Besnaci-Lancou Fatima ; Manceron Gilles ; Assas Am
TIRESIAS
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EAN :9782915293395
Fatima Basnaci-Lancou, avec pudeur et tendresse, tire la photographie de treize vies blessées de harkis. Ces chibanis, " vieux " sages, nous laissent un page d'une histoire commune où souvent la douloureuse constatation de l'abandon nous renvoie à la responsabilité de nos gouvernants mais aussi à notre responsabilité individuelle. Ils furent reçus avec leurs familles par la France avec un mépris et une indifférence qui blessent encore la mémoire de tout homme juste. L'auteur explique : " En arrivant en France, la majorité de ces rescapés et leurs familles séjournèrent dans le camp militaire de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales. Ce camp de " mépris " ressemblait tellement à une prison qu'il allait cristalliser un immense sentiment d'abandon. " Nous avons maintenant, grâce à ce livre, une mémoire où treize hommes nous narrent leur destin déchiré de " harki ", entre honneur et mépris. Nul individu ne peut être sûr de son rôle et de sa place dans la société, à plus forte raison si son avenir n'a pas des racines de vérité sur son passé. Le devenir de ces hommes et de ces femmes rejetés trop souvent par ignorance est une imposture à notre vision de notre république. Ce livre est une libération de la parole trop longtemps brimée ou tue, une empreinte dans les pages de l'Histoire de France. Ces chibanis pourront dorénavant se construire dans une réalité d'hommes libres et fiers. Ces pages sont leur identité, l'expression de leur vécu, la patrie de leur mémoire, une terre de vérité où leurs enfants pourront grandir et s'épanouir. Il appartient à notre patrimoine. Merci à l'auteur de nous démuseler ces treize vies et libérer cette histoire pour notre patrie.
Nombre de pages
86
Date de parution
01/10/2006
Poids
166g
Plus d'informations
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EAN
9782915293395
Titre
Treize chibanis harkis
Auteur
Besnaci-Lancou Fatima ; Manceron Gilles ; Assas Am
Editeur
TIRESIAS
Largeur
0
Poids
166
Date de parution
20061001
Nombre de pages
86,00 €
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La Petite jupe verte raconte l'histoire de Nejma qui a huit ans lorsque son pays, l'Algérie, devient indépendant en 1962. Sa famille se partage entre partisans de l'indépendance et harkis engagés du côté de la France. Nejma passera les premières semaines de l'indépendance, vêtue d'une petite jupe verte aux couleurs de l'Algérie naissante, dans la crainte d'une arrestation. Réfugiée en France avec sa famille, elle vit des années douloureuses dans les camps de relégation où sont parqués les harkis. Ce récit émouvant, écrit dans une langue très sobre, apporte un témoignage fort sur un moment de l'Histoire contemporaine mal connu. Neuf tableaux de Chérif Ben Amor, dit Serge Vollin, réalisés à partir de témoignages de membres de la famille de Nejma, illustrent cet ouvrage.
La guerre emporte aussi les enfants... Mais cette guerre-là, dans l'Algérie de l'été 1962, a été très peu écrite. Fatima Besnaci a huit ans lorsque sa famille échappe de peu aux massacres dont sont victimes plus de 100 000 Algériens à qui le nouveau pouvoir reproche d'avoir été du côté de la France. Elle embarque, un soir de novembre 1962, avec ses parents et ses quatre petites s?urs dans une cale de bateau pour un voyage sans retour de l'autre côté de la Méditerranée. A l'arrivée, un camp militaire entouré de barbelés, Rivesaltes, attend les réfugiés. Fatima passe toute son adolescence et une partie de sa jeunesse dans des camps réservés aux familles de harkis, à l'écart des villages français du sud de la France. L'Algérie leur a refusé une place à l'Indépendance, la France ne les a pas accueillis avec dignité. Ce témoignage, d'une grande sobriété, est rare car, comme la majorité des enfants de harkis, l'auteur a longtemps recouvert ce passé douloureux d'une chape de silence. Pour la première fois, une femme raconte la violence que fut la guerre d'Algérie pour les femmes et les enfants de harkis. La douceur qui imprègne ce témoignage en fait la force.
Besnaci-Lancou Fatima ; Daniel Jean ; Lacouture Je
La mémoire, sans tabou ni haine, d'une fille de harki." Laure Joanin-Llobet Midi Libre. "Fatima Besnaci-Lancou signe un magnifique récit calme et tremblant, que sa précision érige au rang de témoignage historique."Clara Dupont-Monod Marianne. "Fatima raconte, dans un livre pudique et terrible à la fois, cette histoire qu'elle a vécue et qui nous concerne tous." Kathleen Evin France Inter. "Fatima Besnaci-Lancou n'a pas de haine. Elle souhaite simplement que l'on cesse, par des simplifications, d'un côté comme de l'autre de la Méditerranée, de cultiver les haines pour s'en servir." Gilles Manceron, historien Revue Coup de soleil. "Le cri de Fatima Besnaci-Lancou vient nous rappeler que la guerre d'Algérie n'est pas finie pour tout le monde et que bien des plaies restent ouvertes. Avec d'autres témoignages qui nous prennent à la gorge, (...) il nous invite à repenser le draine algérien dans sa complexité et en abandonnant bien des idées reçues." Moharned Harbi, historien, ancien dirigeant du FLN Le Monde.
C'est l'histoire au quotidien de ces résistantes arrêtées qui, souvent après avoir été torturées, se retrouvent dans ces prisons et ces pages vont nous faire vivre leur itinéraire. Chacune d'entre elles se raconte et nous raconte son arrestation mais aussi son engagement, la vie carcérale, les s?urs gardiennes, la police, les " Droit Commun ", les " Politique " et leur lutte pour rester dignes et fidèles combattantes de l'armée de l'ombre. Cet ouvrage rend hommage à ces étrangères qui très tôt entrèrent en lutte et furent emprisonnées : Espagnoles, Allemandes, Polonaises... On sait maintenant leur condition de détention, leur vécu, mais aussi, chose rare, le fonctionnement de ces lieux d'oppresson, de collaboration et de résistance. C'est la part noire de l'histoire des prisons parisiennes pendant l'occupation. Si beaucoup partiront dans les convois les emmenant vers Auschwitz ou Ravensbrück, si beaucoup mourront en déportation ou du typhus, celles, libérées ou évadées, continueront le combat clandestin. Ce livre est comme une stèle du souvenir pour ces lieux de supplices (dont deux seront rasés après la guerre). Il révèle la volonté de continuer à témoigner et appartient à notre mémoire collective. Ces pages sont une ode à la femme dont le rôle et la lutte pendant cette période ont été trop souvent oubliés sinon négligés.