Nick Gracos n'aurait jamais dû se mettre routier à son compte ; trop jeune, trop inexpérimenté pour jouer les indépendants dans ce métier si dur, même pour les vieux de la vieille. Mais Nick étouffe chez lui avec sa veuve de mère, sa fiancée âpre au gain, et son sale boulot à la conserverie de Fresno. Plus que tout, il veut être son propre maître, contrôler l'aiguille de son compteur et suivre sa ligne blanche jusqu'à la fortune. Mais acheminer les fruits et légumes depuis les vergers de San Joaquin Valley jusqu'aux halles de San Francisco, Los Angeles ou San Diego est loin d'être une partie de plaisir. Nick va vite l'apprendre à ses dépens, d'abord avec Ed Kennedy, qui lui propose une association sur un chargement mais qui le grugerait de son dernier sou s'il en avait l'occasion, comme il le fait avec son fermier polonais qui lui vend ses pommes. L'éducation continue, arrivé aux halles, quand le grossiste Figlia cherche à avoir le chargement de Nick pour trois fois rien. Quant à Tex, la pute du marché, elle ne fait que fermer le cercle d'un monde où tout le monde baise tout le monde.
Nombre de pages
312
Date de parution
05/11/1996
Poids
308g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782070736256
Titre
Le marché aux voleurs
Auteur
Bezzerides A-I
Editeur
GALLIMARD
Largeur
139
Poids
308
Date de parution
19961105
Nombre de pages
312,00 €
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La Californie en 1938. Nick Benay et son frère Paul sont des chauffeurs routiers qui livrent de jour comme de nuit des chargements de fruits et de légumes. Un jour, au cours d'un de leurs voyages, Nick s'arrête pour prendre en stop Cassie, une jeune femme qui veut rejoindre Los Angeles pour y trouver du travail. La fille lui plaît, et comme elle n'a pas un sou, Nick lui paie son premier loyer avant de repartir travailler. Exploités par les patrons des sociétés de courtage, les deux frères n'ont qu'un rêve : devenir chauffeurs indépendants et travailler sans intermédiaires. Ayant presque achevé de payer leur camion, ils achètent un lot de fruits au producteur qu'ils vont revendre à un grossiste et gagnent une bonne somme, mais lorsqu'ils renouvellent l'opération, ils se rendent compte que producteurs comme grossistes arrivent à les rouler presque à chaque fois. Et malgré leur hargne et leur travail, ils ne connaîtront pas le rêve américain.Scénariste à Hollywood durant les années quarante-cinquante, Bezzerides a aussi écrit plusieurs romans prolétariens comme Le Marché aux voleurs où l'on retrouve certains thèmes de La Longue Route. Ce récit social décrit un monde où chaque possédant tente d'arnaquer son voisin, image prémonitoire d'une société au libéralisme effréné. --Claude Mesplède
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.