
Bruxellois à Vienne, Viennois à Bruxelles
Même s'ils jouissaient d'une réelle autonomie - un fruit de leur histoire auquel ils étaient particulièrement attachés - c'est cependant, en dernier ressort, depuis Vienne qu'une bonne partie des territoires belges et luxembourgeois actuels furent gouvernés entre 1715 et 1794. Bruxelles, en effet, bien que capitale des Pays-Bas autrichiens, devait sans cesse s'en référer à " l'autre capitale ", impériale celle-là et où résidaient ses souverains Habsbourg : Charles VI, Marie-Thérèse, puis Joseph II. Si l'on connaît bien, pour l'essentiel, la teneur des relations politiques, plus ou moins tendues, qu'entretinrent pendant ces huit décennies la population et les autorités de Bruxelles avec les souverains habsbourgeois et leur gouvernement, il s'en faut de beaucoup, cependant, que l'on ait fait l'inventaire des échanges entre les deux villes en ce qui concerne les hommes et les idées. L'appartenance commune à " la Monarchie " - ainsi qu'elle se désignait elle-même et que certains hauts fonctionnaires bruxellois se plaisaient également à la nommer - cette appartenance à un vaste ensemble de territoires comprenant, non seulement l'Autriche, mais aussi les pays tchèques, hongrois ou encore lombards, que signifiait-elle réellement pour les élites sociales, politiques ou culturelles qui en faisaient l'expérience concrète lors d'un séjour dans " l'autre capitale " ? Et comment y étaient-elles reçues ? Y avaient-elles réellement le sentiment de se trouver " en pays de connaissance " ? Ou bien en ressentaient-elles surtout l'altérité ? Et les peuples communiaient-ils dans une même ferveur à l'occasion des grands événements dynastiques, comme par exemple le décès inattendu de l'empereur François 1er en 1765, à l'occasion duquel une impressionnante pompe funèbre fut organisée à Bruxelles ? De quel poids, enfin, Bruxelles pesait-elle dans la vie culturelle de " la Monarchie " ? Et sut-elle notamment profiter, pour se faire reconnaître un rôle privilégié en ce domaine, de l'atout indéniable que constituait la proximité de Paris, métropole des arts et des lettres au siècle des Lumières ?
| Nombre de pages | 220 |
|---|---|
| Date de parution | 01/01/2005 |
| Poids | 370g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782800413464 |
|---|---|
| Titre | Bruxellois à Vienne, Viennois à Bruxelles |
| Auteur | Bernard Bruno ; Galand Michèle ; Zedinger Renate ; |
| Editeur | UNIV BRUXELLES |
| Largeur | 160 |
| Poids | 370 |
| Date de parution | 20050101 |
| Nombre de pages | 220,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Patrice-François de Neny (1716-1784). Portrait d'un homme d'État
Bernard BrunoSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER17,23 € -

Discours sur l'éducation au XVIIIe siècle. Pédagogie et utopies pédagogiques
Bernard Bruno ; Guri ShipéLa publication par John Locke de son célèbre Essay Concerning Human Understanding (1690) puis de Some Thoughts Concerning Education (1694) a marqué un véritable tournant dans le discours européen sur l'éducation. Ces deux ouvrages consacrent la défaite définitive de l'innéisme cartésien et leibnizien au profit d'un empirisme pédagogique qui fait de l'esprit de l'enfant une tabula rasa que les pédagogues auront pour tâche d'alimenter. Plus tard, en proposant, dans Emile, ou de l'éducation (1762), une éducation plus proche de "la Nature", Jean-Jacques Rousseau a posé un autre jalon majeur au sein du discours éducatif et a tait de nombreux disciples, tant professionnels qu'amateurs. Malgré cela, on le verra, le discours utilitariste d'adaptation de l'individu â la société a néanmoins continué â avoir, tout au long du siècle, de nombreux adeptes, notamment au sein des milieux bourgeois. C'est essentiellement au sein de ce cadre théorique contrasté que se développent les essais ici réunis. Du traité général d'éducation au simple journal tenu par un père â propos de l'éducation de son rejeton et de la vie de college au préceptorat princier, ce sont les aspects théoriques et pratiques essentiels de l'éducation au XVIIIe siècle qui sont successivement évoqués.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,99 € -

XVIII N° 36 : Lombardie et Pays-Bas autrichiens. Regards croisés sur les Habsbourg et leurs réformes
Antoine François ; Bernard Bruno ; Galand MichèleAu cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, la monarchie habsbourgeoise entama des réformes visant à modifier une série de paramètres de la vie politique et sociale, d'abord, le plus souvent, dans ses possessions italiennes, dont la Lombardie était la plus vaste, puis dans les Pays-Bas. Dans ce volume, une douzaine d'historiens universitaires, belges, français et italiens, se livrent à un vaste tour d'horizon de ces réformes, des conditions de leur mise en œuvre et de la réception qu'elles ont reçue dans ces deux territoires, alors également soumis aux autorités politiques viennoises, mais disposant chacun, cependant, d'une certaine autonomie au sein de la monarchie habsbourgeoise. Tour à tour toutes les grandes questions de l'époque sont abordées, depuis les relations de ces provinces avec Vienne jusqu'aux tentatives de modernisation de l'enseignement, de la police ou de la justice, en passant par tes rapports tendus qu'entretenaient, en Lombardie et dans les Pays-Bas, l'Eglise et l'Etat, les réformes économiques mises en œuvre dans ces deux provinces, ou encore les solutions qu'on tenta d'y apporter aux difficiles questions de l'assistance aux pauvres et de la santé. Tous les textes de ce volume sont pourvus d'un bref résumé en italien.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,00 €
Du même éditeur
-

Populisme. Le mal nommé
Borriello ArthurPourquoi le populisme est-il devenu un concept aussi central dans le débat public ? Pour quelles raisons joue-t-il le rôle d'épouvantail de la démocratie ? Quel est le rapport entre notre conception contemporaine du phénomène et ses origines historiques ? Le populisme est-il de droite, de gauche, les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre ? En amorçant une réponse à chacune de ces questions, cet ouvrage déconstruit les principales idées reçues et connotations péjoratives dont le populisme fait l'objet dans la littérature scientifique et dans le discours médiatique.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Financer les cultes et les philosophies. L'argent public au service du spirituel?
Sägesser CarolineEN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Prisons en Belgique. Histoires, normes, pratiques
Mary PhilippeRésumé : Michel Foucault l'a montré, la critique de la prison naît avec la prison et se répète depuis le XIXe siècle, tout comme les principes qui lui sont opposés : correction, classification, travail, éducation, contrôle ou assistance. Aujourd'hui, des changements sont intervenus, comme de nouvelles normes tendant à la reconnaissance de droits aux détenus. Les modalités de leur mise en oeuvre les font cependant apparaître comme un nouveau discours de légitimation de la prison. La surpopulation est souvent avancée pour expliquer ce décalage, mais elle ne doit pas occulter d'autres écueils, parfois plus fondamentaux, que cet ouvrage tente de discerner en faisant le point sur trois thèmes : les histoires de la prison en Belgique, du XIXe siècle à aujourd'hui ; les normes qui la régissent, de leur création à leur exécution ; les pratiques de ceux qui la pensent et, surtout, de ceux qui y vivent, professionnels ou détenus.EN STOCKCOMMANDER13,00 €
De la même catégorie
-

100 fiches pour comprendre l'Union européenne - 4e édition
Figliuzzi Arcangelo ; Montoussé MarcEN STOCKCOMMANDER23,90 € -

Nos vrais maîtres. Histoire secrète des hommes qui vendent la France à l'UE
Benhessa GhislainDans le contexte de la crise qui secoue les démocraties européennes, il est devenu habituel d'accuser l'UE et en particulier sa commission, non élue et qui n'en ferait qu'à sa tête comme l'a encore récemment montré l'accord catastrophique signé par Mme Von der Leyen avec Donald Trump. Ghislain Benhessa montre dans ce livre fouillé que c'est se tromper totalement de responsable. La vraie " machine " qui tient le pouvoir aujourd'hui en Europe, c'est la Cour de Justice de Luxembourg. C'est elle qui pilote le Droit, seule arme contraignante de l'UE, comme l'affirmait dès 1965 le premier président de la Commission, l'ancien nazi Walter Hallstein. Les responsables politiques européens, et même les juges constitutionnels français, ont été supplantés par les hommes en noir de la Cour européenne. Mais qui sont donc ces juges qui verrouillent la prise de pouvoir de l'UE et interdisent tout retour en arrière ? D'où viennent-ils et quels sont leurs parcours et leurs histoires ? De Maurice Lagrange, ancien vichyste recruté par Jean Monnet pour construire les premières bases, à Matthias Guyomar, actuel président de la Cour européenne des droits de l'Homme, c'est l'histoire de ces hommes que dévoile ici Ghislain Benhessa. Et les surprises sont nombreuses... . Ghislain Benhessa est avocat et enseignant à luniversité de Strasbourg. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages remarqués dont On marche sur la tête (2024). Il intervient souvent comme consultant sur Cnews.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Mostar : ceci n'est pas une ville. Les routes de l'après
Cateux AlineDepuis qu'elle a découvert Mostar en 1999 lors d'un voyage avec une association, Aline Cateux n'a cessé d'y retourner, d'y vivre, d'y travailler. Ses longues promenades dans la ville bosnienne la plus dévastée par la guerre en Bosnie-Herzégovine la mènent de quartiers encore en ruine au Vieux Pont - incarnation d'une reconstruction inachevée - jusqu'à une usine autrefois fierté de la puissance yougoslave, aujourd'hui symbole de la corruption des élites politiques locales. D'un lieu à l'autre, Mostar, toujours divisée et à jamais fascinante, dévoile la beauté et la ténacité de ses habitants, au-delà de toute catégorisation. Trente ans après la fin des combats, quel est donc cet espace urbain dans lequel ils survivent ? Comment les Mostariens en sont-ils arrivés à dire que la ville qu'ils aimaient a disparu ?EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Moins d'Amérique dans nos vies : face à l'IA, l'urgence d'une souveraineté numérique
Giussani BrunoEN STOCKCOMMANDER10,00 €


