Le boycott, moyen de lutte multiforme. De Lysistrata au BDS
Bernard André ; Coudrais Geneviève ; Lefeuvre Nico
LIBERTAIRES
8,00 €
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EAN :9782919568994
L'idée et la pratique du boycott traversent l'Histoire sous diverses dénominations : mise à l'index, embargo, quarantaine, proscription, abstention, etc. L'Irlande de 1 880 retient le terme de "boycott". L'Inde de Gandhi, les Etats-Unis de Luther King, l'Afrique du Sud de Mandela vont nous accoutumer à cette pratique. Aujourd'hui, c'est le SOS (Boycott, désinvestissement, sanctions) qui déferle à travers le monde ; dirigé contre le gouvernement israélien, il a pour but, à l'initiative de 170 ONG palestiniennes, de mettre fin à l'occupation et à la colonisation de la Palestine, au blocus de Gaza, de faim reconnaître le droit fondamental des citoyens palestiniens d'Israël à une égalité totale, de faire appliquer le droit des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs foyers. En France, cette pratique n'est pas formellement interdite parla loi. Cependant, l'appel au boycott peut tomber sous ses coups s'il est considéré "comme un acte discriminatoire ou une entrave à la liberté économique" pour un motif interdit par la loi, en l'occurrence "l'appartenance à une nation" ; les accusations d'"incitation à la haine raciale et à l'antisémitisme" sont également portées contre des militants, et ce individuellement. Mais on ne réussit pas un boycott seul ; son succès dépend de son articulation avec le collectif Cependant, les producteurs ne possédant plus la force de pression d'autrefois, un contrepouvoir de la société civile fondé avant tout sur les consommateurs et les usagers peut-il apparaître ? Ce contre-pouvoir s'appuierait sur l'ensemble des citoyens organisés de façon horizontale, antibureaucratique et antihiérarchique. Si le capitalisme peut licencier sans trop de souci les producteurs, grévistes ou non, les multinationales ne peuvent pas licencier les consommateurs...
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Nombre de pages
75
Date de parution
14/03/2019
Poids
95g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782919568994
Titre
Le boycott, moyen de lutte multiforme. De Lysistrata au BDS
Auteur
Bernard André ; Coudrais Geneviève ; Lefeuvre Nico
Editeur
LIBERTAIRES
Largeur
110
Poids
95
Date de parution
20190314
Nombre de pages
75,00 €
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Parmi les nombreuses correspondances qu'André Breton a entretenues tout au long de sa vie, celle-ci occupe une place à part. Julien Gracq, que l'on y découvre comme épistolier, est toujours demeuré en lisière du groupe surréaliste. Du grand aîné dont il a découvert les oeuvres alors qu'il avait vingt ans, qu'il admire et auquel le liera jusqu'à la fin une affection véritable, il n'a pas attendu autre chose que d'être reconnu, au moment où il lui envoya son premier livre, Au château d'Argol. Commencée en 1939, interrompue par la guerre, leur relation reprend à la Libération, alors que leurs parcours respectifs tendent à s'inverser : revenu en France en 1946, Breton, peu à peu miné par les crises qui déchirent le groupe et sollicité par mille tâches, ne retrouvera jamais la place qui était la sienne entre les deux guerres ; poursuivant son oeuvre propre d'écrivain, Gracq gagne en notoriété en concédant le moins possible à la "vie littéraire". "Ensemble", ils furent, mais "séparément", comme Breton l'écrivit dans le dernier message qu'il lui adressa, quelques mois avant sa mort. Leur amitié leur fut d'autant plus précieuse que chacun conservait sa liberté. B. V.
Baylon Luis ; Barba Andrés ; Plossu Bernard ; Mill
Toute sa vie Baylón a cherché, selon ses mots, à "retranscrire la réalité de manière naturelle. Sans composer ou modifier la scène. [... ] Photographier les gens tels qu'ils sont, tels qu'ils se présentent au monde et non tel que le photographe souhaiterait qu'ils soient". A 26 ans, son père lui offre un Rolleiflex qu'il ne quittera plus et avec lequel il tente de capter l'âme des gens. Il saisit sur le vif les enfants, les mendiants, les prostituées, les marginaux. Chiens et chats errants, musiciens de rue, amoureux fugaces, rien n'échappe à son regard précis. Son ami Quico Rivas décrit la "recette Baylón" comme le mélange d' "une grande sincérité, un peu de ruse, une certaine effronterie et d'excellents réflexes" . Ce livre, première publication du photographe madrilène en France, révèle son univers à travers une sélection d'images en noir et blanc prises entre 1982 et 2014 dans différentes villes d'Espagne (principalement Madrid mais aussi Barcelone, Benidorm, Murcie, Valence ou encore Zamora). Les textes du romancier Andrés Barba et du photographe Bernard Plossu, tous deux proches de Luis Baylón, apportent chacun un témoignage sensible sur la démarche et le regard singulier de leur ancien complice. En capturant l'essence du peuple espagnol, l'oeuvre de Luis Baylón s'inscrit parfaitement dans la lignée de la célèbre collection des éditions Delpire qui compte Les Américains de Robert Frank (1958), Les Italiens de Bruno Barbey (2022) et Les Anglais d'Henri Cartier-Bresson et Martin Parr (2023).
Résumé : Des petits textes. Courts. Percutants. Rien que des mots simples. Qui ne tournent pas la cuillère autour du pot. Tranchants comme des scalpels. Qui vont droit au but. Droit au coeur. Des petits textes pour dynamiter sans attendre et sans sommation tous les piliers de l'intolérable. Les petits comme les grands. Les ordinaires comme ceux qui ont dégueuler un vélo. "Respecter les croyant·e·s, c'est d'abord penser qu'ils sont capables d'admettre que leur foi, comme toute idée issue de notre cerveau, est discutable. Regardons en face notre glorieuse et dérisoire condition de mortel·le. Osons le dire. Nous ne partageons qu'un monde. Sur cette bonne vieille planète terre, dramatiquement fatiguée. Il n'aura qu'un avenir, celui que nous lui forgerons ensemble. Et pour ce vaste chantier, toutes les idées, toutes les chimères, toutes les certitudes, toutes les indécisions, toutes les vérités raisonnablement établies, toutes les opinions, toutes les croyances ont droit de cité. Tant qu'elles acceptent de reconnaître la fragilité de leur essence humaine..."
La Libre Pensée n'est pas une doctrine, c'est une méthode. Au Congrès de Rome de 1904, où fut élaborée la loi de Séparation des Eglises et de l'Etat qui sera adoptée le 9 décembre 1905 en France, Ferdinand Buisson fait approuver cette définition : "La Libre Pensée n'est pas une doctrine : elle est une méthode, c'est-à-dire une manière de conduire sa pensée — et, par suite, son action... Cette méthode se caractérise... par un engagement général de rechercher la vérité en quelque sorte que ce soit, uniquement par les seules lumières de la raison et de l'expérience." Sébastien Faure dans son article "Libre Pensée", dans l'Encyclopédie anarchiste rajoutera : "La Libre Pensée est selon moi, la doctrine anarchiste appliquée aux croyances religieuses." Le professeur Gabriel Séailles a donné, au Congrès de Genève en 1902, la définition suivante : "La Libre Pensée n'exclut ni l'hypothèse, ni l'erreur ; elle est même par excellence la liberté de l'erreur ; car refuser à l'homme le droit de se tromper, c'est se croire naïvement en possession de la vérité absolue, se déclarer infaillible, se conférer à soi-même sa petite papauté. La Libre pensée est une méthode, elle n'est pas une doctrine." Les Editions libertaires, en partenariat avec la Fédération nationale de la Libre Pensée, publient à nouveau cet article encyclopédique, augmenté de commentaires actuels. C'est un voyage dans le temps et dans l'espace. On y voit la force intellectuelle de Sébastien Faure (1848-1942), un orateur déplaçant des milliers de personnes à chacune de ses conférences, défenseur immédiat du militaire Dreyfus, militant pour l'unité entre toutes les tribus libertaires, fondateur de La Ruche (1904-1917) qui a servi de modèle à l'école libertaire Bonaventure (1993-2001). C'est un régal pour l'esprit. A lire sans retenue.