Quand deux bêtes de scène comme Michel Bouquet et Charles Berling nous font partager leur amour du théâtre, leur passion pour le métier de comédien, leur vision du monde, de la vie et de l'être humain, comment résister ...C'est après avoir tourné ensemble sous la direction d'Anne Fontaine dans le film Comment j'ai tué mon père, où ils interprétaient le fils et le père, que Berling a eu l'idée de cette rencontre. Sept rendez-vous, sur plusieurs mois, au même endroit : un hôtel à Rennes. En toute simplicité et avec une grande naïveté, Charles, le plus jeune, s'adresse au plus vieux, Michel, et le questionne. Lecteur un peu voyeur, on s'attache à ce lieu, à ces deux oiseaux de planches et de pellicules. Et on oublie un instant les artistes qu'ils sont pour sentir les hommes qui se cachent derrière la carapace. Ici, chacun se confronte à l'autre, en toute amitié et avec une forte admiration mutuelle. Bien sûr, ce sont des acteurs, bien sûr ce sont des artistes. Mais leurs doutes, leurs questionnements d'être humain sont là, omniprésents dans ce dialogue. Michel Bouquet avouera même lors de la première rencontre "être obligé de se découvrir".Choc de générations, choc de points de vue : Qu'est-ce qu'un acteur ? Un interprète ? Qu'est-ce que le théâtre ? De ces questions, essentielles aux passionnés, en découle une autre, universelle à tous : qu'est-ce qu'un homme ? Leur échange savoureux pourrait nous aider à trouver une réponse... ou à se poser de nouvelles questions. --Marine Segalen
Nombre de pages
240
Date de parution
05/09/2001
Poids
278g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246616313
Titre
Les joueurs. Entretiens
Auteur
Berling Charles ; Bouquet Michel
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
278
Date de parution
20010905
Nombre de pages
240,00 €
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Elle est l'enfant unique d'un couple qui se déchire: Nadia grandit dans l'odeur de poudre et de feu. Entre Gaston, le père tyrannique et violent, et Fernande, la mère adorée, opprimée, qui lutte pour s'émanciper, la petite Française du Maroc souffre jusque dans sa chair. Cette enfant de Meknès, devenue une femme en morceaux, c'est la mère de Charles Berling. Aujourd'hui, elle est morte. Mais elle revit sous la plume de l'acteur qui la transfigure dans son récit. Charles Berling, en suivant ses traces, remonte le cours du mal qui a brisé Nadia. Il tente de percer le mystère de son histoire, de résoudre une énigme laissée en héritage. Son enquête, vitale, lui fait traverser les paysages intenses du Maroc et les zones rouges de son identité.
« Une histoire de haine, de sang, de mort et d'amour. Un récit qui va droit son chemin vers la réponse à l'unique question: mourra-t-il? C'est tout cela qui nous bouleverse dans ce beau livre, dur et sensible à la fois. Ne laissez plus passer, en tout cas pas ainsi, ce qu'on nomme par dérision peut-être la Justice des hommes. » Pierre Viansson-Ponté, Le Monde, 3 octobre 1973Avec toute la force de son engagement, Charles Berling fait magistralement revivre ici le premier combat de Robert Badinter contre la peine de mort.Avec une présentation inédite lue par l?auteur. Coup de Coeur de l'Académie Charles Cros, 2010
Barret Julien ; Berling Charles ; Lattre Noémie de
La puissance de l'orateur, c'est de faire naître des images dans la tête des gens. " (Serge Money) Ils sont journalistes, avocats, humoristes. Ils s'appellent Rokhaya Diallo, Bertrand Périer ou Thomas VDB. Sur scène, dans les tribunaux, à la radio, ils se sont illustrés dans leur maîtrise de l'éloquence et leur art de la repartie. Dans ce livre, ces orateurs et oratrices hors pair (et beaucoup d'autres) se confient au linguiste Julien Barret sur leur rapport à la parole, leur parcours et les difficultés auxquelles ils ont pu être confrontés. A l'attention des lecteurs et lectrices, ils partagent aussi leurs trucs et astuces pour prendre la parole, faire rire, convaincre, écrire un discours, avoir de l'esprit... techniques que vous pourrez appliquer pour briller à l'oral. A la fin de chaque chapitre, prêtez-vous au jeu grâce à de petits exercices !
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.
C'est l'une des maladies les plus craintes par les Français, mais aussi l'une de celles que le public connait le moins. C'est le grand mal du siècle, appelé à devenir dans les prochaines années la première préoccupation de santé de nos sociétés, mais un mal que la Recherche et la médecine ne savent pas encore soigner. Pourtant, à terme, il est probable que chacun connaîtra, dans son entourage, un proche atteint de la maladie d'Alzheimer. Les chiffres sont connus : 47 millions de cas de démence dans le monde, plus de 800 000 patients en France, 140 000 nouveaux cas chaque année, avec la perspective de voir ces chiffres doubler d'ici l'an 2030. Près de 20 % des sujets âgés de plus 80 ans en sont atteints. Les syndromes aussi : troubles de la mémoire, perte d'autonomie, démence, apathie progressive. Mais qu'est-ce, précisément, que cette maladie qui nous vole ce que nous avons de plus précieux, nos souvenirs et notre identité ? Qu'est-ce qui, dans le cerveau, dysfonctionne ? Comment la diagnostique-t-on ? Oublier le nom d'untel ou un mot doit-il suffire à nous alarmer ? Et comment la soigne-t-on ? Où en est la recherche ? Un médicament pourrait-il un jour être trouvé ou faut-il nous résoudre à voir de plus en plus d'hommes et de femmes sombrer dans l'oubli ? Quel sera alors le rôle de l'Etat ? Pour répondre à ces questions, et pour la première fois, le spécialiste de la maladie d'Alzheimer, le neurologue Bruno Dubois prend la parole et nous dit tout. Ce qu'est la maladie (I) : comment elle affecte les patients, l'entourage et la société. Comment on la prend en charge, ce que la société en sait. Son histoire (II) : du premier cas diagnostiqué par Alois Alzheimer aux différents plans présidentiels en passant par les aventures médicales et scientifiques qui ont permis de mieux la cerner. Ce que nous pouvons espérer (III). Le suivre dans cette épopée scientifique et ce cours magistral, c'est partager l'expérience d'un neurologue chevronné qui a contribué à définir la maladie pour mieux la vaincre ; comment il a dû se battre pour la faire reconnaitre comme une maladie spécifique, pour obtenir certains appareils nécessaires au diagnostic, pour informer aussi, et aller contre les inepties relayées par les médias, d'après lesquelles un carré de chocolat pourrait prévenir ou même guérir ; comment il se bat aujourd'hui pour lever des fonds. Dans cet ouvrage passionnant, il met enfin des mots sur cette maladie redoutée et livre sans fard toute la vérité sur Alzheimer. Un document choc, nécessaire.