La culture du voyage. Pratiques et discours de la Renaissance à l'aube du XXe siècle
Bertrand Gilles
L'HARMATTAN
27,50 €
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EAN :9782747569972
Quel rôle joue l'expérience physique du déplacement sur la production des textes et la circulation des modèles culturels ? Pour évaluer l'impact des voyages dans la genèse et l'évolution des regards portés sur les pays et les peuples étrangers, cet ouvrage se propose d'examiner le cas de l'Italie et de la France entre le XVIe et le XIXe siècle, sans négliger des ouvertures sur d'autres espaces, de la Hollande à l'Amérique. On y interroge l'attitude des voyageurs face aux stéréotypes et la façon dont les matériaux issus du voyage ont pu en retour influencer le fonctionnement intellectuel et idéologique du milieu de départ. Les auteurs, pour la plupart des historiens, réfléchissent entre autres sur les incertains mécanismes de la réception des guides et récits de voyage. Diverses questions découlent de ces prémisses : de quelle palette de supports dispose le voyageur, y compris celui en chambre, pour se représenter l'autre ? Quelles activités mentales et sociales sous-tend le fait de s'intéresser aux nations voisines, quels effets les pratiques de lecture ou d'attention orale ont-elles sur la manière de les appréhender ? En quoi un individu, une société, un milieu local, voire une administration coloniale peuvent-ils être " atteints " par l'expérience de ceux qui ont voyagé et les discours tenus sur ce qu'ils ont vécu ? Comment, à travers des formes d'organisation spécifiques, se transmet et se modifie au cours des siècles une culture du voyage, et quel sens donner à cette dernière ?
Nombre de pages
296
Date de parution
02/10/2004
Poids
330g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747569972
Titre
La culture du voyage. Pratiques et discours de la Renaissance à l'aube du XXe siècle
ISBN
2747569977
Auteur
Bertrand Gilles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
330
Date de parution
20041002
Nombre de pages
296,00 €
Disponibilité
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Pour célébrer le bicentenaire de l'édition de Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres d développer cette puissance, texte fondateur de Sadi Carnot (1824), cet ouvrage offre au lecteur non-spécialiste un tour d'horizon très documenté : définitions rigoureuses de l'énergie et de l'entropie, extensions prometteuses vers le monde quantique, potentialités de l'énergie solaire, devenir de notre planète aux ressources limitées. Notre approche de l'énergie et de ses modes de conversion est encore marquée profondément par les retombées du message visionnaire de Carnot de 1824. Notre planète est la grande machine énergétique qui transforme le rayonnement solaire en chaleur, en mouvements et en vie. Quelle vision globale développer pour la transition énergétique et la conversion du fossile vers les nouvelles énergies ...
Par-delà le découpage récent des frontières politiques se dessine dans les mondes alpin et italien un emboîtement de réalités perçues où le sentiment d'appartenance à un Etat-nation le dispute au sentiment d'appartenance à des vallées ou à des provinces historiques. Huit auteurs cherchent dans cet ouvrage à démêler l'écheveau de ces identités en vue de mieux définir ce qu'est l'identité dans sa relation avec des cultures qui sans cesse s'adaptent et se réajustent. Ils interrogent les témoignages sur le fait identitaire laissés depuis trois siècles d'abord par les habitants de l'Italie et de quelques régions de l'arc alpin occidental lorsqu'ils ont réfléchi sur eux-mêmes ou, se sont heurtés au problème de l'entrée dans un nouvel Etat-nation, ensuite par certains étrangers, en l'occurrence des voyageurs ou des intellectuels français, depuis longtemps partagés entre l'hostilité et la fascination vis-à-vis des modèles culturels produits en Italie. Le dialogue entre historiens, sociologues, ethnologues et linguistes spécialistes de l'Italie et des régions alpines vise à associer aux débats du présent les leçons du passé. Il aide à mieux marquer dans l'Europe en construction les enjeux d'une réalité commune que continuent de traverser des sentiments ambivalents.
Biographie de l'auteur Gilles Bertrand, professeur d'histoire moderne à l'université de Grenoble et membre de l'Institut Universitaire de France, est un spécialiste de la fête et du masque à Venise, ainsi que des voyages en Europe au XVIIIe siècle, sujets sur lesquels il a publié plusieurs ouvrages.
On a tendance aujourd'hui à associer au carnaval de Venise une image figée qui nous aurait été léguée par le XVIIIe siècle. Pourtant l'histoire de ce moment festif est beaucoup plus longue et complexe. Au carnaval civique destiné à façonner au Moyen Age la cohésion sociale et politique de la commune, succéda un carnaval voulu par l'aristocratie et associant le peuple aux jeux publics pour mieux dire au monde la puissance et la fascination de cette ville hors du commun. Lorsqu'à la fin du XVIe siècle la primauté commerciale et politique de la Sérénissime en Europe finit par s'essouffler, le carnaval prit le relais des fastes de l'économie marchande et de la diplomatie en accueillant les princes d'Europe et en s'ouvrant à l'opéra. Puis, alors que la ville se repliait sur ses possessions de Terre ferme, le carnaval devint plus monotone, cachant surtout la crise sinon économique, du moins morale, politique et sociale de la République, avant de se réduire au XIXe siècle. Son retour en 1980 a réalisé un subtil mélange : ressusciter une fête urbaine qui renvoie aux fastes baroques du XVIIe siècle tout en l'associant aux souvenirs de Vivaldi, de Pietro Longhi et de Goldoni, contemporains du siècle des Lumières. C'est cette passionnante histoire qui est ici racontée.