-François Billeter n'a rien d'une pétition de principe. C'est au contraire en s'appuyant sur les textes, sur les problèmes concrets de traduction qu'il affirme son propos. Il montre ainsi comment François Jullien n'a pu écrire tout un ouvrage sur le concept de "fadeur" que parce qu'il a toujours traduit par le même mot ce qu'il aurait fallu rendre selon les cas par "délicat", "fin", "léger", "subtil", "dilué", "faible", etc. Par leur manque de rigueur, leurs généralisations hâtives, leur idée de la "philosophie" comme un monde en soi coupé des contingences du réel, les livres de François Jullien confortent le public dans l'idée que la Chine nous est dans le fond inaccessible et que tout changement politique y est impossible. Polémique au sens noble du terme, Contre François Jullien n'a rien d'un pamphlet ad hominem ni d'une querelle de spécialistes. Il offre enfin au lecteur la possibilité d'instaurer un véritable dialogue avec la Chine, à l'opposée de la contemplation stupéfaite.
Nombre de pages
122
Date de parution
27/04/2006
Poids
117g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782844852168
Titre
Contre François Jullien
Auteur
Billeter Jean-François
Editeur
ALLIA
Largeur
100
Poids
117
Date de parution
20060427
Nombre de pages
122,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Voici quelques mois, Jean François Billeter a perdu Wen, son épouse. Face à ce drame, l'auteur a décidé de faire oeuvre utile, de partager les sentiments qui l'ont traversé et les observations qu'il a pu faire dans cette période agitée. Dans ce récit entre confession et journal de bord, il décrit les "opérations salvatrices" qui se produisent en lui au fil du temps. Mais ces observations ne touchent ni la seule personne de l'auteur, ni celle de son épouse en particulier, mais quiconque se trouve confronté à une telle situation. De tels bouleversements sont riches en enseignements : ils nous apprennent "de quoi nous sommes faits". A la précision de l'observation s'ajoute la clarté du style, dans cet ouvrage qui répond à la nécessité de partager une expérience intime à caractère universel.
Dans ces cinq leçons prononcées au Collège de France sur l uvre de Tchouang-Tseu, figure tutélaire de la pensée taoïste, Jean François Billeter, en partant chaque fois du texte même, qu il traduit de façon scrupuleuse et sans a priori philosophique, parvient à faire émerger le sens d une pensée qui n a rien d abscons, déconcertante parfois mais toujours précise et profonde.
L'unique préoccupation du calligraphe chinois est de donner vie aux caractères, de les animer sans les forcer en rien. Il met sa sensibilité au service de l'écriture puis en vient, par un renversement subtil, à se servir de l'écriture pour exprimer sa sensibilité personnelle.
Voici quelques mois, Jean François Billeter a perdu Wen, son épouse. Face à ce drame, l'auteur a décidé de faire oeuvre utile, de partager les sentiments qui l'ont traversé et les observations qu'il a pu faire dans cette période agitée. Dans ce récit entre confession et journal de bord, il décrit les "opérations salvatrices" qui se produisent en lui au fil du temps. Mais ces observations ne touchent ni la seule personne de l'auteur, ni celle de son épouse en particulier, mais quiconque se trouve confronté à une telle situation. De tels bouleversements sont riches en enseignements : ils nous apprennent "de quoi nous sommes faits". A la précision de l'observation s'ajoute la clarté du style, dans cet ouvrage qui répond à la nécessité de partager une expérience intime à caractère universel.
Mahomet eut beau vouloir relever, en théorie, la condition du sexe dont les charmes ont agi si profondément sur sa sensibilité poétique, en dépit de ses intentions, l'islam la dégrada. Il a protégé les femmes contre l'agression de l'homme, mais il les a étouffées en rendant difficile l'échange entre elles et la société qui les entoure, et par là, il leur a ôté es moyens mêmes d eprofiter de cette protection". Mansour Fahmy
En 1881, le professeur Lacassagne réalisait une enquête consistant à relever et classer les tatouages sur des criminels. Ce document précieux constitue la seule trace qui nous reste de cet art de l'éphémère. Le tatouage, c'est l'autobiographie de ceux qui ne savent pas écrire : première femme aimée, amant disparu, mère adorée, tous se retrouvent inscrits, à fleur de peau. La présente anthologie, présentée par Philippe Artières, offre l'enquête du professeur Lacassagne proprement dite, qui constitue une véritable typologie des différentes sortes de tatouages (soldats, prisonniers, marins, prostituées, etc.), accompagnée de remarques sur les individus qui les arborent, ainsi que plusieurs "vies de tatoués", où l'on apprend les péripéties, le plus souvent criminelles qui se rattachent à ces inscriptions, et enfin la reproduction d'une cinquantaine de tatouages choisis parmi les plus extraordinaires.