Comment la variété des contextes historiques et aux cultures politiques affecte-t-elle le destin d'une oeuvre comme celle de Simone de Beauvoir ? Autour de la Méditerranée, d'Espagne ou d'Italie en Israël, la chronique des traductions, de la diffusion parfois clandestine (sous Franco) et des appropriations accentuant l'aspect intellectuel ou la dimension féministe, les histoires centrées sur la réception de l'oeuvre beauvoirienne indiquent des chronologies et des thématiques diversifiées, qui se combinent aux particularités politiques et littéraires (le républicanisme, le franquisme, le poids de l'Eglise catholique, l'importance des traductions depuis le français et le prestige des intellectuels...). La structuration des féminismes autour de l'opposition féminisme égalitariste/féminisme différentialiste est-elle perceptible ces rives méditerranéennes comme elle a pu l'être ailleurs ? Né du colloque sur "Les Réceptions contemporaines de l'oeuvre de Simone de Beauvoir, France, Italie, Espagne" (Université Côte d'Azur décembre 2018), cet ouvrage ouvre une série qui se poursuivra par deux autres Cahiers Avec Simone de Beauvoir , à paraître en janvier 2020.
Nombre de pages
292
Date de parution
20/11/2019
Poids
446g
Largeur
153mm
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EAN
9782376414087
Titre
Sens public N° 25-26, septembre 2019 : Simone de Beauvoir. Réceptions contemporaines
Philosophe, Docteur en sciences de l'information et de la communication, Marie-Joseph Bertini est Maître de conférences à l'Université de Nice-Sophia Antipolis et chercheur au MediaTec (Centre de recherches sur les médiations culturelles et les techniques de communication). Ses recherches portent plus particulièrement sur l'analyse des rapports entre les techniques, les médias et les nouvelles formes de sociabilité
Quatrième de couvertureQu'est-ce qui distingue une femme d'un homme?À quoi sert la différence des sexes? À maintenir, selon l'auteur, un ordre prétendument symbolique sur lequel les « sciences humaines » que sont l'anthropologie structurale, une certaine psychanalyse, et un courant dominant de la philosophie du Droit, s'appuient pour justifier le maintien du système de l'inégalité des sexes.La laïcisation de nos sociétés modernes masque mal la sacralisation dont elles procèdent. C'est à un sacré mythologique que font étrangement appel les experts et les politiques qui nous mettent en garde et nous défendent d'approcher de trop près l'ordre établi, ses normes et ses valeurs.Cet ouvrage propose une analyse critique des dispositifs stratégiques qui organisent nos sociétés et protègent la rigidité de nos représentations. Il propose une redéfinition du contrat social et politique selon des intuitions qui courent depuis Pic de la Mirandole jusqu aux textes de Castoriadis et redonnent au projet humaniste sa pertinence: nous pouvons être les co-créateurs de notre société et de nos valeurs les plus « essentielles ».
Engagée dans une recherche sur le terrain transidentitaire, la chercheuse s'attache à croiser état des lieux du terrain associatif et militant trans avec l'histoire des définitions de la médecine légale, mettant à jour la politisation des groupes, les apports des nouveaux médias et les effets de la médiatisation sur les personnes transgenres. Cet ouvrage est complémentaire du titre Médiacultures: la transidentité en télévision, édité simultanément.
Chaque mois, les nouveaux chiffres du chômage tombent, et ils sont plus mauvais. Malgré des années de "politique de l?emploi", il faut se rendre à l?évidence : nous faisons fausse route. Marie-Thérèse Bertini avait analysé cette question dans son précédent ouvrage, "La fabrique des chômeurs", paru en 2011. Elle proposait des solutions inédites. Elle n?a pas été suffisamment entendue. Elle donc a décidé d?y revenir aujourd?hui, avec la double légitimité qui est la sienne : fondatrice et dirigeante d?une entreprise, et experte des solutions innovantes. L?idée de base est simple, mais elle fait l?objet d?un tabou : depuis des lustres, on accompagne le chômeur, il faut désormais s?intéresser au travailleur, et rendre sa liberté d?agir, d?innover, à l?institution qui seule crée l?emploi désormais: l?entreprise. Elle propose une véritable révolution copernicienne à notre pays : comprendre que c?est l?entreprise, et non l?Etat, qui doit être le moteur du dynamisme économique, et le paramètre central de l?activité. Réhabiliter les PME, dont le rôle est essentiel : elles sont les seules à embaucher. Créer un nouveau consensus, apprendre à participer à l?effort commun plutôt qu?à voir un adversaire dans chaque entreprise qui réussit. Une PME, c?est bien sûr une machine à faire des profits ; mais c?est d?abord et avant tout un lieu de formation, de progression professionnelle et personnelle ; un lieu de transmission des savoirs et des compétences. Reconnaître leur rôle dans la formation, dans la dynamique de l?emploi ; reconnaître le rôle créatif de leurs dirigeants et de leurs cadres ; réorganiser le marché du travail et les soutiens à l?emploi en fonction de leur logique de développement : en suivant cette voie, notre pays retrouvera le chemin du plein emploi. Ce livre montre comment y parvenir.
3 pièces d'Hervé Blutsch :Ervart ou les derniers jours de Frédéric NietzscheLe Sang sur Jean-LouisLe Syndrome de GaspardBonus :Chroniques de Jean-Claude Suco 1992-1996CD audio : entretien Hervé Blutsch et Emmanuel vérité+ chansons : Blair et le Peuple de GaucheAffiche d'Ervart par Jacques Raynal
Janet et Joe racontent l'histoire de leur couple. Mariés très jeunes, très vite parents de trois enfants et vivant d'expédients dans le Dublin de la fin du 20ème siècle, ils réussissent à vivre heureux et soudés malgré l'accident qui coûte la vie à leur fils aîné ; jusqu'à ce jour de 1990 où Joe se venge de la défaite de l'Irlande lors de la Coupe du Monde de Football en tabassant Janet.
Extrait : Je suis les panneaux indiquant la Circle Line. Le quai est bondé. Le quai est plus bondé que je ne m'y attendais. Je trouve l'emplacement idéal pour monter dans la voiture la plus bondée de toutes. Au coeur de la rame. Il faut que je me fraye un chemin en poussant avec mon sac. Les gens se plaignent de la taille de mon sac. Soudain je me sens plus léger que je ne me suis jamais senti de toute ma vie. On passe Farringdon. Où le quai aérien est noyé dans la lumière bleu gris du matin. Et Moorgate en brique rouge. Liverpool Street est blanche de sucre, d'effervescence et de désir. Bleu fumée, rouge sang, blanc fantôme. La rame quitte Liverpool Street et se dirige vers Aldgate.