Norak est le fils de Parzan, héros de Felletin, et d'un comix micro publié aux éditions Kobé, inspiré par l'univers d'Edgar rice Burroughs. Depuis, bien des choses ont flotté à la surface de la rozeille, et le monde du fils n'a plus grand-chose à voir avec celui du père. Les aventures de Parzan étaient un polar multiculturel et doucement marxiste. Norak, premier tome d'une trilogie, décrit, entre autres, les aventures d'un jeune homme perdu sur les routes du désir. Les nouvelles technologies et l'efficace destruction des savoirs populaires ont déréglé notre rapport au temps et à la culture. Et si un spectre hante l'Europe, le spectre de l'aliénation néo-libérale, la jungle ne demande qu'à reprendre vie. L'oeuvre poétique et politique de JM Bertoyas, si on devait absolument la ranger dans une case, serait à placer entre celles de Gary Panter, les détournements de comix situationnistes, Charlie schlingo, Philip Guston et une vieille pile d'illustrés divers et variés abandonnés sur un trottoir.
Nombre de pages
48
Date de parution
10/04/2015
Poids
168g
Largeur
180mm
Plus d'informations
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EAN
9782918553137
Titre
Norak, le fils de Parzan
Auteur
Bertoyas Jean-Michel
Editeur
ARBITRAIRE
Largeur
180
Poids
168
Date de parution
20150410
Nombre de pages
48,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un personnage dont les longues (très longues ! ) oreilles et la truffe rondelette ne sont pas sans rappeler Dingo, se laisse porter par le courant d'une rivière jusqu'à tomber et atterrir sur un tapis de boyaux... Introduction à un psyché-drama hypnotique, aux confins des pleurs et des rires.
Dans le ghetto, la révolte gronde? Outre les exactions habituelles des forces de l'ordre locales, la rumeur d'une conspiration ourdie en haut lieu se répand parmi la population. Une poignée de résistants à l'allure aussi improbable qu'hilarante tente alors de s'organiser pour mettre en échec le complot. Mais la milice veille au grain. Heureusement, Le Flon, ce mystérieux justicier, n'est jamais très loin. Après Princesse paru en 2005 aux Requins Marteaux et une multitude de petits livres autoproduits, Jean-Michel Bertoyas revient avec cette adaptation très libre du thème du super-héros. Encore une fois, la narration plus échevelée et surréaliste que jamais n'est que prétexte à l'expérimentation graphique. Pour autant, il se dégage de ce récit un charme délicieusement foutraque, sexy, potache et libertaire qui ravira sans nul doute tous les amateurs de comics très underground.
Le cahier collectif du numéro 11 fut un terrain de jeu expérimental où chaque participation complétait, modifiait, amplifiait le sens des autres. Cette année nous avons eu envie de renouveler l'expérience en allant plus loin et en construisant entièrement la revue autour de cet exercice. Pour Arbitraire Douze, Le Mont Eugolana, on retrouve 6 auteurs du collectif Arbitraire au dessin.
Avec Quoi de plus normal qu'infliger la vie ?, Oriane Lassus interrogeavec une intelligence acide et sensible la question de la nulliparité. Et si la réponse n'était pas si évidente que ça ? Et si on pouvait ne pastrouver ça " normal ", justement, de procréer ? A travers le regard et l'environnement d'une protagoniste anonyme, c'est le jeu d'influences imposé par une société normative qui est questionné, et la difficulté pour les femmes de faire un choix intime : " Tu changeras d'avis, tu verras. " ou le fatal " Tu le regretteras quand tu mourras seul(e) et abandonné(e) de tous ". D'où vient cette évidence supposée ? Comment penser en dehors de cette évidence ? Quoi de plus normal qu'infliger la vie ? s'intéresse aux normes familiales, sociétales, affectives qui régentent aujourd'hui la vie de tout adulte un tant soit peu poreux aux jugements de son prochain.
Flugblatt et les rampants" est le sixième et dernier tome de l' "Anthologie des narrations décrispées de JM Bertoyas" . Bertoyas y corrompt les récits traditionnellement destinés aux enfants et aux adolescents (bande dessinée animalière ou encore de science-fiction) , il en modifie la cible en y introduisant de la pornographie, des références politiques, littéraires et historiques. Vous découvrirez JM Bertoyas dans une certaine intimité à travers la préface toute personnelle d'Alex Ratcharge. "Les plus perspicaces d'entre vous auront noté le lien entre ces deux histoires. "Ne rien y comprendre" : serait-ce là une caractéristique de la réception de l'oeuvre de JMB ? Il me semble que oui. Tout comme il me semble qu'ici, "l'oeuvre" ne fait pas seulement référence aux fanzines, aux comics, aux collages et aux affiches, mais aussi à l'homme [... ].
Après Une vie de famille agréable chez Les Requins Marteaux, recueil d'histoires courtes désopilantes en six cases (gags en langage technique), Antoine Marchalot revient à la maison et propose d'exposer une trentaine de pages de son humour désormais célèbre aux quatre coins de l'Internet. Ici, plus de carcan, les cases sont tour à tour gigantesques, minuscules, ou de taille honorable. L'absurdité s'abat sur les sujets les plus variés : des flics patate chiens se font lourdement draguer, un musicien joue de la guitare en onomatopées, et une petite fille (? ) s'envole en jouant à la corde à sauter. La tragédie n'est jamais loin, mais on rit très fort. On retrouvera dans ce livre ce qui semble faire l'identité commune des auteurs du collectif Arbitraire, tous attirés par une forme de distorsion du monde connu, par les possibilités d'un autrement. Cet ouvrage est à ranger du côté de ceux de Pierre La Police ou de Kamagurka & Herr Seele (Cowboy Henk).