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Cérémonies de femmes
Berg Jeanne de
GRASSET
16,50 €
Épuisé
EAN :9782246365310
Jeanne de Berg, cela sonne comme un pseudonyme.Les uns disent qu'il s'agit d'une résurgence de Jean de Berg. Les autres ne disent rien ou alors, s'ils sont curieux : Qui est Jean de Berg ? "Réponse : l'auteur d'une fiction érotique, l'Image, parue aux Éditions de Minuit, immédiatement interdite par la censure de l'époque et qui, depuis lors, a largement dépassé le cercle des initiés.Les uns disent que, sous ce nom, se cache la femme d'un écrivain connu. Les autres ne disent rien ou alors, s'ils sont curieux :" Connu ? Qui est-ce ? Réponse : pourquoi prendre un pseudonyme sur la page de couverture si c'est pour le dévoiler au dos du livre ?Mais, au fait, pourquoi un pseudonyme au moment où, pense-t-on, " les femmes osent tout dire " ? Par go-t du masque, sans doute. Probablement aussi, puisqu'il n'est plus question ici de fiction, pour ne pas mêler ce nom connu à ce qui ne le concerne que par le biais de la confidence. Mais, plus encore, dans le dessein de pouvoir continuer à mener double jeu ; être cela : "Jeanne, la grande prêtresse du bizarre " (selon un chroniqueur de la vie parisienne), et rester par ailleurs ce que je ne suis pas tout à fait : une petite dame effacée.J. de B.""
Nombre de pages
201
Date de parution
20/11/1985
Poids
190g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782246365310
Titre
Cérémonies de femmes
Auteur
Berg Jeanne de
Editeur
GRASSET
Largeur
118
Poids
190
Date de parution
19851120
Nombre de pages
201,00 €
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Je me suis aperçu un soir que le petit agenda dans lequel je consigne ma vie ordinaire (celle de Catherine Robbe-Grillet) et l'autre, la sulfureuse (celle de Jeanne de Berg), avait disparu de mon sac à main. Perdu? Volé? Toujours est-il qu'il m'a été retourné quelques jours plus tard d'une façon mystérieuse, agrémenté, sur les pages vierges, des commentaires et interrogations scandalisées d'un lecteur anonyme." Il m'a paru nécessaire de répondre à ses questions et à d'autres, toujours actuelles, par la même occasion. Ce récit comporte les passages qui l'ont si fort choqué et des "scènes" nouvelles qui, je le crains, le choqueront tout autant. S'il me lit! ""
Résumé : " La nuit sanglante d'Hiddensee " : c'est ainsi que les habitants de cette petite île de la Baltique qualifient le drame. Trois meurtres, un assassin dans le coma et un procès en suspens... De vieux amis réunis dans la grande maison de verre, au bout de l'île, à l'invitation de son propriétaire. Mais les simples retrouvailles ont viré au cauchemar. Deux ans plus tard, la journaliste Doro Kagel relance l'enquête. Que s'est-il véritablement passé dans la Maison des brouillards ? Eric Berg est le pseudonyme d'Eric Walz, auteur de romans historiques. La Maison des brouillards est son premier thriller. Traduit de l'allemand par Catherine Barret " Chaque secret en recèle un autre, jusqu'au retournement final. " Le Monde " Chaque secret en recèle un autre, jusqu'au retournement final. " Le Monde
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Le fascisme, contrairement aux doctrines politiques spécifiques aux caractéristiques clairement identifiables, telles que le nazisme ou le franquisme, semble multiforme, divers, flou. Le grand intellectuel italien se propose ici de tenter d’identifier l’essence fondamentale de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme, c’est à dire le fascisme « primitif et éternel », forme élémentaire dont sont dérivées toutes les variations. Un texte limpide et brillant qui permet de reconnaître le fascisme sous toutes ses formes, mêmes les plus apparemment inoffensives.