L'ESSOR DE LA DIALECTIQUE MODERNE ET LA PHILOSOPHIE DU DROIT
BERNARD GILSON
VRIN
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EAN :9782711610426
D'après la teneur des oeuvres de Kant, de Fichte et de Hegel, l'auteur s'efforce de déterminer la signification du mouvement de leur pensée philosophique et juridique. Bien que l'on puisse discerner une progression de la critique kantienne aux synthèses fichtéennes, puis de celles-ci à la dialectique hégélienne, Hegel reproche à Kant et à Fichte de fonder la morale sur le devoir comme tel et l'Etat sur le contrat social. En réalité Kant et Fichte paraissent aboutir à une dialectique de la morale et du Droit. Fichte amplifie le devoir en un acte spirituel novateur et oriente le jugement individuel vers l'appréciation des fins rationnelles. Hegel, dans le cadre d'une nature restaurée, tente de justifier ses propres objections par une généralisation anticipée des synthèses du moi théorique et pratique. Pourtant, selon lui, les individus portent l'activité volontaire qui développe l'ordre éthique et juridique. Ainsi peut-on ébaucher une réinterprétation de l'essor de la dialectique moderne dans la perspective du Droit.
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Date de parution
07/10/2002
Poids
1 240g
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EAN
9782711610426
Titre
L'ESSOR DE LA DIALECTIQUE MODERNE ET LA PHILOSOPHIE DU DROIT
ISBN
271161042X
Auteur
BERNARD GILSON
Editeur
VRIN
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Poids
1240
Date de parution
20021007
Nombre de pages
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Le problème de l'individualité est familier à toute réflexion philosophique. Bergson, penseur à la fois encyclopédique et cosmopolite, est surtout un esprit universel. Il a souvent étudié l'individualité sur des plans divers. La philosophie de la nature affronte l'être vivant. La psychologie, la morale, les sciences sociales affrontent la personne humaine. Bergson a envisagé tous ces points de vue et les a dépassés pour atteindre, en dernière analyse, celui de la métaphysique. C'est là que la présente étude s'efforce de le rejoindre Biographie de l'auteur Bernard GILSON, né en 1928, est licencié en Philosophie en 1948. En 1949, il passe son Diplôme avec un mémoire qui est l'origine et la première version de la présente étude. Par la suite, il s'oriente vers des activités juridiques
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.