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JE VOULAIS JUSTE ETRE GENDARME
Besbiss Seaade ; Blandinières Sophie
FAYARD
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EAN :9782213700632
Seaade voulait seulement être gendarme. Mais, hélas, elle est une femme. Seaade voulait seulement être libre. Mais, hélas, elle est une femme.De son village de l'est de la France où les skins font la loi, la jeune fille voudrait s'échapper. Mais, dans la culture de sa famille marocaine, les filles ne vont pas au lycée s'il leur faut prendre le bus seules. Alors c'est en se mariant qu'elle croit pouvoir échapper à son avenir de femme dévolue aux tâches domestiques. Seulement, l'époux qu'elle s'est trop vite choisi l'enferme, l'oblige à se voiler, en fait son esclave. Et quand elle ose se rebeller, elle prend des coups. Elle fuit le domicile conjugal ? sans argent ni métier. Son seul bien, c'est son rêve de gosse : devenir gendarme. Elle le suit.Mais sa joie d'être gendarme ne dure pas longtemps. Les remarques sur son anatomie, sur ses tenues (portées hors de la caserne), les blagues graveleuses se multiplient. Seaade a le tort d'être jolie et d'être enfin libre de se montrer. On ne lui pardonnera pas.Elle refuse les avances d'un supérieur, et l'enfer recommence : brimades, insultes, harcèlement en tout genre, placardisation, renvoi abusif. Et lorsqu'elle décide de dénoncer les faits dont elle est victime, elle aggrave son cas. On cherche à étouffer celle qui fait trop de bruit, nuisible à son image. C'est ce qui oblige Seaade à porter plainte et à médiatiser son cas.Elle avait été choisie par le ministère de l'Intérieur pour représenter l'égalité et la parité ; elle dénonce aujourd'hui ceux qui salissent l'institution, et réclame simplement le droit de faire son métier.
Ces mots résonnent encore en moi comme une provocation, une pique adressée à mon orgueil. Sûrement était-ce son objectif. Il savait que je ne pourrais rester indifférente au défi qu'il me lançait. Comme tous les hommes politiques d'expérience, il avait le don d'aller chercher dans les tripes de ses interlocuteurs ce qui pouvait les galvaniser. Il en appelait chez moi à un sentiment qui n'a jamais cessé de m'animer : la conviction d'avoir un devoir envers mon pays et mes compatriotes. Il est souvent difficile de se sentir à la hauteur d'un héritage quand celui-ci n'est pas seulement civilisationnel mais aussi familial". .
Nouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.
Résumé : "On ne peut plus rien dire..." La complainte de celles et ceux qui dénoncent la "censure", à l'instar d'un Donald Trump, s'étire à longueur de plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d'intolérance "woke". Par un incroyable retournement, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd'hui brocardé comme une atteinte à "liberté d'expression". Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique : les restrictions de l'expression publique, loin d'être en contradiction avec la liberté d'expression, lui sont consubstantielles. Le juriste Thomas Hochmann révèle la manière dont la réaction a accaparé la liberté d'expression pour mieux imposer ses manières de dire. Mais il montre également comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l'appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Leur mise en oeuvre constitue désormais une de nos dernières chances de repousser l'extrême droite.
D'une communauté médiévale de clercs, l'université est progressivement devenue un véritable enseignement de masse, où les professeurs, censés être des érudits et des savants, sont de plus en plus confrontés à des étudiants impréparés aux exigences du haut enseignement, notamment en raison des déficiences d'un enseignement secondaire miné par l'idéologie de l'égalité des capacités et de la réussite pour tous. L'établissement est par ailleurs menacé par la toute-puissance de l'administration, la barbarie du "managérialisme" , l'irruption du juridisme, et plus récemment encore la "cancel culture" et le "wokisme" . Renvoyant dos à dos les excès du gauchisme culturel et la toute-puissance du néolibéralisme triomphant, l'auteur s'attache à identifier ce qui a progressivement muté une forteresse du savoir en ce que d'aucuns voudraient voir comme une machine à délivrer des diplômes. Il entend aussi dénoncer tout ce qui restreint la liberté et le pouvoir des professeurs. Depuis trop longtemps l'université absorbe peu à peu les dérives d'une société clientéliste dont les valeurs culturelles et intellectuelles se dégradent peu à peu, et en appelle à un sursaut salutaire de l'institution, qui suppose la fin de toute sujétion au pouvoir politique et économique.