Les Rothschild et les autres. La gloire des banquiers
Bergeron Louis
PERRIN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782262007867
Louis Bergeron jette sur les grands noms de la finance parisienne, qui s'emparent du haut du pavé au XIXe siècle, un éclairage différent de celui de l'histoire économique et, plus encore, de tout ce qui - légende, polémique ou scandale - déforme l'image de cette élite aussi étroite que puissante. Il montre ces familles venues souvent de l'étranger ou des provinces françaises qui constituent par leur talent, leurs moyens, leur style et leur cadre de vie, leurs réseaux d'influence, leur philosophie informulée, leur déontologie implicite, un microcosme représentatif de la grande bourgeoisie triomphante. Les Rothschild et nombre de leurs éminents confrères estiment avoir un rôle à jouer dans l'amélioration des conditions de vie de leurs compatriotes. Et voici nos banquiers aménageurs du territoire et du cadre urbain, philanthropes, mécènes, plus perméables qu'on ne le croirait à la "question sociale", promoteurs culturels autant qu'immobiliers. Certes, ils auraient perdu leur raison d'être s'ils n'avaient pas soignés leurs intérêts ; il n'empêche qu'à leur manière il leur arrivait d'avoir le sens de l'Etat. Et, considérant l'évolution vers l'anonymat de cette haute banque qui s'incarnait dans les familles, Louis Bergeron se demande si les gouvernements ou les multinationales qui les remplacent sont en mesure de reprendre leur héritage social et culturel. Louis Bergeron, né en 1929, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé d'histoire, docteur ès lettres, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales est l'auteur de travaux qui font autorité sur l'histoire des élites à l'époque napoléonienne, sur l'histoire du négoce, de la banque, de l'industrie, des entrepreneurs et des entreprises (XVIIIe-XIXe siècle).
Nombre de pages
205
Date de parution
01/01/1991
Poids
294g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782262007867
Titre
Les Rothschild et les autres. La gloire des banquiers
Auteur
Bergeron Louis
Editeur
PERRIN
Largeur
140
Poids
294
Date de parution
19910101
Nombre de pages
205,00 €
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Non pas le capitalisme, mais les capitalistes: des propriétaires fonciers aux maîtres de forges, des banquiers aux patrons techniciens, des grands spéculateurs aux nouveaux industriels, voici la longue ascension des rois du siècle. Journaux intimes et proclamations publiques, généalogies et papiers d'affaires disent la vérité, les valeurs communes et les contradictions d'un groupe qui, ancien et nouveau mêlés, conquiert opiniâtrement sa place parmi les élites d'une société dont il ne met en cause ni les rigidités, ni les hiérarchies.Leur percée sociale accomplie, les capitalistes auront su proposer à la France du XIXe siècle des valeurs: le travail, l'enrichissement, et l'idéalisation de leur personnage collectif: le patron est l'homme par qui le bien-être arrive.
A Paris, dans les premières années du XIXe siècle, l'association du centre du pouvoir politique et administratif et de celui de la vie financière, commerciale et, dans quelque mesure, industrielle était accomplie pour l'essentiel, donnant naissance à ce complexe de domination jacobino-capitaliste si particulier à notre pays, son orgueil pour les uns, son fléau pour les autres. Le visage de la métropole s'en est trouvé modelé d'une façon décisive : les quartiers s'étendant de la place des Victoires à la gare Saint-Lazare, du Sentier à la " City " parisienne constituent toujours le môle de résistance et le pôle d'attraction, où une société marchande et aristocratique à la fois a - de Louis XVI à Napoléon III - édifié ses bastions, et fini par donner au profit ses lettres de noblesse.
Depuis un quart de siècle, le patrimoine de l'industrie a conquis, en France, sa place parmi les valeurs culturelles nationales. Il en est ainsi du Creusot dont l'histoire fut initiée en 1836, par deux grands capitaines d'industrie, Adolphe et Eugène, et modelée par la dynastie des Schneider. Au Creusot, l'usine a attiré, par dizaines de milliers, les forces vives de plusieurs générations qui se sont enracinées dans le monde de la métallurgie et ont fondé leur identité sur un savoir-faire technique pendant plus d'un siècle.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.