Si l'oeuvre de Franz Rosenzweig (1886-1929) est mieux connue en France depuis les travaux pionniers d'Emmanuel Levinas, puis de Stéphane Mosès, et la traduction de sa grande oeuvre, "L'Etoile de la Rédemption", par Alexandre Derczanski et Jean-Louis Schlegel en 1982, des pans entiers de sa pensée restent encore à découvrir. La publication d'une partie des Actes du Congrès international "Nous et les Autres", tenu à Paris en 2009, permet d'interroger l'auteur de l'Etoile sur sa compréhension des "Autres" et sa "philosophie de l'altérité", mais aussi sur sa figuration originale "des Nous": quand quelqu'un dit "nous", que veut-il dire? La question, posée sur le plan philosophique et religieux, est étudiée ici jusque dans ses implications juridiques et politiques - et même intimes, tout particulièrement à travers les extraordinaires correspondances "philosophiques et amoureuses" que Franz Rosenzweig a entretenues avec Margrit "Gritli" Huessy et Eugen Rosenstock, et dont témoigne le dialogue inédit entre le corps et l'âme, dédié à Gritli, qui clôt ce volume.
Nombre de pages
270
Date de parution
07/04/2011
Poids
376g
Largeur
150mm
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EAN
9782841622276
Titre
Héritages de Rosenzweig. "Nous et les Autres"
Auteur
Bienenstock Myriam
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
376
Date de parution
20110407
Nombre de pages
270,00 €
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Hermann CohenL'idéalisme critique aux prises avec le matérialismeNuméro dirigé par Myriam BienenstockArticlesMyriam Bienenstock, PrésentationHelmut Holzhey, Idéalisme et matérialisme. Hermann Cohen, sur Friedrich Albert LangePierfrancesco Fiorato, La fiction d'un équilibre labile: à propos de la méthode d"« idéalisme juridique » défendue par Hermann CohenMyriam Bienenstock, Hermann Cohen et le panthéisme. Sens et usages du terme dans sa réception de SpinozaNorbert Waszek, Un sujet de dissension entre Cohen et Rosenzweig: Heinrich HeineMarc Bonnemaison, Sur la réception en France de l'Histoire du matérialisme, par Friedrich Albert LangeBulletin de philosophie antiqueBulletin de philosophie morale et politique"
Reconnue comme l'une des plus grandes philosophies de l'Etat, la philosophie politique hégélienne reste cependant mal comprise ; peut-être d'abord et avant tout parce qu'elle se veut philosophie ; parce que cette dimension même de la vie humaine qu'est la vie politique ne peut, selon Hegel, être comprise que dans et par son rapport aux autres dimensions de la vie, la religion, l'économie et la société. Par opposition aux trois lignes d'interprétation traditionnelles les plus répandues du hégélianisme qui, chacune, privilégièrent un aspect seulement de ce système - langage, travail ou communication -, cette étude tente de ressaisir le sens du projet philosophique total de Hegel en politique, et ceci en examinant la manière dont s'élabora son système à une période cruciale de sa formation : la période d'Iéna (1801 - 1806).
«?Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de toute autre toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen?»?: c'est sur la base de cette troisième formulation, par Kant, de l'impératif catégorique que Hermann Cohen (1842-1918), figure emblématique du néokantisme de Marbourg, élabora une conception d'un socialisme qu'il dit «?éthique?». Celui-ci demeure aujourd'hui encore d'une grande actualité, ne serait-ce que parce qu'il est ancré dans la «?fraternité?», qui était devenu l'enfant pauvre de la célèbre triade?: «?liberté, égalité, fraternité?». Une édition française des textes pertinents de Cohen (intitulée Le concept de philosophie, publiée aux éditions du Cerf), dirigée par Myriam Bienenstock, a ouvert la voie à la découverte de toute cette tradition en France. Les contributions à ce volume, issues de deux journées d'étude, explorent la conception de Cohen et la contextualise, grâce à des comparaisons avec ses compagnons de route et ses disciples ? Paul Natorp (1854-1924), Karl Vorländer (1860-1924), Rudolf Stammler (1856-1938) ? et des penseurs français de la même époque, comme Joseph Salvador (1796-1873), Jean Jaurès (1859-1914) et Léon Bourgeois (1851-1925).
Comment penser la notion de raison pratique ? La question est à l'ordre du jour : depuis le milieu du XX siècle, les tentatives de réhabilitation de la philosophie pratique se multiplient. Nombreux sont ceux qui proclament le primat de la raison pratique, envers et contre la primauté que l'on aurait trop longtemps accordée à la raison théorique et aussi, souvent, en remplacement des philosophies de l'histoire, si populaires au XIX et au début du XX siècle. Plusieurs des contributions rassemblées dans ce volume réexaminent les différentes approches, adoptées par les défenseurs d'une raison pratique.
L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.