L'origine de la papauté se perd entre l'immédiat après-Jésus et l'Antiquité proche. On la voit émerger avec les premiers évêques de Rome, prendre ses lettres de noblesse avec Grégoire le Grand, s'épanouir au Moyen Age, vivre ensuite au gré des alternances entre une suprématie reconnue et un crédit moral à peu près nul. Sur fond de lutte ouverte entre un pouvoir spirituel qu'elle détient de fait et un pouvoir temporel qu'elle revendique : le conflit entre le pape et le souverain sera à la fois la faiblesse et la dynamique de la plus vielle institution d'Occident. De la gifle d'Anagni, au XIVè siècle, à la proclamation de l'infaillibilité pontificale, au XIXè siècle, l'histoire de la papauté, que retracent Francesco Chiovaro et Gérard Bessière, est celle d'une longue crise d'identité qui débouche aujourd'hui sur la scène internationale avec une auto-proclamation toute nouvelle : celle d'un magistère mondial.
Nombre de pages
176
Date de parution
14/11/1995
Poids
275g
Largeur
124mm
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EAN
9782070533268
Titre
Urbi et Orbi. Deux mille ans de papauté
Auteur
Bessière Gérard ; Chiovaro Francesco
Editeur
GALLIMARD
Largeur
124
Poids
275
Date de parution
19951114
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Vendredi, 3 heures. Jésus est mort. Quelques jours plus tôt, on l'a vu entrer dans Jérusalem. On l'a vu chasser les marchands du Temple, on l'a vu chez Pilate. On l'a vu. On a suivi les événements à la trace. Les événements connus, certifiés. La biographie que déroule Gérard Bessière est traversée par le fil des seules certitudes. Les doutes et les interrogations sont posés, les questions sans réponse laissées dans le suspens du temps et celui de la foi. Les grands gestes de Jésus, les gestes fondateurs, avérés, sont tous là, restituant le Fils de l'Homme dans sa réalité historique. Jésus demeure aujourd'hui l'inépuisable détonateur de liberté et d'humanité: le dieu toujours inattendu.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.