Biet Christian ; Triau Christophe ; Wallon Emmanue
FOLIO
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EAN :9782070300365
Le théâtre est d'abord un spectacle et un genre oral, une performance éphémère, la prestation d'un comédien devant des spectateurs qui regardent, un travail corporel, un exercice vocal et gestuel, le plus souvent dans un lieu particulier et dans un décor particulier. Il n'est pas nécessairement lié à un texte préalablement écrit ni publié.Pour comprendre ce qu'est le théâtre, et particulièrement pour saisir ses évolutions les plus récentes, il convient donc de toujours mêler les points de vue qui le constituent - les spectateurs, les metteurs en scène, les dramaturges, les scénographes, les régisseurs, les acteurs, les auteurs, les lecteurs enfin. Car le jeu du théâtre n'a cessé, depuis les origines, de mobiliser des individus historiquement, socialement, hiérarchiquement, topologiquement hétérogènes. L'histoire longue révèle que les choix des lecteurs, des auteurs, des acteurs et des spectateurs ont considérablement varié et se sont, dans une même période, généralement opposés. C'est aujourd'hui évident: après un "âge d'or" du genre dramatique, le retournement contemporain d'un théâtre sans illusion veut que le metteur en scène donne au spectateur quelques matériaux à partir desquels ce dernier devra créer son propre point de vue.La situation du théâtre contemporain - une phase parmi d'autres - se saisit dans une perspective qui mobilise les histoires de l'architecture, de la littérature et de la voix, de la représentation et de l'écriture, des esthétiques et des idéologies, du statut des acteurs et de l'économie des loisirs. Une approche en quelque sorte à l'image de certaines pièces: totale.
Nombre de pages
983
Date de parution
26/01/2006
Poids
537g
Largeur
85mm
Plus d'informations
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EAN
9782070300365
Titre
Qu'est-ce que le théâtre ?
Auteur
Biet Christian ; Triau Christophe ; Wallon Emmanue
Editeur
FOLIO
Largeur
85
Poids
537
Date de parution
20060126
Nombre de pages
983,00 €
Disponibilité
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Je sais ce que je vaux, et crois ce qu'on m'en dit", écrit Corneille, en 1637. Ce fils de notables rouennais est le premier professionnel de la littérature. Brillant dans sescomédies (La place royale, Le menteur), altier dans ses tragédies (Horace, Cinna, Nicomède) grand amateur de complexités dans ses intrigues (L'illusion comique, Héraclius), il sait aussi parfaitement représenter, dans son théâtre, les chassés-croisés amoureux et financiers (La Veuve, La Suivante), les méandres de la politique (Sertorius, Othon), les dangers de la passion (Médée, Rodogune) ou les combats de l'honneur et du coeur (Le Cid, Suréna). Mais Corneille est encore un excellent technicien en matière de poésie religieuse (L'Imitation de Jésus-Christ), de billets galants et d'odes à la gloire des grands qui le protègent. Bourgeois anobli veillant à ses intérêts, ce Normand virtuose s'installe au tout premier plan de la scène littéraire parisienne, s'oppose, puis s'allie à Molière, tente de résister au succès de Racine, plie parfois devant le pouvoir, mais sait toujours se battre pour ses droits. Christian Biet brosse le portrait d'un homme de lettres sûr de lui, un éditeur scrupuleux - de ses textes, un poète, un dramaturge dont l'oeuvre a traversé les siècles. De Rouen à Paris, des jeux de paume au théâtre du Marais, de la politique culturelle de Richelieu au pouvoir absolu de Louis XIV, des triomphes à la scène aux succès d'édition, de la diversité des publics aux querelles littéraires, de la magistrature à l'Académie française, 130 documents pour retracer le parcours du premier auteur "moderne'."
Qui est ce DON JUAN dont l'histoire, depuis près de quatre siècles, hante la littérature et la morale de l'Occident ? Un héros impie, qui séduit les femmes à tour de bras, défie la société et ses institutions, la famille, la religion, Dieu, la mort, et qui, toujours puni, le paie de sa vie ? Les premières pièces de théâtre qui lui sont consacrées présentent l'aventure d'un homme qui s'affronte aux valeurs intangibles, représentées en dernier recours par une statue. Tirso de Molina titre Le Trompeur de Séville et le Convive de pierre (vers 1625), mettant les deux protagonistes sur un pied d'égalité -mais il se trouve que le Trompeur est vaincu ! Molière insiste sur l'instant de la rencontre : Dom Juan ou le Festin de pierre (1665) ; Mozart, sur les jeux dangereux du pouvoir et de la séduction : Don Giovanni (1787). Devenu un mythe, Don Juan sert toutes les causes et tente bien des humains... Christian Biet, qui lui porte un intérêt certain, vous fera découvrir ce que ce provocateur n'est sans doute pas ce qu'on croit !
L'éclat du roi Louis XIV et de ses artistes est indissociable des années 1660-1690.Epoque de faste, époque de querelles littéraires et artistiques, époque brillante, située entre les troubles de la Fronde et le déclin du royaume, ces trente années d'absolutisme ont marqué la conscience nationale: c'est le "Grand Siècle". Autour du jeune souverain qui conquiert son droit à exercer seul son pouvoir, qui réunit ses artistes, et se regarde au travers de leurs oeuvres musicales - avec Lully -, picturales - avec Le Brun et Mignard -, littéraires - avec les odes et les tragédies -, une culture monarchique se constitue.Parallèlement, comme en miroir, ou en regard, d'autres courants s'intercalent, philosophiques, libertins, réformés, qui résistent à l'établissement d'un pouvoir absolu sur les arts et les lettres, le contestent, ou l'évitent. A côté des grands noms, des Corneille, des Racine, des Molière ou encore La Bruyère, Sévigné et La Fayette, Christian Biet nous fait découvrir, le temps d'un livre, les diverses mouvances et facettes de la littérature et des arts du "Siècle de Louis XIV".
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys