RABELAIS RESTITUE. Tome 2.2, GARGANTUA, du chapitre 25 à la fin
Berlioz Marc
KLINCKSIECK
61,90 €
Épuisé
EAN :9782864601548
Voici la deuxime partie de l'tude consacre au Gargantua, tude commenant, pertinemment, avec le grand dbat, dont furent faites grosses guerres et nous menant jusqu' l' Enigme en prophtie . Marc Berlioz y poursuit sa dmarche innovatrice, rvlant des intentions passes inaperues, corrigeant celles qu'on a vues et dtournes, continuant donc de montrer les erreurs dues la lecture conventionnelle. Chemin faisant, il retrouve dans l'abbaye de Thlme la marque de l'esprit de Rabelais qu'ont dnature la gravit universitaire et sa pusillanimit constitutionnelle. Bien sr, il donne une comprhension nouvelle qui, maintenant, parat la mieux fonde de l' Inscription mise sur la grande porte de Thlme ; il analyse enfin l'nigme, dont on s'tonne, aprs qu'on a lu ses claircissements, qu'elle ait pu tre si innocemment comprise. Et il dcouvre encore la raison, si vidente qu'elle emporte la conviction, pour laquelle Rabelais a d insrer, quelque peu augmente par lui, cette uvre de Saint-Gelais la fin de son Gargantua. Si, dans ses deux premires tudes, les redressements de cette sorte, exprims, il est vrai, sans les affabilits d'usage, ont pu tre tenus pour humiliants par certains conformistes qui ont alors rpondu par des comptes rendus souvent rducteurs et rabaissants (ce qui prouve que Marc Berlioz mrite bien ses adversaires), il est heureusement des esprits ouverts qui les ont accueillis avec l'honntet intellectuelle de celui qui, prfrentiellement, s'intresse Rabelais. Ainsi, J. -C. Polet a-t-il crit dans la Revue des Livres (novembre 1987, page 425), des deux premires tudes et de leur auteur : (...) crivant comme il pense et pensant beaucoup mieux que la plupart n'crivent, il nous blouit de ses dons d'intuition, souvent fulgurante (...). Comme Rabelais, en effet, Marc Berlioz s'en prend aux sorbonneries, dont son livre fait litire : il s'y vautre d'ailleurs avec une dlectation suprieure et mthodique, que justifie la seconde nature que lui a valu l'immersion de sa pure hrdit gauloise dans les eaux de la matrice rabelaisienne . (...) Tout cela est obtenu cela tient du miracle en cette fin du XXe sicle sans le moindre appareil psychanalytique, par la seule grce de l'esprit de Marc Berlioz et par le seul secours d'une rudition lexicographique toutes mains guide par un sens aigu, et rare, de la langue franaise et de son enracinement dans le terroir ancestral . (...) Livre inactuel sous toutes sortes de rapports, o l'on apprend toutes les pages, ne ft-ce qu' se mfier de tous et de soi. Livre fort, vritable levier qui remet tout d'un coup en vidence le vrai texte et le sens de Rabelais.
Nombre de pages
648
Date de parution
01/01/1992
Poids
938g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782864601548
Titre
RABELAIS RESTITUE. Tome 2.2, GARGANTUA, du chapitre 25 à la fin
Auteur
Berlioz Marc
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
938
Date de parution
19920101
Nombre de pages
648,00 €
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En 1979 paraissait le premier volume du Rabelais Restitué : l'étude consacrée au Pantagruel ; en 1985, le tome 1 (du prologue au chapitre XXIV) et en 1990 le tome 2 (du chapitre XXV à la fin) de l'étude consacrée au Tiers Livre, il est donc connu des Rabelaisants que Marc Berlioz a l'audace insensée de s'opposer ouvertement aux glossateurs qui enferment Rabelais dans une interprétation édifiée à la mesure de leur incuriosité, de leur incompétence ou de leurs préjugés, ces glossateurs fussent-ils considérés comme les plus éminents. Il s'oppose à eux sans retenue et sans les euphémismes d'usage, riant de leurs bévues non pas parce que ce sont des bévues (il en commet aussi) mais parce qu'elles sont énoncées d'un ton péremptoire ; d'où les traditionnelles petites représailles couillonniformes, parfaitement vaines. Car l'important reste pour lui qu'on reconsidère, qu'on réexamine encore et encore un texte que l'on croit avoir si bien et si totalement compris que certains n'hésitent pas, en fin de carrière surtout, à produire des vues d'ensemble, des Rabelais, des François Rabelais qui ne font que reprendre les erreurs d'interprétation les mieux mitonnées sans laisser place à la moindre remise en question. Or cette présente étude du Tiers Livre le démontre une fois de plus : à chaque chapitre se révèlent des intentions de Rabelais souvent fort éloignées de celles qu'on tient pour intangibles attendu qu'elles sont celles de la vue conventionnelle qui tire, comme on sait, toute son autorité de l'inlassable répétition. Marc Berlioz n'a cure de la convention ; il réinterprète, dégageant l'intention qui lui paraît la plus plausible, la mieux fondée, sans toutefois prétendre rien donner qui soit définitif, incitant au contraire chacun à vérifier, juger, discuter, reprenant fréquemment à son compte la formule qu'emploie Panurge : Cela, sauf meilleur jugement, toujours. Comme les précédentes, cette étude du Tiers Livre montre à l'évidence que l'on a grand tort, d'abord de tenir pour figée la compréhension du texte de Rabelais ; ensuite de prendre pour guide tel mandarin qui donne ses propres limites à la compréhension de ce texte, limites dans lesquelles reste servilement chacun des sous-mandarins qu'il régit. C'est à une libre découverte, à une réflexion personnelle, éventuellement à un prolongement, voire à une contestation que Marc Berlioz convie son lecteur.
Le propos de cette tude critique, la fois premire d'une nouvelle collection et premire des cinq qui seront consacres Rabelais, est de retrouver l'intelligence d'un texte que l'esprit de routine et les prjugs ont constamment obnubil. Les ditions commentes, sans lesquelles on ne peut lire Rabelais, ne font en effet, depuis cinquante ans, que se rfrer l'dition critique de Lefranc et ses collaborateurs, aussi bien pour l'tablissement du texte que pour les gloses. Or ce texte est tabli de faon discutable, ne serait-ce que par sa ponctuation, et les gloses sont imbues d'un esprit de gravit et d'un parti pris de pudibonderie qui altrent profondment la pense du Matre. On se borne, depuis cette dition, ronronner sur un texte abusivement fig d'o l'on croit avoir extrait depuis belle heure la quintessence, et la littrature rabelaisienne ne fait plus que traiter de l'accessoire sans oser revenir au principal : le verbe. partir du fac-simil des ditions de 1532 et de 1542, Marc Berlioz rexamine donc chaque chapitre, et une recherche purement philologique le conduit rcuprer la porte de termes jusque l mal lus et donc mal entendus. Tout au long de cette relecture apparat alors une comprhension neuve de phrases ou de pages entires dnatures par la signification apprise. Et l'auteur de l'tude est tout naturellement amen dcouvrir le contenu de chapitres rests lettre morte : ainsi du double sens et des sous-entendus des titres de la Librairie de saint Victor, traditionnellement regards comme une collection de facties ; ainsi du procs de Baisecul et Humevesne tenu une fois pour toutes pour incohrent assemblage de sons ; ainsi de la dispute entre Thaumaste et Panurge o l'argumentation a toujours t donne pour gesticulation gratuitement obscne. Sans oublier, au chapitre de la maladie de Pantagruel, la rintgration d'un paragraphe accidentellement limin depuis la premire recomposition, il y a plus de quatre cents ans. Au fil de l'examen se dessine alors un Rabelais dont les intentions sont quelquefois fort diffrentes de celles qui sont admises et enseignes. Et force est bien de convenir que, dgag des strates de commentaires qui ont abouti le masquer son lecteur, c'est ce Rabelais restitu qui semble tre le vrai. Pourtant Marc Berlioz ne fait que proposer la rflexion des Rabelaisants ce Rabelais retrouv ; car il ne donne nullement pour dfinitive sa restitution : outre, dit-il, qu'elle ne peut tre exempte d'erreurs, son dessein est, donnant le branle une rvision, d'inciter chacun rexaminer aprs lui ; il aura atteint son but, ajoute-t-il, s'il a persuad qu'il est prfrable de scruter encore et toujours le texte du Matre plutt que d'empiler des thses sur la faon qu'il pouvait avoir d'enfiler ses sandales. Men avec autant de probit que d'audace, ce retour aux sources doit relancer les tudes rabelaisiennes. En attendant, Marc Berlioz a commenc de relire le Gargantua, et la mme dmarche lui a dj permis de mettre au jour le contenu des Fanfreluches antidotes, pice o les commentateurs n'ont jamais trouv fond ni rive. Les Rabelaisants, universitaires ou non, ont dsormais des horizons ouverts.
Depuis trente ans, le " Pouvoir " se métamorphose profondément. Il apparaît aujourd'hui comme venant " de partout et de nulle part ". De nouveaux pouvoirs (entreprises, ONG, institutions internationales...) se sont affirmés, condamnant définitivement les discours, les analyses et les actions s'articulant sur l'imaginaire du " Pouvoir " au singulier. Si l'on peut se réjouir du déclin d'une certaine forme d'étatisme sclérosant et de l'apparition de la " gouvernance " (en clair du partage de la décision), différentes facettes d'un soft totalitarisme nous menacent. Citons par exemple le capitalisme financier, devenu fou. Entre concurrence des nouveaux pouvoirs et nouvelles manifestations hégémoniques fondées sur l'influence (américaines ou chinoises), aux conséquences plus ou moins lisibles, l'Europe et la France doivent construire enfin cet introuvable État stratège, qui s'avère indispensable pour l'avenir des sociétés libérales et démocratiques. Ce défi de la réforme étatique exige prioritairement la construction d'une stratégie globale de sécurité nationale. Cette dernière, prenant acte de l'évolution des formes de la guerre et de l'émergence de nouvelles conflictualités, devra s'insérer dans une logique de sécurité collective européenne et mondiale, c'est-à-dire de coopération internationale, et non de " choc des civilisations " : tout au contraire, la métamorphose du pouvoir pourrait apparaître comme la chance des civilisations !
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; Wil
Précédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".