L'aura de Miron Bialoszewski (1922-19253) se confirme en Pologne de génération en génération de lecteurs (y compris de jeunes poètes). Depuis ses débuts aux premiers jours du dégel littéraire en 1956, avec la publication du recueil de poèmes De la révolution des choses et celle de la prose du Mémoire de L'Insurrection de Varsovie rédigé peu après les événements eux-mêmes, mais autorisé seulement en 1970, les rééditions se succèdent. Poète, mais aussi prosateur et homme d'un célèbre théâtre en chambre, il a défini un art de l'écriture qui au travers des formes d'une novation linguistique déroutante renoua avec les origines de la poésie polonaise, une poésie qui accompagnait et scandait la vie ressentie en immédiateté. Bien que lui-même érudit, il redonna dans sa création la primauté à l'oral, que ce soit dans ses textes poétiques, textes de théâtre et ses proses dites et redites avant d'être notées. C'est là que se trouve l'unité d'une œuvre qui va de longs poèmes lyriques (Autobiographie, un perçu-rendu a-historique de son vécu, ou Rêve, élégie pour l'aimé disparu) jusqu'à de brèves strophes d'éblouissement. Le grand public le découvrit notamment grâce à la mise en musique de ses vers par des chanteurs très populaires. La présente anthologie offre un choix de poèmes extraits des recueils successifs, jusqu'à plusieurs textes posthumes, ainsi que de proses, notamment les brèves réflexions intitulées Parlant d'écrire. Avec des allures d'art poétique noté comme négligemment, ce dernier texte est d'abord un compte-rendu de la généalogie culturelle et personnelle du poète, mais aussi et peut-être surtout une prise de position sur une morale de l'écrire, morale par l'exemple et non le prêche par gros temps d'idéologies. La traduction a tenté d'être faite dans un souci itératif d'exactitude du sens et de rendu des sonorités.
Nombre de pages
267
Date de parution
25/01/2008
Poids
370g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296041295
Titre
De la révolution des choses. Et autres poèmes
Auteur
Bialoszewski Miron ; Konicka Hanna ; Veaux Erik
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
370
Date de parution
20080125
Nombre de pages
267,00 €
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Alors je racontais. L'insurrection. À tant de gens. [...] Sans savoir que ces vingt ans de parler - et cet événement a été le plus grand dans ma vie, et il forme un tout -, que justement ce parler et cette manière seraient les seuls pour décrire l'insurrection." Publié en 1970, ce texte relate jour par jour, presque rue par rue, l'insurrection qui éclata à Varsovie en août 44, un an après la destruction du ghetto (« C'était nous, maintenant, les abandonnés, les méprisés »), ravageant la quasi-totalité de la ville et entraînant la mort de deux cent mille personnes. Bialoszewski rompt radicalement avec le ton et l'arrière-plan idéologique traditionnellement réservés au traitement de ces soixante-trois jours emblématiques de la résistance polonaise contre les Allemands, et sous les yeux des Russes (l'Armée rouge avait attendu aux portes de la ville la fin du carnage). Car ce livre déserte l'Histoire avec « une grande hache » pour l'histoire individuelle, explorant autant la périphérie des événements que celle des mots (néologismes, ruptures syntaxiques).Miron Bialoszewski (1922-1983) a laissé une oeuvre dont le renom n'a cessé de croître en Pologne. Elle se compose de poèmes et de brèves proses poétiques, ainsi que de textes dramatiques. Mémoire de l'insurrection de Varsovie occupe une place à part, aussi bien dans l'accueil du grand public que dans la production de l'auteur, même si l'écriture de l'immédiateté, l'attachement à l'infime et le jeu d'images et d'associations qui le caractérisent forment les lignes essentielles de l'ensemble de son oeuvre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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