
Les jours s'en vont je demeure
On connaît l'aphorisme de Jean Cocteau : qu'on peigneun paysage ou une nature morte, on fait toujours son propre portrait. Ai-je tracé le mien ? Ce n'est pas impossible. J'ai surtout voulu cerner celui d'hommes et defemmes qui ont. traversé ma vie. C'est mon itinéraire. J'ai choisi de témoigner, de parler de ceux que j'ai aimés,admirés. De les éclairer à ma façon. Je n'ai jamais tenu dejournal, je me suis fié à ma mémoire. Comme toutes lesmémoires, la mienne est sélective. Lorsque je regarde par-dessus mon épaule et que j'aperçois ma vie déroulée, je mesure la chance qui fut la mienne, de rencontrer ceux dont je veux ranimer les traits, comme un négatif photographique se développe lentement et transforme l'image latente en image visible. Puissé-je, avoir réussià animer ce théâtre d'ombres et ces fantômes qui n'ontcessé de me poursuivre, qui sont le sel de ma vie, et qui,dans mes rêves les plus fous, se rejoignent et mènent uneronde merveilleuse et infernale qui ne s'arrêtera qu'avecmoi. "
| Nombre de pages | 184 |
|---|---|
| Date de parution | 07/10/2004 |
| Poids | 120g |
| Largeur | 108mm |
| EAN | 9782070316502 |
|---|---|
| Titre | Les jours s'en vont je demeure |
| Auteur | Bergé Pierre |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 108 |
| Poids | 120 |
| Date de parution | 20041007 |
| Nombre de pages | 184,00 € |
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