
La part animale
Ce roman traite de l'animalité. Il est en partie autobiographique. Il m'a donc semblé honnête de laisser ici la poésie jouer son rôle ; le rôle qu'elle tenait jadis lorsque je découvrais les yeux des bêtes. D'ordinaire l'animalité n'est considérée que sous l'angle de la morale ou sous l'angle plus réducteur de la psychanalyse. Je pense que ces deux voies sont l'une et l'autre des impasses. Mon personnage finit par préférer la part animale qui affleure en lui ; et par aimer, par jalouser la part de divin qu'il pressent chez les animaux. Cette conscience-là, cette acceptation aurait pu, poussée à ses limites extrêmes, le projeter vers le pouvoir, vers la sagesse, ou bien encore vers la poésie. Rien de tout cela ne m'est arrivé, mais les dindons sont restés présents. Tout comme le désir de parler. Y. B.
| Nombre de pages | 207 |
|---|---|
| Date de parution | 26/10/2007 |
| Poids | 135g |
| Largeur | 107mm |
| EAN | 9782070309665 |
|---|---|
| Titre | La part animale |
| Auteur | Bichet Yves |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 107 |
| Poids | 135 |
| Date de parution | 20071026 |
| Nombre de pages | 207,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'homme qui marche
Bichet YvesRobert Coublevie marche sur la plus belle frontière du monde. Sa femme l'a quitté et il croise des fleurs par milliers, des bêtes sauvages et libres. Malgré tout, de temps à autre, il doit replonger dans le chaudron des villes. La jeune Camille, elle, s'y débat comme un animal blessé, guettant les rumeurs du Café du Nord que tient son père. Elle a seize ans et dissimule des secrets. Jusqu'où va-t-elle entraîner Coublevie ? Veut-elle faire de lui le coupable idéal, le témoin complice ? Une chose est sûre : la traque a commencé. Yves Bichet dresse le portrait de personnages ardents et silencieux qui, debout sous les rafales, nous rappellent que la liberté est une folie joyeuse.EpuiséVOIR PRODUIT8,60 € -

La part animale
Bichet YvesCe roman traite de l'animalité. Il est en partie autobiographique. Il m'a donc semblé honnête de laisser ici la poésie jouer son rôle ; le rôle qu'elle tenait jadis lorsque je découvrais les yeux des bêtes. D'ordinaire, l'animalité n'est considérée que sous l'angle de la morale ou sous l'angle plus réducteur de la psychanalyse. Je pense que ces deux voies sont l'une et l'autre des impasses. Mon personnage finit par préférer la part animale qui affleure en lui ; et pour aimer, par jalouser la part divine qu'il pressent chez les animaux. Cette conscience-là, cette acceptation aurait pu, poussée à ses limites extrêmes, le projeter vers le pouvoir, vers la sagesse, ou bien encore vers la poésie. Rien de tout cela ne m'est arrivé. Pourtant Rilke est resté présent. Et les dindons aussi. Tout comme le désir de parler.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER15,25 € -

L'été contraire
Bichet YvesUne infirmière, un agent d'entretien, deux retraités, une simplette... Cinq petits héros du quotidien qui refusent de céder à la morosité alors que l'été arrive, qu'il fait de plus en plus chaud, que la canicule menace. Le pays se délite mais eux se découvrent, s'aiment et se confrontent à la manière batailleuse des timides. Loin de s'apitoyer sur leur sort, ils nous guident vers des chemins de traverse où le burlesque côtoie le drame et, peut-être, une nouvelle forme d'utopie.EpuiséVOIR PRODUIT8,10 € -

L'homme qui marche
Bichet YvesExtrait Je suis un marcheur. J'arpente des sentiers lumineux et ventés, la lisière de nations très anciennes. Je parcours jour après jour le même chemin, sillonnant les pays d'altitude, suivant pas à pas mon bout de frontière Italie-France, au mètre près. J'en connais chaque vallon, chaque torrent, chaque alpage. Je longe cette limite d'un seul côté, jalonnant sans cesse les mêmes crêtes, franchissant les mêmes cols, passant d'un horizon à l'autre : mont Cenis au nord, mont Viso au sud, mont Thabor au centre. Des sommets, des vallées, des alignements de cimes à contourner, des arêtes à franchir... J'en explore les pentes et les parois, les lacs, les arbres et les cailloux, les tournants, les mamelons. C'est comme une peau. J'ai l'impression de suivre une ancienne séparation douce et affaiblie... Je frôle, je foule, je déroule ma vie entière sur ce bout de frontière inusable. Je suis le marcheur d'un seul chemin... Robert Coublevie, ancien pion au lycée agricole d'Embrun (Hautes-Alpes), chemineau par passion et par mélancolie, pauvre par obligation, endurant par devoir, cocu par négligence, arpenteur et fuyard. Il bruine. Cela fait une semaine que le temps est couvert, qu'il pleuviote par intermittence. Malgré tout j'avance sur la Ligne. Je marche entre les bancs de brume sans penser à rien, en suivant ma limite, en lui rendant hommage en quelque sorte. Ce sentier ne délimite plus grand-chose depuis que l'Europe a supprimé les frontières. Je l'arpente au mètre près. Je ne le franchis jamais. Ma femme m'a quitté il y a cinq ans. Depuis, je me contente de suivre un bout de chemin que l'Europe a aboli. L'Europe a supprimé aussi les idéaux, les rêves, les utopies... Reste le fric, auquel plus personne ne croit chez nous, les marcheurs, les petits soldats du quotidien... Il y a belle lurette que les chemineaux ne s'intéressent plus aux cahots financiers de ce monde. A l'amour ou l'amitié parfois, quand on croise quelqu'un, qu'on partage un casse-croûte, qu'on aide à porter un sac ou un souvenir... Le plus souvent, il ne se passe rien. On troque trois mots contre un itinéraire, des paroles rares, précieuses, qui restent mais qui ne pèsent jamais. Je parcours mon sentier immergé dans la beauté omniprésente. Toute cette beauté, Elia et moi, on la boit des yeux... On la scrute, on la célèbre. On avance entre deux pays que plus rien ne sépare sinon de vieilles bornes en pierre, des blockhaus, des casemates à demi enterrées et puis ce sentier paisible, gorgé d'eau ces temps-ci, qui serpente d'un nuage à l'autre. Elia, c'est ma petite chienne, une sang-mêlé, bâtarde de bouvier et d'épagneul breton. Pauvre Elia... Ses oreilles raclent le sol, impossible de les remonter, elles attrapent tout ce qui traîne, la boue, les chardons, les tiques. Parfois, pour lui faciliter la vie, je les rassemble et fais un noeud avec. Ça ne la gêne pas, mon Elia, de se balader avec ce noeud de peau au sommet du crâne, deux gants de toilette repliés l'un sur l'autre, un vrai oeuf de Pâques. Elle trottine ardemment derrière moi. Elle connaît tous les baisers humains.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,50 €
Du même éditeur
-

Le monde à côté
Chraïbi DrissAprès avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.EpuiséVOIR PRODUIT8,10 € -

Jour de ressac
Kerangal Maylis deOui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.En stockCOMMANDER8,60 € -

Les marécages
Lansdale Joe R. ; Blanc BernardDans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.EpuiséVOIR PRODUIT10,50 € -

Hurlevent
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle JacqueEmily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper PowysEpuiséVOIR PRODUIT8,60 €
