
Contre le fascisme. Textes choisis (1923-1937)
De l'immédiat après-guerre jusqu'à son assassinat à Barcelone par les staliniens, Camillo Berneri (18971937) n'a cessé de lutter contre le fascisme par l'action et par la plume. Ce recueil rassemble toute la palette de ses écrits de combat, depuis la réflexion politique de fond avec son grand essai sur Mussolini, un grand acteur, jusqu'aux brochures qui donnaient au public, hors d'Italie, les informations brutes sur les exactions du régime. Des origines à son enracinement, on y parcourt toute l'histoire du fascisme italien. Figure parmi les plus singulières du mouvement anarchiste de l'entre-deux-guerres, Camillo Berneri est l'un des premiers convaincus d'être en face d'un phénomène inédit. Pragmatique, refusant tous les dogmes, y compris ceux de son propre camp, il n'a cependant jamais cessé de penser que la révolution sociale était la meilleure façon d'en finir avec ce nouvel ennemi.
| Nombre de pages | 376 |
|---|---|
| Date de parution | 21/08/2019 |
| Poids | 405g |
| Largeur | 122mm |
| EAN | 9782748904055 |
|---|---|
| Titre | Contre le fascisme. Textes choisis (1923-1937) |
| Auteur | Berneri Camillo ; Chueca Miguel |
| Editeur | AGONE |
| Largeur | 122 |
| Poids | 405 |
| Date de parution | 20190821 |
| Nombre de pages | 376,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Guerre de classes en Espagne
Berneri CamilloAnarchiste italien de tendance collectiviste, Berneri arrive en Espagne dès le début de l'insurrection de 1936 et participe activement à la constitution des premières colonnes anarchistes partant en Aragon. Très tôt, il est de ceux qui affirment que seule la lutte anticapitaliste peut s'opposer au fascisme et que le piège de l'antifascisme signifie l'abandon des principes de la révolution sociale. Il ne cesse de répéter que la révolution doit être gagnée sur le terrain social et non sur le terrain militaire. Il s'oppose ainsi à la militarisation des milices qu'il voit comme la première victoire des forces étatiques. Les staliniens ne le lui pardonneront pas. Le 5 mai 1937, à Barcelone, Berneri et Barberi, l'un de ses compagnons, sont arrêtés chez eux par des policiers armés au motif qu'ils seraient des « contre-révolutionnaires ». C'est au cours de ces journées que des unités sous commandement du parti communiste tentèrent d'écraser le mouvement social et éliminèrent de nombreux militants anarchistes de la FAI, de la CNT et du POUM.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER6,00 € -

Camillo berneri, oeuvres choisies
Berneri Camillo ; Cerrito GinoL'engagement militant de Berneri s'étend sur une période de vingt ans, entre la Révolution russe et la Révolution espagnole. Obligé de s'expatrier après la prise du pouvoir des fascistes en Italie, il connut les vicissitudes du réfugié politique perpétuellement en butte aux tracasseries policières. Expulsé à tour de rôle par les gouvernements des démocraties européennes il fut exécuté par les staliniens à Barcelone en mai 1937 où il s'était rendu dès les premiers jours de l'insurrection populaire. Le destin tragique de Berneri, ses combats, sont ceux de toute une génération de militants aux prises avec la montée des totalitarismes fascistes et staliniens dont il sut être un critique lucide et ferme. Anarchiste aux intérêts multiples et diversifiés, Berneri n'hésita jamais à s'interroger sur l'état du mouvement libertaire dans le but d'apporter de solutions concrètes à ses problèmes sans être pour autant toujours bien compris par ses contemporains. Aujourd'hui encore, sa figure véritable, son apport aux idées libertaires restent largement méconnus ou déformés. Voici pour la première fois, en français, un choix de textes pour la plupart inédits, qui permet de faire le point sur une des figures les plus discutées et enrichissantes du mouvement anarchiste italien et international.EpuiséVOIR PRODUIT18,60 € -

Contre l'Etat. Articles et correspondance (1935-1936)
Berneri Camillo ; Rosselli Carlo ; Di Brango EnzoCamillo Berneri, né en 1897, socialiste, devient anarchiste, puis, naturellement antifasciste. Rosselli, né en 1899, démocrate, devient socialiste libéral en développant son regard critique sur les partis traditionnels. Il devient lui aussi antifasciste. Tous deux contraints à l'exil, ils se rencontrent en un combat commun. Ces deux esprits ouverts échangent une correspondance où, outre l'antifascisme tant en Italie qu'en Espagne, ils trouvent un terrain d'entente : la critique de l'État (fasciste, démocratique ou stalinien). Ils meurent assassinés, en 1937, l'un en France, par les fascistes, l'autre, en Espagne, par les staliniens.EpuiséVOIR PRODUIT15,00 €
Du même éditeur
-

Une histoire populaire de la France. De la guerre de Cent Ans à nos jours
Noiriel GérardEn 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.EpuiséVOIR PRODUIT28,01 € -

Changer sa vie sans changer le monde. L'anarchisme contemporain entre émancipation individuelle et r
Bookchin Murray ; Crépin XavierJe ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.EpuiséVOIR PRODUIT14,00 € -

Moi, Silvio de Clabecq, militant ouvrier
Thirionet Françoise ; Marra SilvioFrançoise Thirionet a rencontré Silvio Marra, ouvrier italien émigré en Belgique, au début des années 1970. Pendant trente ans, ils militent ensemble en discutant des problèmes rencontrés par Silvio aux Forges de Clabecq où il travaille. Ce livre est issu de leurs entretiens. Pour Silvio et ses collègues, le quotidien à l'usine, c'est d'abord s'atteler à déconstruire certaines règles qui règnent dans l'entreprise. Notamment les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne des luttes qui ont eu lieu pendant trente ans pour améliorer les conditions de travail et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Les ouvriers de Clabecq se fient à leurs propres forces et à leur connaissance de leur métier pour mener leurs combats. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il a déclaré ne plus rien pouvoir pour eux. Dans la forge, l'émancipation doit être une ?uvre collective. Son poste syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre l?« esprit de Clabecq » : « Chaque fois qu'on voulait balancer quelqu?un, chaque fois qu'on voulait attaquer les faibles, tout le monde se portait à leur secours. Ce combat contre le licenciement, le chômage, le racisme, les bas salaires, nous le menions tous les jours sur le terrain. » Par la confiance qu'il affirme dans sa classe sans la théoriser à l'absurde, ce livre donne des leçons salvatrices d'optimisme militant.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER12,00 € -

Football. La philosophie derrière le jeu
Mumford Stephen ; Jeddi MohammedStephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER17,00 €
De la même catégorie
-

HISTOIRE DE LA REVOLUTION RUSSE. Tome 1, La révolution de février
Trotsky LéonÉcrite entre 1929 et 1932, cette histoire de la révolution russe, oeuvre monumentale, comprend deux tomes, l'un consacré à la révolution de février, l'autre consacré à la révolution d'octobre. Écrit à la demande de son éditeur américain, Charles Boni, cet ouvrage intervient alors que Trotsky avait à peine terminé de rédiger son autobiographie, Ma vie, après avoir été exilé à Prinkipo au début de l'année 1929. Contrôlant la documentation, immense, nécessaire à un tel ouvrage que rassemble son fils aîné Léon Sedov, il recommence cette histoire de la révolution qu'il a connue et dont il a été exclu. En effet, il avait déjà écrit vingt ans auparavant l'histoire de la révolution de 1905 dont il avait été l'un des principaux artisans, présidant le Soviet de Saint-Pétersbourg. C'est probablement le livre le plus important publié sur la Révolution bolchevique par l'un de ses témoins directs, Trotsky tenant ici le rôle d'acteur et d'observateur. En outre, le style de son écriture est ici remarquable ce qui fait de ce livre un classique. --Florent MazzoleniEpuiséVOIR PRODUIT13,95 € -

Histoire de l'Allemagne. Des origines à nos jours
Rovan JosephCoin un peu abîmé, envoi rapide et protégé.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,50 € -

Goulag. Une histoire soviétique
Werth Nicolas ; Aymé François ; Rotman PatrickLe goulag : des camps soviétiques de travaux forcés au fin fond de la Sibérie dont l'existence fut révélée à travers le monde en 1973 par l'écrivain Alexandre Soljenitsyne. Au-delà de cette simple phrase, que sait-on du Goulag ? Quand cela a-t-il commencé ? Combien de détenus, de morts ? Quels étaient les motifs d'arrestation ? Y avait-il des femmes, des enfants ? Dans quelle mesure ce système a-t-il participé au développement économique de l'URSS ? Le Goulag, acronyme de Direction centrale des camps, est l'un des systèmes répressifs les plus impitoyables et les plus meurtriers du XXe siècle. Par son gigantisme, par sa longévité, par le nombre de ses victimes, il est hors norme : des milliers de camps et des millions de zeks contraints de travailler jusqu'à l'épuisement dans le froid, le dénuement, l'isolement, le manque total d'hygiène, la peur, la faim et l'humiliation... De la fin des années 1920 au milieu des années 1950, 20 millions de Soviétiques sont passés par les camps du Goulag, 6 millions ont été déportés, 4 millions ne sont jamais revenus ni des camps ni de la déportation. L'enjeu fondamental de ce livre est de raconter, de décrire et d'expliquer cette entreprise de production et de déshumanisation dont l'existence a longtemps été occultée à l'Est et niée à l'Ouest. L'originalité de Goulag, une histoire soviétique est d'allier, pour la première fois, un récit historique nourri des recherches les plus récentes avec un descriptif concret de la vie et de la violence des camps, du travail des zeks, s'appuyant sur une riche iconographie (photographies, dessins, cartes, documents administratifs, statistiques) dont une large partie d'inédits issus de l'ONG russe Memorial. En complément, l'ouvrage propose de nombreux encadrés : les grands chantiers (canal mer Blanche-mer Baltique, la Voie morte), les camps emblématiques (les Solovki, la Kolyma, Vorkouta...), les grands témoins (Soljenitsyne, Chalamov, Guinzbourg, Margolin, Rossi, Buber-Neumann), mais aussi les témoignages de victimes anonymes. Par les auteurs de la série documentaire Goulag, une histoire soviétique (une production Kuiv - Michel Rotman ; diffusion Arte).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER39,00 € -

La vie d'un radical anglais au temps de Peterloo
Bamford Samuel ; Bury Laurent ; Bensimon FabriceManchester, 16 août 1819. Quelque 60 000 personnes, hommes, femmes et enfants, surtout des ouvrières et ouvriers du textile, sont rassemblées pacifiquement pour des réformes démocratiques. À peine le meeting a-t-il commencé que la troupe charge et sabre la foule, tuant 15 personnes et en blessant plus de 600 : c'est le massacre de Peterloo. Le tisserand Samuel Bamford (1788-1872) avait conduit les habitants de sa ville jusqu'au rassemblement. Dans ses mémoires, il a laissé le récit le plus saisissant de l'événement qui nous soit parvenu. Il raconte d'une plume alerte son engagement dans l'agitation radicale entre 1816 et 1821, une époque de récession économique et de crise politique. Bamford emmène ses lecteurs dans les tavernes pour des réunions radicales, dans les prisons et sur les routes du pays qu'il traverse à pied. Il nous fait rencontrer les radicaux célèbres de l'époque, mais aussi une foule d'anonymes des classes populaires.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 €

