Chacun cherche sa maison, la base à partir de laquelle il lui devient possible d'exister. On habite aussi les rues, les villes et les paysages. Tous ces lieux et ces espaces ont leur qualité propre, leur mémoire. Mais habiter, c'est également des marques sur le sol, dessiner des surfaces, transformer la terre en une demeure. Il y a plusieurs manières d'habiter : entendre son voisin, ce n'est pas forcément s'entendre avec lui ; déménager, ce n'est pas être en exil ni partir en vacances. Faisons-nous la différence entre une demeure habitée et une maison hantée ? Il faut donc raconter ces tables et ces lits, ces expériences concrètes, ces chemins les hommes marchent et vivent. Variations philosophiques et littéraires sur nos façons d'être et de nous sentir en un lieu, ce livre est un traité du savoir habiter - et donc un savoir-vivre.
Nombre de pages
250
Date de parution
05/10/2013
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782081281974
Titre
Habiter. Un monde à mon image
Auteur
Besse Jean-Marc
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20131005
Nombre de pages
250,00 €
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L'Occident a inventé le ?sauvage?. Ce fut un immense spectacle, avec ses figurants, ses décors, ses impresarios, ses drames et ses récits incroyables. C'est une histoire oubliée. Elle est pourtant au carrefour de l'histoire coloniale, de l'histoire de la science et du monde du spectacle et des grandioses expositions qui ont façonné le monde pendant plus d'un siècle. Ce fut le temps des exhibitions humaines et du ?racisme scientifique?, un temps où des hommes venaient voir des ?monstres? ou des ?exotiques?, non pas pour ce qu'ils font, mais pour ce qu'ils sont censés être. Ces exhibitions populaires ont produit des multitudes d'images pour convaincre les visiteurs et fasciner les publics. A l'occasion d'une exposition-événement au musée du quai Branly, ce livre-anthologie en montre les traces, grâce à quelque cinq cents documents exceptionnels issus de collections publiques et privées - pour la plupart inédits -, accompagnés des analyses de soixante-dix spécialistes internationaux. Ainsi, au fil de douze chapitres divisés en trois parties, le lecteur entre dans l'histoire des zoos humains. Avec plus d'un milliard de visiteurs et des dizaines de milliers d'exhibés, ce phénomène international, qui commence au XVIe siècle et connaît son apogée dans le premier tiers du XXe siècle, accompagne la mise en place des empires et touche les peuples aux quatre coins de la planète, fabriquant un modèle unique du ?sauvage?, sorte de mondialisation avant l'heure, de Tokyo à Hambourg, de Chicago à Londres, de Paris à Barcelone, de Bâle à Johannesburg? A travers ce passé oublié, dont il reste des milliers de témoignages, on mesure de quelle façon l'idée de domination s'est généralisée et a imprégné le monde sur un temps relativement court. Cet ouvrage explore les frontières parfois ténues entre ?exotiques? et ?monstres?, science et voyeurisme, exhibition et spectacle, et questionne le lecteur sur ses propres représentations dans le monde d'aujourd'hui. Si ces exhibitions disparaissent au cours des années 1930, elles auront largement accompli leur ?uvre - bâtir deux humanités -, et nous commençons à peine à comprendre la puissance de ce qui n'était alors que de la curiosité.
Ce numéro des "Carnets du paysage" développe une réflexion sur la musicalité du paysage, tant dans sa composition que dans ses pratiques et représentations.
Bien avant l'époque de " la terre vue du ciel ", les cartes du monde ont fait l'objet d'un spectacle pour un public de plus en plus large. Ce livre étudie ainsi la rencontre de la géographie et des arts dans la ville. Il décrit le fonctionnement et raconte l'histoire de quelques espaces exemplaires. A la Renaissance, dans toute l'Europe, artistes et géographes ont été convoqués pour montrer à la fois la grandeur du monde et celle des princes qui le dirigent. En France, sous l'Ancien Régime et la Révolution française, plusieurs projets ont voulu transformer de grands jardins en immenses cartes, à l'intérieur desquelles le peuple aurait pu, en se promenant, voir le monde, apprendre sa géographie et connaître le territoire du Royaume ou de la République. Le XIXe siècle invente un procédé nouveau on sait peu en effet qu'à côté des panoramas un certain nombre de géoramas ont été bâtis à Paris et à Londres, où le public pouvait contempler, dans la pénombre, de gigantesques cartes sphériques du monde. Ces salles de spectacle ont connu un grand succès à l'époque des expositions universelles, avant de disparaître brutalement au début du XXe siècle, sans doute remplacées par le cinéma.