Savez-vous que, chaque jour, la population mondiale augmente de 225 000 habitants, l'équivalent de la ville de Lille ? Comment on en est arrivé là ? Tous les experts le savent mais personne n'ose le dire : l'inconscience des gouvernements et des peuples en Inde et dans l'Afrique subsaharienne, qui se cache sous le terme de "dynamisme démographique", est le facteur principal d'explosion de la population mondiale. Faisant fi du politiquement correct, Jean-Loup Bertaux lance un cri d'alarme : il y a beaucoup trop de monde sur la planète, il faut s'attaquer en priorité à l'augmentation de la population mondiale. Il conviendrait même de la réduire, puisque les calculs d'empreinte écologique montrent que la Terre ne peut supporter que 2 milliards de personnes consommant et polluant comme un français moyen. Si rien n'est fait, les projections démographiques indiquent qu'il y aura 4 milliards d'habitants en Afrique en 2100, soit 3 milliards supplémentaires dans des pays devenus invivables à cause du réchauffement climatique. Combien d'entre eux tenteront alors d'émigrer vers l'Europe ? Un essai qui appelle sans complexe à stigmatiser les politiques natalistes afin de réduire le taux de natalité. En d'autres termes, "Make the population small again !", car nos enfants ne seront plus heureux que s'ils sont moins nombreux.
Par la fiction, avec son aide, vivre et appréhender la " ville ", ici mégalopolis et capitale surdimensionnée de plus de dix millions d'habitants, permet de donner une image réaliste, bien qu'imaginaire, de l'espace urbain. La fiction est présente sous forme de courts récits publiés au cours des trente dernières années. En Thaïlande, l'urbanisme et la littérature en prose ont progressé parallèlement ; ce qui donne son sens au livre. Au-delà de l'histoire littéraire thaïlandaise et de l'histoire urbaine de Bangkok, traitées ensemble pour la première fois, ce livre offre une synthèse historique inédite de l'émergence de la contestation, c'est-à-dire de la démocratie, dans la société thaïlandaise, à travers les mouvements étudiants, ouvriers, artistiques ou politiques, partant de la fondation de Bangkok, en 1782. En effet, si ville et littérature forment le double propos principal de cet essai, il reste qu'histoire politique, société civile et construction sociale en sont également des thèmes forts. Ce livre est composé de deux parties : la première, " le livre et la ville ", traite des aspects théoriques et analyse les textes, alors que la seconde, " les auteurs et leurs nouvelles ", donne la biographie des cinq écrivains retenus et, pour la première fois, la traduction en français par l'auteur des dix nouvelles choisies, en texte intégral. Le lecteur peut donc commencer par les traductions ou ne s'y plonger qu'après en avoir lu l'analyse proposée. Selon ses centres d'intérêt personnels, il pourra ainsi décider de son approche.
Telle une danseuse aux talons de verre apparaît la vie dans un poème d'Aragon: fragilité, revirements. Revirement amer pour qui feuillette les images glacées du passé, pour qui relit d'anciennes lettres, remâche une absence. Revirement de farce pour la victime d'une trompe d'Eustache bouchée. Lente ou violente altération des jardins qu'on hante à tout âge. Renoncements aussi, acerbes ou mélancoliques, à la compagne rêvée, au cavalier idéal, à ce qui aurait pu être. Et, inversement, regain, quand la transmission d'un portrait, la remémoration empêchent les choses de finir tout à fait... Si Rosalinde est trop réaliste pour s'enfermer dans le vert paradis des mythes, c'est qu'on ne rencontre ici ni personnages ni événements exceptionnels, rien que l'entêtement à vivre d'êtres ordinaires: ils ne prennent pas leurs chagrins pour l'écroulement du monde, mais aiment démêler l'écheveau des peines perdues et des raisons du c'ur.
En 128 pages, cette collection, conçue en priorité pour les étudiants du premier cycle universitaire, propose des manuels de synthèse des connaissances et une gamme d'ouvrages de référence, de méthodologie, d'entraînement. Un récit de vie est-il autre chose qu'une reconstruction subjective de l'expérience vécue ? Porte-t-il en lui des contenus objectifs ? Y a-t-il des techniques spécifiques d'analyse des récits de vie ? Comment passe-t-on des contenus de ces récits à une compréhension sociologique d'un phénomène social ? La perspective ethnosociologique qui a guidé cet ouvrage répond clairement à ces questions. Elle se donne pour objectif d'étudier un fragment particulier de réalité sociohistorique. Le recours au récit de vie comme description, sous forme narrative, de l'expérience vécue l'enrichit d'une dimension diachronique ; celle-ci permet de saisir les logiques d'action dans leur développement biographique, et les configurations de rapports sociaux dans leur développement historique.
Pendant trente ans, l'auteur de ces lignes a souffert d'Algies Vasculaires de la Face (AVF). Cette maladie méconnue, forme la plus radicale de la migraine, est considérée comme la douleur la plus violente ressentie chez l'homme. Avec un style romanesque et parfois drôle, Christophe Thoreau, aujourd'hui tiré d'affaire, nous livre un témoignage précieux de cette expérience hors du commun, aux frontières de la folie. « Trente ans après, tu es toujours là, malgré l'affolante chronicité de ces passages à tabac. Trois décennies. 10 950 jours. Combien avec une ou plusieurs crises ? Tu n'as pas fait les comptes même si des médecins te l'ont souvent demandé. Tu ne sais pas. Rester flou. Nier la réalité. Allez, sans doute pas loin de la moitié : 5 000 jours, un sacré bout de vie ça, à morfler ta race, putain ; à parfois vouloir crever comme un clébard sous une bagnole ; à parfois t'évanouir, seule échappatoire ; à parfois vomir, pathétique diversion ; à te taper la tête contre les murs, oui tu l'as fait, ce n'est pas qu'une image... »
La Première guerre mondiale sépare Emilienne de toute sa famille. À 14 ans, elle se retrouve seule dans son village lorrain situé à l'est de Verdun, occupé par les Allemands. En février 1917, les Allemands, craignant un recul du front, expulsent les civils français de la zone. Commence alors pour la jeune fille un long voyage de rapatriement vers la France non occupée, avec l'espoir de retrouver sa mère dont elle n'a plus de nouvelles depuis deux ans. En s'appuyant sur le journal d'Emilienne, Claudie Lefrère-Chantre éclaire le sort de ces réfugiés ? pour la plupart français ou belges ? qui, en quittant pour la première fois leurs villages, découvrirent la géographie de la France et expérimentèrent de nouveaux genres de vie. Un document pour mieux comprendre comment, dans le cadre de ces amples déplacements de population, la France a pris conscience d'elle-même, et qui soulève la question suivante : l'épreuve de l'exil peut-elle devenir source d'émancipation ...
A la suite d'un grave accident de moto, Mateo, jeune médecin urgentiste, n'a plus que quelques jours à vivre. Grâce à l'intervention de Sacha, son ami d'enfance, un neurochirurgien réputé pour ses recherches controversées en matière d'intelligence artificielle, il sort du coma médicalement ressuscité. Mateo est désormais un individu modifié, un homme au cerveau "augmenté". Il est devenu le cobaye de Sacha, savant explorateur d'une médecine hors norme qui esquisse déjà le profil d'un homme nouveau, immortel. Accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, Mateo devient un paria, un fugitif recherché par toutes les polices spécialistes de la cybercriminalité. Marcheur solitaire dans un monde ultra connecté, Mateo engage le combat pour sa liberté contre celui qui l'a sauvé, Sacha, cet ami qui lui veut tant de bien.