Peter Stamm. Ecrire est un travail humain - Entretiens avec Nicolas Bézard
Bezard Nicolas ; Stamm Peter
MEDIAPOP
12,00 €
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EAN :9782491436926
En bras de chemise, le physique d'un coureur de fond et le regard aiguisé, Peter Stamm ressemble à son style. L'expression est sereine ; le ton, calme et posé. De temps à autre, un soupçon d'inquiétude émerge de ses traits intelligents. L'auteur suisse écrit en allemand, s'exprime dans un français impeccable et ne cherche pas à avoir réponse à tout, s'en remettant au bien-fondé d'un silence vigilant, actif. Le choix précis des mots justes pourrait être sa devise. C'est indéniablement son credo, et ce qui, d'entrée de jeu, nous saisit à la lecture des huit romans et des quatre recueils de nouvelles disponibles à la traduction chez Christian Bourgois. Dans une langue à fleurets mouchetés, celui qui aimerait « faire naître des images dans la tête des lecteurs » excelle dans la notation d'instants aussi anodins en apparence que mystérieux sur le fond, de moments de flottement laissant entrevoir la complexité des êtres et du monde.Conversations avec cet homme au charme discret qui, en vingt-cinq années d'écriture, s'est imposé comme un auteur européen de première importance.
Nombre de pages
120
Date de parution
13/09/2024
Poids
148g
Largeur
119mm
Plus d'informations
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EAN
9782491436926
Titre
Peter Stamm. Ecrire est un travail humain - Entretiens avec Nicolas Bézard
Auteur
Bezard Nicolas ; Stamm Peter
Editeur
MEDIAPOP
Largeur
119
Poids
148
Date de parution
20240913
Nombre de pages
120,00 €
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Ainsi, Djian me présentait à ses amis Salinger, Kerouac et Faulkner. Il m'expliquait pourquoi l'écrivain Céline mérite, contrairement à l'homme, qu'on s'y attarde. Pourquoi Hemingway est un maître, même si "en avoir ou pas" importe peu. Comment Brautigan s'est débrouillé pour faire décoller des planeurs et dans quelle mesure Carver fut touché parla grâce. Fort de ces rencontres décisives, je pouvais désormais envisager l'avenir avec confiance. Je commençais à comprendre ce qu'était un écrivain. Je commençais à comprendre que pour tous ces gens qui allaient m'accompagner pour le restant de mon existence, l'écriture demeurait inséparable de la vie. Philippe Djian venait d'allumer en moi des incendies qui ne se sont plus jamais éteints. Alors qu'il s'apprête à publier son 29e roman, Philippe Djian revient avec mordant et lucidité sur sa méthode de travail, son rôle de passeur, ses enthousiasmes, affirmant au passage son attachement à la langue - cette matière vivante et inflammable qui n'a de cesse de l'obséder.
L'auteur a commencé sa vie au Vietnam, où il est né, et a vécu notamment avec sa famille les heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, le joug japonais et les bombardements alliés, les heures parfois tragiques du retour des Français en Indochine, l'engrenage qui conduisit inexorablement à la guerre entre Français et Viet Minh. Magistrat, Pierre Bezard aura l'occasion de revenir souvent au Vietnam, comme conseiller du gouvernement vietnamien pour la mise sur pied d'un Droit vietnamien adapté aux changements en cours pendant la période d'ouverture du pays, ou Doi Moi. A ce titre il sera l'un des fondateurs de la Maison du droit, à Hanoi, lien durable et outil de travail efficace entre la France et le Vietnam. Ses souvenirs sont prolongés par une étude historique importante de la période qu'il a vécue au Vietnam, depuis le début de la Seconde Guerre mondiale, jusqu'au déclenchement de la guerre en 1946.
Juger, mission impossible ?soulève, d'une manière excessive et même inquiétante, une question majeure, essentielle pour une vie en société. On ne peut méconnaître le caractère éminent de la mission confiée à certains hommes de juger et de sanctionner le comportement d'autres hommes ainsi que de trancher les litiges nés entre eux en matières familiale, sociale, patrimoniale... La tâche est dans bien des affaires, qu'elles soient pénales ou civiles, extrêmement difficile. Qui a raison ? Où est la vérité ? Certes, le juge s'appuie sur le travail des services de police, des impôts, d'experts et d'auxiliaires de justice. Mais ceux-ci peuvent se tromper ou adopter une attitude qui ne conduit pas nécessairement sur la route de la vérité. Cependant, seul le juge décide et sera tenu pour responsable. L?auteur apporte une forte contribution à la réflexion générale engagée sur la Justice : en s?appuyant sur son expérience (collègues, hiérarchie, travail judiciaire, juristes), il s'attache au problème du statut, de l'indépendance, de la déontologie du magistrat et leurs rapports avec les avocats, les experts, les médias?Biographie et réflexions ?sans complaisance pour quelques "noms" ? livrent un portrait vivant et portant à la réflexion de la Justice.
Robert Cahen, à qui ce livre est consacré, appartient à l'histoire de l'art vidéo, tracée par un groupe, des groupes, un mouvement, des aventuriers chanceux, des soutiers obscurs, toutes sortes de héros, de hérauts, de zigotos. Ils/elles forgent en quelques décennies une nouvelle forme d'expression artistique, naviguant entre cinéma, télévision et arts plastiques. Une forme protéiforme au développement de laquelle j'ai quelque peu contribué, en la pratiquant mais surtout en l'observant, en l'analysant, en la chroniquant, en la théorisant, en la racontant, voire en la mythifiant, pendant plus de quarante ans, de ses origines (dans les années 60) à ses métamorphoses successives. Métamorphoses qu'illustre parfaitement la trajectoire de Robert Cohen, depuis 1973 et son Invitation au voyage où pointent déjà toutes les destinations vers lesquelles ses oeuvres vidéo successives nous embarquent somptueusement. " Jean-Paul Fargier
Louise à Paris n'a plus vingt ans depuis pas très longtemps. Une rupture l'a laissée trois mois sans sortir et à la fin de l'hiver 1984 elle s'aventure comme neuve dans le monde merveilleux des fêtes et des rencontres où le hasard fait loi. Dans quelques mois elle aura fini ses études et s'imagine un destin dans l'univers fabuleux de la musique. Les garçons se bousculent, elle hérite d'un appartement plein de miroirs. Puis les merveilles promises bientôt cèdent le pas à un manège incessant de coups de coeur et de coups du sort, de tentations et de sensations, de glissades et de plongeons, de cavalcades et de gueules de bois. Louise ne sait plus où donner de la tête et n'a plus la notion du temps, d'ailleurs elle a perdu sa montre. Que cherche-t-elle au bout de ce vertige ? Trois ans passent et la réponse n'est peut-être pas celle qu'elle attendait.
Le narrateur a dix ans, on l'accompagne pendant cinq saisons. L'auteur croque la brutalité des rapports sociaux, les mÅurs d'une époque (internet, jeux vidéos, relatif désÅuvrement des enfants livrés à eux-mêmesâ ; rupture entre les générations en filigrane) à travers le regard d'un enfant malheureux. Mais c'est surtout le monde de l'enfance rendu vivable par la poésie et la présence de la nature que raconte ce livre coup de poing qui nous renvoie à l'inégalité des chances et au mystère de la résilience.