
Quand travailler, c'est s'organiser
La multi-activité est une caractéristique anthropologique, propre à l'Homme, mais elle devient aussi son défi à l'ère numérique. Quand les espaces de vie et de travail sont de plus en plus riches en écrans, en applications, en messages, en notifications parallèles et simultanées, nous sommes incités à mener plusieurs activités en même temps. Loin des visions idylliques d'un travailleur créatif et flexible ou des dénonciations critiques sur l'intensification du travail, ce livre propose, pour la première fois, une analyse de terrain solide sur l'impact de cette transformation et les formes d'organisation qui en découlent. Appuyé sur un dispositif d'enquête collectif, il examine les compétences mobilisées par le travail en situation de multi-activité dans différents contextes : auprès d'employés et de cadres du privé comme du public, de responsables de communication interne, de médecins de services d'urgence pédiatrique, des techniciens de l'assainissement, etc. Il associe des méthodologies d'enquête et des champs disciplinaires complémentaires : la sociologie, l'anthropologie, les Workplace Studies, l'ethnométhodologie et l'analyse de discours. Ce livre s'adresse aux chercheurs et aux citoyens intéressés par le travail et les technologies de l'information et de la communication, ou souhaitant mieux comprendre comment s'opère au quotidien l'articulation entre de multiples engagements dans un environnement mouvant.
| Nombre de pages | 221 |
|---|---|
| Date de parution | 20/04/2017 |
| Poids | 601g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782356714541 |
|---|---|
| Titre | Quand travailler, c'est s'organiser |
| Auteur | Bidet Alexandra ; Datchary Caroline ; Gaglio Géral |
| Editeur | ECOLE DES MINES |
| Largeur | 160 |
| Poids | 601 |
| Date de parution | 20170420 |
| Nombre de pages | 221,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'engagement dans le travail. Qu'est-ce que le vrai boulot ?
Bidet AlexandraL'ouvrage comble un vide: la sociologie du travail n'a guère étudié les formes d'engagement actif des personnes dans leur travail. Pourtant, ces moments de « vrai boulot » sont créateurs de valeurs, de normes et d'appuis critiques. Mais est-ce encore le cas lorsque le travail semble échapper à l'homme, perdu parmi les automates? Pour répondre à cette question, l'ouvrage présente une enquête ethnographique menée auprès de techniciens de la téléphonie. Il nous plonge au coeur des transformations du travail à l'ère numérique. Comment les travailleurs s'y retrouvent-ils? On les suit dans leurs efforts pour s'orienter et élaborer des formes de vie. En partant du travail concret, des gestes et du rapport à un environnement de travail complexe, comme les multiplie notre société de la connaissance, l'auteur pose ainsi la question des nouvelles figures du travail et de la société qui s'y construit aujourd hui.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER31,01 € -

L'engagement comme expérience
Bidet Alexandra ; Gayet-Viaud CaroleRésumé : Les approches classiques de l'engagement se sont principalement intéressées à ses déterminants, rapportés à des variables socio-démographiques, des dispositions, des vertus ou des rétributions, soit des intérêts déjà constitués en amont, et extrinsèques à l'expérience même de l'engagement : à ses faits et gestes et ses contextes. Or les intérêts et la puissance d'agir des personnes peuvent aussi s'analyser comme des produits de la dynamique de l'engagement, pour peu qu'on le saisisse dans sa dimension temporelle, itérative, ancrée et située. L'engagement, comme expérience, apparaît alors indissociable d'une enquête continuée, menée à la fois sur soi et sur le monde, où chacun interroge autant ses propres désirs et possibilités d'agir que les mondes qu'il souhaite voir advenir.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER28,80 € -

Vivre sans produire. L’insoutenable légèreté des penseurs du vivant
Bidet Alexandra ; Rigoulet VincentRésumé : Comment sauver le vivant ? Face aux défis actuels, l'espace médiatique a fait la part belle à de nombreux auteurs nous enjoignant de nous reconnecter au vivant. À suivre cette riche veine de publications, il nous faudrait d'urgence nous rendre davantage sensibles à d'autres formes de vie, qu'elles soient végétales, animales, ou humaines, mais portées par des cosmologies étrangères à la science moderne. En nous dotant ainsi d'autres mots, de récits renouvelés, de formes d'attention inédites, nous aurions enfin une chance de rompre avec le mode de vie qui sape aujourd'hui les conditions même de notre vie terrestre. Or ces appels à renouer avec la nature, rebaptisée " vivant ", pour mieux marquer ce qui nous unit à elle, puisent dans un fond ancien, qui porte à stigmatiser, et à placer hors champ, nos activités de production ? qui pèsent pourtant de tout leur poids sur le vivant. L'ouvrage se propose de disséquer cette mise à l'écart contre-productive de la production. En l'examinant dans trois cas, nous montrons la nécessité d'en prendre le contrepied pour exercer notre responsabilité d'humain. Au lieu de la fausse alternative entre vivre et produire, la question devient d'établir collectivement quoi et comment produire pour le vivant. Car cultiver le vivant ne peut se suffire d'une attitude générale d'amour à son égard. Pour engager la matérialité de nos vies, nos modes de subsistance et nos organisations de travail, la sensibilité et l'attention, sans cesse convoquées, doivent se traduire dans une capacité à redéfinir ce que nous produisons, ou pas, donc aussi ce que nous espérons de nos vies dans l'Anthropocène.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 € -

Revue française de socio-économie Hors-série, second semestre 2015 : Sociologie économique et économ
Bidet Alexandra - Jany-Catrice Florence - Vatin FrAlors que s'affirme le renouveau d'une sociologie des faits économiques, on observe une insatisfaction croissante à l'égard de l'économie "standard", dont le discours s'est avéré de plus en plus en décalage avec les enjeux du moment, notamment la grave crise financière mondiale ouverte à l'automne 2008. On assiste au retour d'une interrogation classique sur la dimension politique des faits économiques, quand les développements contemporains de cette science économique mainstream tendent au contraire à naturaliser des "lois" économiques, à universaliser leurs concepts et à standardiser leurs méthodes. L'enjeu de ce numéro hors-série vise à rassembler des travaux originaux, à identifier les convergences et les conflits, à favoriser l'unification théorique par le dialogue entre économistes politiques, et sociologues de l'économie. Les transformations de la réalité économique qui relèvent de la mondialisation sont inséparables des autres formes de réalité et elles dessinent de nouvelles pratiques et orientations politiques qu'il s'agisse de l'Etat, des territoires, du droit, des libertés ou de l'autonomie des individus. Partir à la recherche de la dimension politique des faits économiques aujourd'hui, ou construire intellectuellement son retour, c'est tenter d'élaborer de nouvelles médiations entre sens commun et constructions scientifiques, et proposer ainsi des schèmes d'intelligibilité de l'économie, scientifiquement heuristiques, mais également appropriables par les citoyens "ordinaires" dans le débat public.Sur commandeCOMMANDER24,99 €
Du même éditeur
-

Les chantiers de l'éco-conception. Les conditions d'une pratique pérenne par les acteurs de la Const
Latortue Xavier ; Cluzel François ; Cointe FrançoiEn France, le secteur du bâtiment représente 45% de la consommation totale d'énergie et près du quart des émissions totales de CO. Si les effets du changement climatique et leur incidence sur notre modèle de société ne sont plus à mettre en doute, force est de constater que la réponse du secteur n'est pas à la hauteur de l'enjeu. Ainsi, la multiplication des labels, certifications ou garanties témoignent d'un manque de concertation entre les acteurs. Cet ouvrage met en évidence l'urgence d'adopter une démarche collective, l'écoconception, en intégrant l'ensemble des solutions visant à maîtriser les impacts environnementaux des bâtiments. En analysant les pratiques de l'industrie, les verrous sectoriels et le positionnement de la recherche autour de l'écoconception des bâtiments en France, nous présentons les problématiques scientifiques émergentes qu'il est urgent de traiter. Au terme d'une étude bibliographique, d'une analyse sectorielle et d'ateliers thématiques impliquant près d'une quinzaine de professionnels du secteur, nous regroupons ces problématiques autour de trois grandes thématiques : l'évaluation de la valeur fournie, le changement d'échelle et l'implication des occupants. Fruit d'un projet de recherche collaborative entre CentraleSupélec, Vinci Construction, l'ADEME et le réseau EcoSD, ce livre doit faire émerger des collaborations de recherche et constituer un outil de réflexion pour les décideurs. Face à l'urgence environnementale, et le poids du secteur, posons les fondations de pratiques réellement durables pour les acteurs du Bâtiment.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,99 € -

Cultures de résistance. Peuples et langues minorisés
Guyot JacquesContrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER35,00 € -

Au-delà de l'entreprise libérée. Enquête sur l'autonomie et ses contraintes
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-DomL'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 € -

Le numérique au service de la mobilité du quotidien
Lauras Bastien;Manneville ThibaultRéseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 €
